Luc 21, 20-28

28 novembre 2013

Le monde, les institutions, les personnes, ne progressent profondément qu’en traversant des crises graves. Sur terre, il faut que les habitudes se cassent pour que surgissent des temps nouveaux. Sur terre, les chamboulements aident à prendre une conscience personnelle et collective qu’il faut changer, s’adapter, forger une nouveauté meilleure pour remplacer ce qui s’est rouillé sous l’effet du temps. Sur terre, faire du neuf est une audace indispensable. C’est aussi une entreprise toujours difficile, souvent douloureuse. Les baptisés acceptent d’être des prophètes. Ils marchent avec les novateurs de la société. Leur joie est de contribuer à faire un monde plus juste et plus aimant. La fidélité n’est pas de reproduire le passé.

27 novembre 2014

Fracas, tumulte, bouleversement, ruine. Le monde se fracasse. Les humains croient trouver leur salut dans la fuite. Le sauve-qui-peut est général. Les fastes du monde, les valeurs du travail, de la famille et de la maternité, ne rassurent personne. Les grandeurs de la religion se lézardent et s’effondrent avec le Temple. Dans ce tohu-bohu général, seul le Christ demeure comme la paix suprême et le Roc vivant et stable. Depuis la nuit des temps, c’est la fin du monde. Depuis la nuit des temps, Dieu appelle les humains à le rejoindre dans sa Gloire. Tout converge vers la Résurrection.

26 novembre 2015

Sur terre, les institutions chrétiennes sont précaires. Elles naissent, vivent et meurent. Mais la foi qui en est la source cachée et féconde ne se tarit pas. Elle pousse les baptisés à réinventer sans cesse d’autres formes pour signifier la Bonne Nouvelle du Christ, d’une autre manière adaptée à la nouvelle culture qui se met en place. Dans les chamboulements de l’Histoire se vit le mystère de la mort et de la Résurrection.

24 novembre 2016

Quand les « choses, les institutions » du temps, s’effritent et vacillent, ne séchez pas de peur ! Protégez-vous, pensez qu’une mutation se produit et que la justice est en train de prendre des allures nouvelles. Même si votre vie est menacée et si le temple s’écroule, ne cédez pas au désarroi ! Les habitudes ne sont pas faites pour durer éternellement. Elles ont leur temps pour fleurir et leur mort ouvrent l’avenir. Et même si le climat se dérègle, pas de panique ! Tout cela est fait pour changer. Mais le Fils de l’homme est toujours en naissance parmi vous. Relevez la tête car, quoiqu’il se passe, sa présence vous rénove. Dans tous les ébranlements, son amour demeure et suscite une nouvelle manière d’être ses amis. Confiance.

29 novembre 2018

« Le ciel vous tombera sur la tête ». Pas de panique ! Rien d’anormal ! Nous vivons dans la contingence du temps et des erreurs possibles chez les humains. Les chrétiens vivent dans la foi et ils croient que, chaque jour, le Seigneur peut revenir pour chacun des mortels ou, pour beaucoup, les accueillir dans sa gloire et les présenter à la Tendresse pardonnante de son Père. C’est le «moment » où le temps disparaît. Nos habitudes, même les meilleures, sont ébranlées. Il ne s’agit pas de fuir mais de s’offrir. Ce « moment » conclusif de notre parcours terrestre se prépare chaque jour par une vie simple et solidaire de l’Histoire.

28 novembre 2019

Il arrivera un jour où les païens pénétreront dans Jérusalem et emmèneront le « peuple de Dieu » en captivité. Ce sera terrible. Il y aura grand affolement et une vraie souffrance. Ce sera la fin d’un monde et le début d’un autre. Malheur à ceux et celles qui ne sauront pas discerner dans cette catastrophe politique la possibilité d’une renaissance laborieuse et risquée ! Et si les « captifs » devenaient sel de la terre ou levain dans la pâte, alors les païens découvriraient des chemins nouveaux pour eux. Parfois une débâcle devient un printemps…

26 novembre 2020

Dans une période de désarroi général, les points de repères habituels s’effacent. Seule reste l’espérance que la lumière du ‘Jour’ ‘se lèvera’. Mais en cette fin de nuit, ce n’est pas la grande clarté ; les rêves et la réalité se disputent en nous. Le chemin n’est plus tout tracé. La vue « bégaye », le cœur est troublé. Dans les difficultés, la lumière qui ordinairement permet l’initiative de l’action, tarde à surgir. Il faut alors rester paisible, attendre et faire confiance. Il ne reste qu’à «  relever la tête car notre rédemption est proche ». Demain se découvriront les signes du Royaume qui vient.

25 novembre 2021

Si les signes du temps vacillent, si le monde se disloque, si l’effarement brouille le comportement humain, n’ayez pas peur ! L’amour de Dieu reste présent. Le Ressuscité vous conforte, rien ne peut l’atteindre. Il est vivant en vous et vous fortifie. Il vous donne l’intelligence confiante pour vivre au mieux les sursauts de la précarité. L’Esprit veille avec vous. il vous console. Il établit entre tous les humains la solidarité fraternelle.