Jean 20, 2-8

27 décembre 2012

Le mystique va plus vite à l’essentiel que celui ou celle qui porte une responsabilité hiérarchique obligé de tenir compte d’un ensemble disparate. Le mystique est parfois obligé d’attendre l’hiérarque pour agir.  Le mystique voit et croit. Sa foi, de concert avec la contemplation, roule en TGV. Il est capital pour le  progrès de l’Eglise. Patient, il attend et veille à ne pas s’embourber dans des conditions pastorales obsolètes.

27 septembre 2016

Pierre et Jean courent tous les deux, mais pas à la même vitesse ! Ils sont différents. Ils le savent et ajustent leur comportement. Quand il s’agit de discerner en matière importante, ils s’attendent pour se faire une idée commune. Même si Jean jette un coup d’œil, en se penchant sur quelques signes préalables du mystère, il reste réservé et respecte la primauté de Pierre. Ainsi, pour pénétrer dans l’essentiel de la Résurrection, ils avancent ensemble dans l’obscurité du tombeau ouvert et découvrent ensemble les mêmes signes qu’ils doivent interpréter. Mais leur mission  ne s’arrête pas là. Ils vont rejoindre les autres disciples. Ils leur expliqueront ce qu’ils ont constaté, commence avec tous, le rapport aux Écritures, ils croiront ensemble, ainsi, dans la foi, se tisse la communauté.

27 décembre 2017

« Il vit et il crut ». Parmi les apôtres, Jean est sans doute le plus mystique. On dirait qu’il saute à pieds joints les médiations humaines pour aller en direct jusqu’à l’essentiel de la foi. La moindre chose, le moindre signe, le transportent jusqu’à l’amour inconditionnel du Christ. Sa sensibilité doit parfois le faire souffrir. Elle le rend vulnérable, mais elle le fonde aussi dans la fidélité. En lui, se confondent presque altérité et intimité. Il a de la peine à prendre du recul. Il n’arrive pas à comprendre, ni à excuser les ennemis de son ami Jésus, Judas en a fait les frais. Aimer est sa seule raison de vivre. Son compagnonnage difficile à estimer est largement compensé par sa respectueuse délicatesse.

27 décembre 2019

Pierre et Jean prévenus par Marie Madeleine courent au tombeau. Ils ne vont pas à la même vitesse. Questions d’âge, de tempérament, de foi… Je ne sais. Mais Jean, arrivé le premier, attend Pierre pour le laisser entrer d’abord. Par cette attitude, il reconnaît la primauté de Pierre. Il fait passer en second  l’affection particulière qu’il a pour Jésus. Il pénètre à son tour et à de multiples détails : il voit et il croit. Amour et Foi se conjuguent, pas besoin de longue réflexion.

Les disciples au tombeau

27 décembre 2012