30 janvier 2012
Libéré par Jésus de la diabolique possession violente de la lucidité des paroles sans amour et du mensonge des gestes sans vérité, l’homme apaisé rentre chez lui. Il accomplit ce que le Seigneur lui a demandé et annonce à tous les merveilles de sa « délivrance » : la liberté de l’unification intérieure par l’amour et la vérité.
4 février 2013
Pour multiples, puissantes et robustes que soient les chaines du mauvais esprit qui « possède » les humains pour les enfermer en eux mêmes et les réduire par la lucidité sans amour, rien ne résiste à l’initiative du Christ qui s’approche. Il dialogue et adapte la parole libératrice. Il met au large. Ainsi les baptisés, messagers de la miséricorde : ils osent s’affronter au mal pour qu’il cède la place à la liberté de vivre paisible avec soi, chez soi. Joie.
3 février 2014
Jésus change de « paysage ». Il est confronté au drame humain d’un homme enfermé en lui-même par un esprit mauvais de la lucidité, celle qui ne sert qu’au désespoir. Personne ne peut rien pour apaiser cet homme qui se débat en lui-même et se blesse en se cognant aux murs de son emprisonnement solitaire. Jésus l’ouvre à la liberté. L’homme veut le suivre. « Rentre chez toi auprès des tiens et raconte-leur la miséricorde du Seigneur », lui dit Jésus. Les marchands de porcs, eux, ne considèrent que le manque à gagner et prient Jésus de quitter leur région.
1er février 2016
L’homme possédé d’un esprit impur qui vit parmi les morts s’avance à la rencontre de Jésus. Cet homme fort, lucide, ose supplier Jésus. En lui sans doute un combat entre le désir de libération et la peur de quitter le pays de l’aliénation où il a ses habitudes. Il veut bien guérir mais à condition de choisir sa porte de sortie. Jésus l’aime au point de respecter son souhait étrange. Il entre dans son phantasme pour le libérer de l’intérieur. Cette guérison effraye les témoins de ce combat mais le possédé veut rester avec Jésus, tant il goute la joie d’être avec lui. Christ lui conseille de rester chez lui et d’être témoin de sa miséricorde.
30 janvier 2017
Ces versets de l’Évangile de Marc mettent en scène une sorte de dialogue entre Jésus et le ou les démons. Les paroles échangées laissent percevoir que l’on peut être à la fois un vrai démon qui « possède » et martyrise un humain et porter en soi une véritable clairvoyance située à la limite de la foi. Ici, dans ces versets, le démon se « prosterne » devant Jésus et le prie de ne pas le « tourmenter ». Mais plus encore, ce démon qui est « légion » demande au Christ une sorte de « faveur », celle de se noyer dans la mer après avoir pris possessions des deux mille porcs. Je ne sais pas bien ce que veut nous faire comprendre l’Évangéliste Marc. À tout hasard, je fais l’hypothèse que toute conversion est une ‘négociation’ avec le « mauvais » qui nous habite. Il faut prendre le temps de nommer son mal et de s’en débarrasser. Patience, lucidité et acharnement.
29 janvier 2018
« Version théologique d’une tradition populaire ». Jésus arrive en terre étrangère, non juive. Un homme relégué, prisonnier d’un esprit impur, vit dans les tombeaux. Tout le monde s’en méfie. Mais on a beau l’enchainer, il casse tout et crie à tue-tête. Il est vraiment marginal. Il fait un raffut infernal. Il est tellement mal à l’aise qu’il se mutile lui-même. Au mépris de tous, il court vers Jésus et le supplie de ne pas être comme les autres qui le mettent à l’écart pour s’en protéger. Jésus le reçoit, désaliène, les tourments cessent et le rend normal. Il revient à la raison. « Rentre à la maison et reprend une vie sociale. C’est gratuit pas la peine de me suivre. Je t’aime ça suffit. Tu es libre ». Stupeur et admiration…
3 février 2020
Jésus libère un homme qui hantait les cimetières. Nul ne parvenait à maitriser ce phénomène qui se disait habité par toute un ‘légion’ de démons et ne voulait pas quitter le pays. C’était un effroi pour tous. Une fois guéri, cet homme voulait ‘suivre’ Jésus qui ne voulut pas, mais lui demanda de retourner dans sa maison auprès des siens et d’être un témoin heureux dans toute la région du ‘Fils du Dieu très haut’. « Tout le monde était dans l’admiration »…
1er février 2021
Jésus sème la liberté. Il guérit ceux et celles qui sont rongés par des pratiques asociales ou par des maladies qui excluent pratiquement de la vie ordinaire. La Bonté de Dieu qui agit dans son humanité le pousse à remettre d’aplomb ceux qui succombent sous le poids de la maladie ou de la fatalité. Mais voilà que ce signe d’amour et de compassion inquiète. Il se peut que cette manifestation de la tendresse fasse peur à la foule. Elle n’est pas habituée à être aimée gratuitement. Elle préfère sa condition obscure. Dans ces versets du cinquième chapitre de Marc, on découvre que les témoins redoutent l’action salvatrice de Jésus. Ils lui « demandent de quitter leur territoire » afin de pouvoir demeurer enténébrés. Là, ils ont leurs habitudes.
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Marc 5, 21-43