3 octobre 2012
Rien de pire que d’abandonner la charrue au milieu du champ, le sillon inachevé. Le laboureur a pensé à autre chose, il a suivi sa fantaisie. Depuis, chaque jour, il entreprend quelque chose de nouveau qu’il ne mène pas au bout. Il a toujours mieux à faire mais rien n’aboutit. C’est l’homme d’un instant, marionnette de l’Histoire.
30 juin 2013
Ce n’est pas tout d’avoir des coups de cœur et de grands élans de générosité. Ce n’est pas tout d’avoir le désir de marcher avec Jésus et d’aller avec lui jusqu’à l’offrande patiente du monde à son Père. Il faut choisir de durer dans ses choix d’amour et ses priorités. Peut-être que la plus subtile des tentations, c’est de se trouver soi-même des alibis plus ou moins travestis en gentillesse réelle mais seconde. Découvrir les priorités de la foi est un exercice humble et collégial. Servir vraiment est aussi un renoncement par amour.
30 septembre 2015
Cette histoire mérite de s’être réellement passée jadis entre Jésus et un homme enthousiaste. Elle est tellement vraie et encore tellement actuelle. Elle crie nos fausses priorités d’amour envers le Ressuscité. Elle nous met en garde contre nos emballements qui ne sont, quoique sincères, que feu de paille et ne résistent pas à l’usure du temps. Seuls, les dons de l’Esprit Saint et leur accueil humble et journalier, quoi qu’il coûte, maintiennent en nous un amour prioritaire qui traverse le temps. Constance et fidélité sont des preuves fondamentales de l’amour.
26 juin 2016
« Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem ». La fine analyse de sa conscience lui fait pressentir que le sommet de son pèlerinage vers la Ville Sainte sera le sommet de l’offrande de sa vie. Il aura certainement à souffrir car son Amour et sa prédication ont bouleversé tellement de choses établies, que les puissants le guettent pour lui faire un mauvais procès et le tuer pour le faire taire. Mais rien ne l’empêchera de dire à haute voix la Vérité, de vivre le Pardon et la Fidélité qui va jusqu’au bout de l’offrande. Jésus a le visage déterminé au moment de son départ pour Jérusalem. C’est sa Mission.
28 septembre 2016
Jésus s’adresse à un homme qui lui déclare qu’il désire le suivre même si le chemin est à la fois dur et austère. De fait, l’homme trouve un motif valable pour différer son départ immédiat. Jésus lui fait comprendre : « Ne t’inquiètes pas des choses, certes importantes mais secondes, par rapport à la relation réciproque que nous devons vivre entre nous deux ». En effet le Royaume de Dieu demande une primauté d’amour. Il nous faut apprendre à discerner ce qui urge le plus dans nos vies. À quoi sommes-nous prêts aujourd’hui ? Certains préfèrent se donner un délai, c’est aussi leur liberté.
4 octobre 2017
Suivre Jésus est généralement l’accueil d’un appel entendu, puis une décision libre, une détermination et une priorité dans ses choix de vie. Il est évident que tout cela se bouscule dans l’existence. Et jamais rien n’est établi comme un programme prévu et scrupuleusement suivi. Chaque personne se mobilise selon son tempérament. L’essentiel consiste à ne pas perdre de vue Christ que l’on aime et que l’on apprend à aimer tout au long de sa vie. A chaque étape, une décision nouvelle enclenche une nouvelle spiritualité intime qui ne dément pas la précédente, mais la prolonge en l’augmentant. Ce serait bien triste de piétiner dans l’habitude ou de retourner en arrière.
3 octobre 2018
« Aller de l’avant ». Suivre Jésus est une décision prioritaire et sans retour. Nul n’est obligé de la prendre. Mais choisir cette démarche engage jusqu’au fond de l’être. Si elle est vraiment désirée, elle ne supporte aucune excuse pour différer ou reculer. Elle transcende tout, car marcher avec Jésus génère une urgence : « Partir et annoncer le règne de Dieu ». Quiconque accepte cette mission ne peut regarder en arrière. Il ne s’agit pas de dire ceci ou cela ou encore de faire ceci ou cela, mais d’inventer, là où la vie nous a placés, une manière de vivre qui interroge et ouvre un chemin qui va progressivement jusqu’à l’infinie tendresse de Dieu.
30 juin 2019
Jésus envoie des messagers pour préparer sa venue dans les villages qu’il doit traverser pour se rendre à Jérusalem où se fera son offrande suprême. Les disciples se mettent en route, mais une difficulté surgit. Des Samaritains refusent de les recevoir. Alors, puisqu’ils sont les amis de Jésus et disposent du feu du Ciel, « il n’y a qu’à » détruire ces insolents… Les disciples n’ont rien compris à la « liberté » d’accueillir ou non. Jésus les réprimande. Alors, ils partent vers un autre village.
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Luc 9, 51-56