Jean 20, 11-18

10 avril 2012

Marie-Madeleine a bien raison. Elle ne sait pas où on a mis Jésus. Il faut qu’elle se « retourne » et qu’en plus, elle « entende » la voix qui s’adresse à elle. Alors, elle obéit et va « dire » aux autres l’expérience du Ressuscité qu’elle a faite elle-même.

2 avril 2013

Marie-Madeleine pleure parce qu’elle ne sait plus où retrouver Jésus. Larmes de tristesse profonde. Mais elles préparent son ‘retournement’. Elle aperçoit quelqu’un mais elle ne saura que c’est Jésus que lorsqu’il lui parlera. Le Ressuscité reprend la phrase des « messagers » mais il ajoute : « Qui cherches-tu ? ». Confusion et courage, Marie-Madeleine s’engage coûte que coûte à rejoindre celui qu’elle a perdu. Le Ressuscité l’appelle par son prénom. Elle l’embrasse. Mais elle ne le garde pas pour elle seule. Elle obéit et va porter la Bonne Nouvelle.

22 avril 2014

Marie-Madeleine « se tourne » vers le ressuscité et lui dit avec les mots de sa culture : « Maitre ». Elle se  reconnaît disciple. Dans sa joie, elle voudrait le garder pour elle seule. L’amour du Christ n’est pas seulement un soutient personnel. C’est aussi et peut-être d’abord un envoi auprès d’autres pour leur faire comprendre dans la culture qui change l’essentiel de la Foi qui ne varie pas : Dieu est Notre Père. Avec le Christ et toute l’humanité, nous allons vers lui.

22 juillet 2014

Il fait encore sombre, le jour n’est pas levé… Marie-Madeleine va déjà au tombeau de Jésus. La pierre est enlevée. Marie-Madeleine reste là à pleurer. Elle cherche Jésus. Les anges d’abord? puis le Ressuscité ensuite? lui demandent : « Pourquoi pleures-tu ? ». Elle reconnaît Jésus, l’embrasse et lui dit : « Maitre »… Marie-Madeleine, ne confisque pas Jésus pour toi, va plutôt dire aux « Frères » de Jésus qu’il est vivant et que nous avons un Père commun qui nous constitue tous frères et sœurs.

7 avril 2015

L’amour de Marie-Madeleine est tellement sans mesure pour Jésus que son propos et sa gestuelle débordent. Jésus est tellement tout pour elle que son regard s’égare et que la confusion l’atteint. Elle croit que ses forces suffiront pour pouvoir aller toute seule « prendre » la dépouille de Jésus. Un mot du Christ suffit. Elle le reconnaît, elle étreint le Ressuscité comme si elle voulait le garder pour elle seule. Christ lui fait comprendre que c’est en rejoignant les « frères » et en leur annonçant la Bonne nouvelle qu’elle sera son intime.

29 mars 2016

Jésus ressuscité dit à Marie-Madeleine : « Ne me retiens pas ! Je suis encore là mais ce n’est que pour conforter votre foi. Je vais monter vers mon Père et votre Père. Suivez-moi dans ma Résurrection et vous vivrez en Dieu ». Jésus semble dire : « Vous m’avez suivi sur les chemins de Palestine. Maintenant, suivez-moi ! Je suis le Chemin qui conduit jusqu’à l’intime de la relation trinitaire. Avec moi, chez Dieu, vous serez chez lui, vous serez chez moi et vous serez chez vous ».

18 avril 2017

Chercher pour retrouver quelqu’un dont la présence comble le vide d’une solitude existentielle et apaise la faim d’aimer et d’être aimé, est certainement une démarche pleine d’émotion. Elle dépasse concepts et mots. Elle s’exprime dans les larmes du désarroi et de l’espérance. Comme les anges du tombeau, le Ressuscité lui-même demande à Marie-Madeleine : « Pourquoi pleures-tu ? » Lorsqu’elle dira le secret qui la motive, alors Jésus l’appellera par son nom et elle pourra le reconnaître comme celui qu’elle cherche éperdument. Elle lui obéit, se décentre d’elle-même, va vers les disciples et leur dit : « J’ai vu le Seigneur, il m’a appelée par mon nom. »

3 avril 2018

« Dehors, tout en pleurs ». Marie-Madeleine reste dehors. Son passé, son chagrin, son amour provoquent émotion et larmes. Entrer dans le tombeau, c’est trop pour elle ! Elle se penche, voit deux anges comme ceux de l’Arche d’Alliance, mais ceux-là sont en habits de lumière. Délicatement, ils l’interrogent : « Pourquoi pleures-tu ? ». – « On a enlevé celui que j’aime ». Elle se retourne, change de perspective, regarde du coté de la lumière. Elle voit un homme qu’elle ne connaît pas. Elle réitère sa demande : « Où est celui que j’aime ? ». Cet homme lui parle et l’appelle par son nom : «  Marie ». Cette voix, elle la connaît. Elle le reconnaît, l’écoute et entend que Résurrection, Ascension, Don de l’Esprit sont le même Mystère. Elle va trouver les disciples et raconte.

22 juillet 2019

Elle est appelée par son nom. Celui qu’elle chérit n’est pas mort, il est vivant. Marie-Madeleine se retourne, c’est-à-dire convertit son cœur. Elle se met au pied du Seigneur. Elle voudrait garder pour elle seule la merveilleuse rencontre, mais le Ressuscité lui demande encore un pas dans sa conversion : celle d’aller trouver ses frères pour leur annoncer la Bonne Nouvelle dont elle est témoin.

14 avril 2020

Marie-Madeleine vint au tombeau ; il était ouvert, la pierre était roulée, elle se penche pour mieux voir, elle aperçoit les deux anges de la schekinah ‘assis’ (mission terminée). Ils lui parlent : « Pourquoi pleures-tu ? ». Quelqu’un est derrière elle. Elle « se retourne » mais ne reconnaît pas Jésus. Confusion.  Elle a besoin que le Ressuscité l’appelle par son  nom. Alors, elle le  ‘voit’ et peut lui dire de plein cœur : « Maître ». Jésus lui demande de ne pas le confisquer à son seul profit spirituel mais d’aller trouver ses frères pour leur annoncer la Bonne Nouvelle qu’elle a clairement entendue après s’être « retournée ».

6 avril 2021

«  J’ai vu le Seigneur ». Et elle raconte ce qu’il lui avait dit. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé jadis au Saint Sépulcre, mais je sais que le Seigneur parle tous les jours à ceux et celles qui le cherchent, veulent le voir et l’écouter. Ce ne sont pas des paroles bien articulées, mais elles sont audibles parce qu’elles jaillissent du cœur dans un ‘sentiment’ de présence et de disponibilité. Les événements se mettent à parler et proposent en les remémorant des paroles de l’Évangile ou des Saintes Ecritures. Elles ne sont pas délires déraisonnables, mais propositions de Beauté et de Bonté pour aujourd’hui. C’est un don de l’Esprit saint. Les personnes racontent alors avec simplicité, par écrit ou oralement, ce qu’elles ont ‘cru’ entendre et comprendre. Ce n’est pas ‘une vision’, mais une manière d’exprimer « un regard personnel de croyant » sur un événement de l’actualité.

Les disciples au tombeau

10 avril 2012