Luc 21, 1-4

26 novembre 2012

Chacun décide en son âme et conscience de ce qui est superflu dans ce qu’il possède. Certains n’ont plus rien ou pas grand-chose. Alors ils s’offrent eux-mêmes. Dieu seul sait !

25 novembre 2013

Partager sa pauvreté : telle est bien la loi d’amour que le Christ enseigne. Chacun offre ce qu’il est. Chacun a quelque chose à donner. La réussite de l’humanité entière est à ce prix. Ce n’est pas le « trop plein » de tel ou tel qui étanche la soif du pèlerin altéré par la marche dans les déserts de la vie, mais l’aumône du «  fond du cœur » de ceux et de celles qu’il rencontre. Les piécettes de la veuve réalisent et concrétisent d’une manière indispensable la solidarité essentielle des baptisés. Ce sont des signes décisifs qui manifestent ce qu’ils vivent en vérité.

24 novembre 2014

Superflu signifie ce qui « coule dessus sans pénétrer », c’est-à-dire ce qui ne sert à rien ou n’a pas d’importance pour soi ou encore ce à quoi on ne tient pas parce que ce n’est ni vital, ni essentiel. Face à Dieu, l’offrande qui n’est pas irriguée par l’amour profond est tellement superficielle qu’elle ne signifie rien. C’est une offrande qui fait semblant. Elle campe au bord du mensonge. Elle est vide et creuse. Elle n’a pas de lien avec la conversion du cœur. Elle n’engage à rien.

23 novembre 2015

Aucun humain ne tient au superflu qui n’a pas de prix, puisqu’il déborde de lui-même et n’a pas d’importance, sauf pour alimenter fantaisie et caprice. Ce qui revient à dire que le « superflu » n’engage à rien. Prenons garde ! Dans notre offrande, engageons une part de ce qui nous tient à cœur et de ce qui nous fait vivre. Il ne s’agit pas seulement de l’argent, mais aussi de notre temps, de nos habitudes, de notre vie relationnelle, de nos qualités. Tout ce qui nous constitue relève de notre gérance pour les autres. D’une certaine manière, nous leur en devons au moins une partie.

21 novembre 2016

Partager ce que l’on est, sa personnalité, ses qualités, sa simplicité, ses pauvres ressources, voilà bien l’amour et l’offrande que Dieu aime. Donner gratuitement et sans réserve le fond de son cœur vaut encore bien mieux que de partager le fond de sa poche ou ce qui déborde de son sac. La qualité de l’aumône et son discernement de justice révèlent à chacun ce qu’il est réellement. Sa pratique habituelle et sans tricherie indique la profondeur de l’amour qui anime une vie.

27 novembre 2017

Qui sont les gens riches qui mettent leurs offrandes dans le tronc du Trésor du Temple ? A quoi et à qui servent ces offrandes ? Qui en profite ? Je n’ai jamais bien su, mais je pense avoir compris qu’une vie sans aumône, si minime soit-elle, est une existence repliée sur elle-même, sans ouverture aux besoins de toutes les catégories des impécunieux du monde. Il faut beaucoup de discernement, de pauvreté du cœur, d’oblation constante et discrète, de solidarité avisée, pour réserver une part notable et proportionnée de sa richesse pour rétablir autour de soi une égalité fraternelle. L’aumône est une intimité avec Dieu qui, dans la foi chrétienne, a donné au monde son Fils. Jésus est l’Aumône du Père.

26 novembre 2018

« Elle a pris sur son indigence ». La pauvre veuve n’était sans doute pas parfaite, mais elle pose un geste d’aumône qui ne reste pas en ‘surface’ de son « superflu » mais engage le fin fond de sa vie quotidienne. Se déprendre de l’argent est à la fois un symbole et aussi un signe de dépouillement de sa ‘suffisance’. Cette femme est pauvre, mais elle le devient encore plus par son offrande qui l’engage tout au fond de son cœur. « Elle a mis dans le trésor commun tout ce qu’elle avait ».

25 novembre 2019

L’aumône trouve sa source humaine dans le partage, la justice, l’égalité, la fraternité… Dans la vie spirituelle chrétienne, l’aumône puise à plein cœur dans l’offrande du Christ et les versets de l’évangile qui parlent du ‘don’. Comme Jésus, celui ou celle qui fait l’aumône n’attend rien en retour, ni la glorification orgueilleuse, ni les remerciements. Il est le gérant chargé des libéralités gratuites qu’il a reçues de son salaire confortable, de ses parents, des « Instituteurs » qui l’ont institué. Il ne fait pas l’aumône qu’en argent mais en partageant ses qualités. Il ne possède que pour être libre de donner.

23 novembre 2020

Certains et certaines dans la foi ou l’agnosticisme font une sorte de vœu de pauvreté. Ils choisissent et décident pour un temps ou pour toujours de rayer le superflu de leur vie. Ils veulent  montrer à eux-mêmes et à d’autres qui les environnent que la liberté consiste à se priver du superflu qui alourdit l’exercice de la quotidienneté pour entrer dans l’espace léger du petit peu essentiel. C’est une belle, juste et large perspective. Mais la difficulté surgit presque chaque jour. Le superflu de Zizou n’est pas celui de Zizette ; il est lié à leur histoire concrète ; naissance, éducation, nationalité… Tout les différencie. Leur superflu surgit de leur propre discernement. Pour cela, ils sont aidés par ceux ou celles qui partagent leur secret.

22 novembre 2021

Jésus nous invite à une vie d’offrande qui puise sur le Vrai et le Profond de notre existence et pas seulement sur le superflu de tous les jours. Il parle de l’argent, mais nous appelle aussi à être entièrement une véritable aumône. Il nous propose de rejoindre tous ceux et celles qui prennent soin de l’univers et de l’humanité pour, avec eux, faire réussir la justice, le partage, le pardon, la fraternité universelle. Les chrétiens se réjouissent du bonheur des humains et sont disponibles pour, avec tous, le promouvoir.