Luc 7, 11-17

18 septembre 2012

Jésus arrête le cortège de la mort. Jésus ordonne. Le mort se « redresse » et « parle ». Ainsi le Ressuscité nous tire du processus qui nous conduit à nos pourrissements. Il nous donne, il nous confie la Parole de Vie. Elle se répand dans les « pays » qui nous entourent.

9 juin 2013

Une femme désolée… Veuve, elle n’a qu’un seul fils… Il meurt. La voilà sans aucun soutien. Beaucoup de ses amis marchent pourtant avec elle vers le lieu de l’enterrement. Jésus arrive à Naïm avec ses disciples et une grande foule. Les deux cortèges se croisent. Plein de tendresse, Jésus s’arrête. On ne peut pas rester indifférent. Il faut faire quelque chose. Jésus « rendit » l’enfant à sa mère. Lui a-t-il dit le mystère de la Résurrection ? Jésus a-t-il ressuscité le fils unique ? Je ne sais. Mais la foule a compris qu’un grand prophète s’est « levé » parmi elle. Ainsi des baptisés se lèvent  pour les gestes de la consolation.

17 septembre 2013

Le « Verbe », en ressuscitant le jeune fils de la veuve de Naïm, lui permet de « se lever » et de « parler ». Christ, Parole de Dieu articulé dans l’humanité, non seulement console et sèche toutes larmes de désespoir, mais il permet à chaque personne d’oser se lever et de prendre la parole devant ceux et celles qui sont dans un cortège de mort. Ce miracle de Jésus appelle chaque humain – et a fortiori chaque baptisé – à se lever et à parler pour sortir de la fatalité mortifère. Il y a toujours quelque chose à entreprendre. Rien n’est clos pour toujours…

16 septembre 2014

Le fils de cette pauvre veuve effondrée et noyée de chagrin ne ressuscite pas à proprement parler. Comme Lazare, un jour, il devra re-mourir. Jésus le rend à sa mère pour que cette femme esseulée trouve en lui un appui pour finir la traversée de son pèlerinage humain. Le Jeune homme qui se redresse prend la Parole. Il est consolation. J’ai le sentiment que le Christ nous fait lever pour que nous soyons consolation les uns pour les autres. Chaque fois que nous devenons par amour consolateurs ou consolatrices, nous entrons dans le mystère contagieux de la Résurrection. L’Esprit du Ressuscité nous empoigne et nous fait prononcer les mots qui atténuent ou guérissent la souffrance.

13 septembre 2016

Jésus d’abord toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent de porter un mort. Jésus dit en suite : «  Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ! ». Alors le mort se redressa et se mit à parler (preuve qu’il était bien vivant). Jésus le rendit à sa mère. La compassion est à la fois geste, parole personnalisée, nouveauté, don. C’est dans cette plénitude qu’elle assèche les larmes de la désolation.

19 septembre 2017

Le mort se redresse et se met à parler. La parole significative, c’est-à-dire qui a un sens, qui n’est pas un grognement indéchiffrable, est le signe que la vie humaine retrouve souffle et permet de se tenir debout en dialogue. De la mort, Jésus guérit ce jeune homme. Il lui redonne la parole. Et l’Evangile nous dit qu’il le rendit à sa mère. Elle ne le retrouve pas comme elle l’avait perdu. C’est bien son enfant, mais il est nouveau. Ses paroles la consolent. Elle ne pleure plus. Dieu a visité son peuple. Dans toute la région, ‘on’ en parle.

18 septembre 2018

« Dieu a visité son Peuple ». Cette parole a pris corps en Jésus. La « compassion » devient efficace. Luc veut faire comprendre que c’est Jésus la compassion de Dieu pour les humains. Il dit : « Ne pleure pas ! » à la mère éplorée qui n’a plus aucun soutien en ce monde. Ce n’est pas qu’une parole de consolation de la part d’un passant qui voit souffrir une pauvre femme. Il entre dans son chagrin et « rend l’enfant à sa mère ». Sa présence va jusqu’au cœur du drame humain de la mort. Dans cette extrémité, il y a encore un surgissement possible. Dieu a vraiment visité son peuple.

17 septembre 2019

La compassion de Jésus fait vivre et console. Un fils est rendu à sa mère noyée de chagrin ; il s’est levé de la mort et « parle ». Cela est un miracle qui s’est passé à Naïm. Aujourd’hui, le Ressuscité, d’une manière toute spirituelle, continue de faire vivre, de consoler et de donner la parole. La foi au Christ plonge dans une vie nouvelle qui ouvre sur une autre manière de voir et de vivre la tristesse sans pour autant l’amoindrir. Elle continue de faire souffrir mais elle n’écrase pas. En elle, un brin de lumière console de la nuit noire.

Guérisons et rencontres

18 septembre 2012