Luc 14, 1-6

31 octobre 2014

Chaque personne est précieuse. Elle porte en elle une dignité absolue. Chaque fois que l’on peut l’aider à s’affranchir de ce qui la limite, la fait souffrir, nuit à sa liberté, il y a une certaine urgence à le faire. Accomplir ce « prendre soin » sociétal prime sur le rite religieux, aussi important soit-il. Favoriser la guérison de quelqu’un ne crée pas une dépendance psychologique comme s’il y avait un donnant-donnant de reconnaissance. L’ex-malade au contraire est renvoyé à une liberté de plein exercice. D’une certaine manière, guérir est une aventure de la gratuité.

30 octobre 2015

Jésus prend l’initiative. Il interroge, il questionne. Il est lui-même la question qui interroge. Il s’adresse à tous. Nul, à un moment ou à un autre, ne peut éviter de réfléchir. Qu’est-ce qu’un humain ? Quelle est sa grandeur ? Son Mystère, ne dépasse-t-il pas tous les rites sacrés pourtant si importants ? N’est-ce pas toujours le moment de contribuer à sa libération ? Le fait de guérir prime tout. Par sa Résurrection, Jésus nous invite à croire que nous pouvons guérir même de la mort.

3 novembre 2017

Je ne sais pas bien quelle était exactement la maladie de l’homme qui souffrait d’hydropisie, mais j’ai compris que les convives du chef des pharisiens suivaient scrupuleusement la Loi, au point d’en perdre la délicatesse fraternelle. Ils ne savent pas quoi répondre à Jésus qui les interroge. « Qu’est ce qui est le plus important : la loi du sabbat ou le bienfait de la guérison d’un souffrant ? »  Alors, pour montrer que la fraternité inspirée par l’amour passe avant tout, Jésus tient le malade, le guérit et le laisse aller. Fraternité, guérison, liberté priment tout.

30 octobre 2020

Le bon sens se marie parfaitement avec la Loi d’Amour. L’intelligence et la réflexion des humains interprètent une loi qui deviendrait mortifère dans une application aveugle. Les commandements de l’Église deviennent fardeaux s’ils sont irraisonnés et inintelligents dans leur application. On a vite fait de les rejeter en bloc parce qu’ils paraissent surhumains. C’est vraiment dommage ; ils sont porteurs d’un authentique cheminement évangélique si on les intériorise. Mais, par contre, si par rigueur paresseuse on les applique sans intelligence, ils deviennent une impasse et non pas un « passage ».

29 octobre 2021

Les docteurs de la Loi, comme les pharisiens empêtrés dans les prescriptions religieuses, ne trouvent pas de réponse à la question de Jésus : « Prendre soin d’autrui, participer à sa guérison et lui donner la liberté d’aller où bon lui semble, est-ce compatible avec la manière de vivre le Jour du Seigneur ? ». Oui, ce jour est béni, réservé pour tenter de vivre selon l’amour de Dieu. Il est souple comme la délicatesse du Seigneur, imprégné de bonté pour  « déteindre » sur tous les jours de la semaine. Il prend soin comme la Providence et offre la liberté, une manière de vivre selon l’élan de Dieu et l’élan vers Dieu.