Luc 7, 1-10

17 septembre 2012

Le centurion avait entendu parler de Jésus. Il n’avait pas seulement « lu » un rapport de police. Quelqu’un lui avait parlé de Quelqu’un comme d’un recours possible. « Dire » Jésus clairement est une douce obligation pour les chrétiens de notre temps.

16 septembre 2013

Le centurion est un bon officier des affaires indigènes de l’armée romaine. Il aime le peuple qu’il « occupe ». Cet homme est apprécié. On lui a parlé de Jésus. Il est inquiet pour la santé de l’un de ses serviteurs. « Cet homme est vraiment « humain » il mérite qu’on l’écoute ». Tout cela se passe par des intermédiaires qui font le lien entre Jésus et ce soldat étranger au peuple. Grâce à la médiation des intercesseurs, Jésus guérit de loin le serviteur dont le maitre ne se trouvait pas digne de rencontrer Jésus. Il campait seulement dans sa droiture militaire et sa bonté. La prière d’intercession sauve tous les humains. Jésus et le centurion ne sont jamais rencontrés. Ils sont frères en humanité : grandeur de la laïcité.

12 septembre 2016

Le centurion romain a entendu parler de Jésus. Il ne le connaît pas. Il cherche qui pourrait l’introduire auprès du Christ. Il charge quelques notables juifs de servir d’intermédiaires. Ces derniers acceptent de servir de médiateurs. Ils parlent à Jésus. Jésus se met en route pour aller guérir le serviteur. Le centurion trouve d’autres « médiateurs » pour dire à Jésus son indignité et vraisemblablement sa reconnaissance pour s’être dérangé lui-même. Si on regarde bien nos vies, nous ne sommes allés au Christ que par des « médiations humaines ». C’est le chemin ordinaire qu’emprunte l’Esprit Saint.

18 septembre 2017

Qu’est-ce que Jésus admire chez ce centurion ? Qu’est-ce qui lui fait dire qu’il trouve en lui une foi supérieure à celle vécue en Israël ? Avoir facilité la construction de la synagogue de Capharnaüm ? Avoir cherché des médiateurs pour intervenir auprès de Jésus ? Avoir dit qu’il n’était pas digne d’accueillir chez lui celui qui prenait soin du peuple et se déplaçait pour guérir un esclave ? Je ne sais pas avec certitude ce qui suggère à Jésus sa déclaration péremptoire. Je crois cependant que le Christ est ému par l’humilité de cet officier des troupes romaines qui occupaient le pays. Peut-être que la foi ne s’enracine que dans l’humilité de ceux qui se reconnaissent indignes, quelle que soit leur situation, et ont besoin de la bonté qui sauve.

17 septembre 2018

« Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ». A Capharnaüm, un centurion des troupes d’occupation romaine cherche un moyen d’intéresser Jésus à son cas. Il demande à des notables juifs de se faire porte-parole. Ceux-ci vantent si bien la générosité de l’officier païen que Jésus part avec eux chez le centurion pour guérir l’esclave au bord de la mort. Le cortège avançait. Le militaire en son langage de militaire fait dire à Jésus : « Je ne suis qu’un soldat qui sait commander, aussi j’ai trouvé des porte-parole auprès de toi : « Dis seulement une parole et que mon serviteur soit guéri ». Aujourd’hui, dans un monde païen, les baptisés sont des Témoins intercesseurs pour tous.

16 septembre 2019

A Capharnaüm, un centurion des troupes d’occupation romaines commandait sans doute la garnison. Il était bon, respectait la religion du peuple de Dieu et en était le bienfaiteur. Les habitants de la cité lui témoignaient une grande reconnaissance et se faisaient un devoir d’en parler à Jésus. En effet, l’officier est en souci ; l’un de ses esclaves est sur le point de mourir. Il souhaite que Jésus vienne sauver son serviteur. Jésus se déplace. En chemin, le  centurion lui fait dire : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ». De ce Romain, Jésus admire la grandeur. Elle s’apparente à la foi.

13 septembre 2021

Les anciens avaient discerné que l’on pouvait à des paroles, des vêtements, des gestes, des attitudes, donner une portée significative de ‘spiritualité profonde’ et ce fut un « bien » pour ce temps. Au long des siècles, la culture change, mais la foi en Dieu demeure toujours une vérité immuable. La question du lien obligatoire entre culture et foi est justement posée. Quand l’heure fut venue, en Jésus, Dieu s’incarna et ouvrit pour toujours l’avenir (Résurrection). En lui, Personne vivante, l’Aujourd’hui pour toujours, le lien culture et foi se trouve résolu : « Ma vie c’est Jésus, Christ Ressuscité. En lui est ma source, la laïcité, mes racines humaines ».

Guérisons et rencontres

17 septembre 2012