Luc 16, 1-8

8 novembre 2013

Le « gérant » gaspillait. C’est dire qu’il ne s’appliquait pas à gérer selon la confiance que son maître lui témoignait. Il dilapidait le trésor et faisait n’importe quoi. Sa politique se ramenait sans doute à sa propre fantaisie, voire à ses caprices. Il ne suivait pas les orientations de celui qu’il était sensé servir. Au fond, il trichait. Ce fut le début de ses magouilles. Il était débrouillard et habile (et ce n’est pas rien), mais il était foncièrement malhonnête. Il vaut mieux être à la fois « inventif » et « loyal » qu’  « inventif » et « corrompu ».

7 novembre 2014

Nous sommes des gérants qui jouissons de la totale confiance de Dieu. Il ne contrôle pas. Son action et la nôtre se confondent dans l’action journalière. A nous d’être honnêtes et compétents ! Parce que nous sommes des fragiles et des limités, nous faisons notre travail de gérant avec plus ou moins de tricherie, en recherchant parfois notre propre intérêt. Dans son extrême bonté, le Seigneur soupire et dit : «  Ah ! S’il pouvait avoir autant d’attention pour mes « affaires » que pour les siennes, ce serait bien ». C’est sa confiance jamais interrompue qui nous invite à être bons et justes comme lui.

6 novembre 2015

Ce gérant est un filou. Un employé vraiment malhonnête. Son comportement est tout à fait répréhensible. Mais, dans son dévoiement, c’est un habile. Il n’est pas un bon exemple à suivre, mais il nous apprend quand même quelque chose. Il prépare son avenir. C’est bien ce que le Christ nous invite à faire : préparer notre avenir spirituel au sein des contradictions de ce monde. Les baptisés sont appelés à préparer demain à partir d’aujourd’hui.

4 novembre 2016

Le gérant est malhonnête. C’est même un vrai voleur. Mais c’est un habile. Il raisonne avec un esprit faux, égoïste et pervers, mais c’est un habile. L’habileté, si jamais elle se greffe dans un cœur droit, ouvert, simple, pauvre et sincère, est une bien grande qualité. L’habileté qui dessille les yeux, fortifie la bonté et sert l’humanité dans un monde enchevêtré et complexe est un cadeau de l’Esprit. L’habile qui discerne et agit selon l’Évangile pour vivre chaque jour offrande, miséricorde et pardon, marie en lui et autour de lui Ciel et Terre.

10 novembre 2017

Des gérants malhonnêtes, dissimulateurs, malins, pour camoufler leurs escroqueries, depuis que le métier existe, on doit en trouver plus d’un. Jésus se sert sans doute d’un fait divers pour en faire une parabole. Oui, dans la vie ordinaire, existent des malins qui trichent et volent. Ils sont « tordus » mais, souvent, ils réussissent à berner tout le monde. Ils sont malins pour faire le mal. Il vaudrait bien mieux qu’ils mettent leur esprit futé au service du bien, à être honnêtes, loyaux et dignes de confiance. Pour accomplir la rectitude de l’Evangile, il faut puiser chaque jour en soi-même toutes les ressources de l’esprit futé de la réflexion pour être l’affut du bien et du service d’autrui.

8 novembre 2019

Se faufiler jusque dans la Résurrection bienheureuse demande beaucoup d’habileté pour éviter les pièges de l’inertie et de la lassitude. Habileté est un état qui signifie adresse, éveil, dextérité, virtuosité, don, art, doigté, perspicacité, talent… Dans cette parabole, Luc emploie ce terme pour signifier que d’aller au Royaume de Dieu réclame à chacun et à chacune de mobiliser toutes ces capacités humaines pour rejoindre le Christ dans son offrande. Il est la Porte qui ouvre sur la vie trinitaire

6 novembre 2020

Un gérant qui dilapide, un gérant fin et malin, un gérant véritable escroc ne devrait pas être pris en exemple par Jésus. Voilà qui est plus qu’étrange. Pourquoi ? Qu’est-ce que cela peut bien vouloir signifier ? Le Christ veut-il donc nous donc nous apprendre à être filous ? Certainement pas. Alors que signifie cette parabole ? Je me risque à décrypter l’enseignement des versets de Luc. Par rapport au don extraordinaire de la confiance qu’il nous prodigue, le Ressuscité voit bien que nous mésusons de sa bonté et que nous dilapidons le trésor qu’il nous offre. Il prend patience. Son amour ne défaille pas. Il attend notre conversion. Le ‘Jour’ viendra où notre « habileté maligne » changera d’objet. Nous serons les « futés » du Royaume. La mission sera notre unique souci.

5 novembre 2021

L’homme riche volé par son gérant admire l’habileté de ce serviteur malhonnête. Que lui importe l’argent qu’il perd ! Il est émerveillé par la sagacité de l’homme à se tirer d’un mauvais pas. Dieu nous fait confiance. Il nous confie la gestion sur terre de son amour. Il peut nous arriver d’avoir gaspillé ce « trésor » ou de l’avoir détourné pour notre promotion personnelle. Mais Dieu nous aime et ne nous tient pas rigueur. Il ne nous réduit pas à nos turpitudes. Il nous aime et il s’attache à considérer nos autres qualités. C’est à partir d’elles que son « pardon » porte des fruits. Mon interprétation de ces versets est peut-être risquée, mais je crois à la bonté de Dieu qui admire nos qualités et nous confie le soin de les augmenter.

Paraboles

8 novembre 2013