11 mars 2013
Angoissé par le danger de mort où se trouve son fils, un fonctionnaire royal va trouver Jésus et lui demande de venir au chevet du mourant. Jésus n’est pas un magicien. Il est le Verbe incarné. Ce n’est pas sa proximité physique qui guérit et sauve. Le fait que la Parole ait pris corps sur terre suffit : elle est source de guérison pour tous. C’est ce que découvre et vérifie le père angoissé. Il établit un lien entre la Parole de Dieu et le salut de son fils. Il relit l’événement à la lueur du témoignage de ses serviteurs. Il croit.
31 mars 2014
Un fonctionnaire royal ayant appris que Jésus était à proximité alla le trouver pour lui parler de son fils gravement malade et le supplier de venir près de son enfant avant qu’il ne meurt. Jésus est attristé de ce que beaucoup recherchent des prodiges pour croire. Sa miséricorde pourtant déborde sa tristesse. De loin, il guérit l’enfant. C’est toujours l’Heure de sauver l’homme. Il n’en reste pas moins que la foi ne repose que sur la décision de croire. La foi n’est ni automatique, ni le fruit de la rumeur, ni la résultante de la magie. C’est dans l’humilité qu’il faut accueillir le don de Dieu.
16 mars 2015
A l’Heure juste, bonne et exacte de la Parole de Jésus, le fils mourant du fonctionnaire royal est vivant. Quand le Verbe promet, Parole et Action se rejoignent et donne la Vie : c’est l’Heure du Christ pour les humains, c’est le temps de la grâce. Ce miracle que Jean choisit de raconter est toujours actuel. Aujourd’hui et tous les jours, ceux et celles qui croient en Christ Ressuscité accueillent la vie mystérieuse qui affleure en Eternité. Cette vie gracieuse désirée traverse la mort pour fleurir.
7 mars 2016
Pour ceux et celles qui vivent le sacrement de baptême commune une union quotidienne à la vie du Ressuscité, l’existence est jalonnée de miracles. C’est-à-dire d’événements que la foi relit comme étonnants-de-lumière. Dans la vie ordinaire, on entend, on voit, on marche, on est souple et même l’eau insipide de chaque jour devient un fameux breuvage… Une telle intimité donne une clarté à la banalité qui devient occasion d’offrande et de service. La foi est un étonnement qui donne du sens aux « petits-riens ». Elle contribue à l’audace de vivre.
27 mars 2017
Les signes que nous donne l’Evangile ne s’inscrivent pas en lettre d’or dans un ciel bleu sans nuage. Ils sont les fruits apaisants de notre relecture des événements qui agitent la terre et le cœur des humains. Notre relecture n’est pas seulement politique, sociologique, psychologique ; elle se met aussi à parler en nous au souffle de l’Esprit de notre baptême. Nous discernons à travers les réalités humaines les scintillements de la Bonne Nouvelle qui nous appelle à faire toujours plus de lumière par la réflexion et la contemplation.
12 mars 2018
« A Cana, deux miracles ». Dans la même ville où Jésus, lors d’une noce, avait changé l’eau de la purification en un vin excellent, Jésus, à la demande d’un père éploré, guérit un enfant mourant. Pourquoi Jean rapproche-t-il ces deux miracles ? Parce qu’ils se sont passés dans la même cité ? Peut-être ! A moins qu’il ne veuille nous suggérer que le Christ est venu plein de tendresse aussi bien faire réussir la fête d’un mariage que tirer de la tristesse un père qui voit son enfant sur le point de mourir. Tous les aspects de la vie humaine sont au cœur de Jésus et, par voie de conséquence, nous lisons que tous les événements, mystères joyeux ou douloureux, de l’histoire des hommes requièrent une attitude fraternelle attentive.
23 mars 2020
A Cana, on se souvient que Jésus avait changé l’eau en vin de fête. Un officier royal se dit sans doute : « Si Jésus est capable de changer l’eau en vin, il est certainement capable de guérir mon fils mourant ». L’officier se « déplace » et va trouver Jésus. Il insiste pour que Jésus ‘descende’ avant que son fils ne meure. Jésus lui dit : « ‘Va’, ton fils est vivant ! ». L’officier crut, partit et descendit. Sur le chemin, on lui annonça que son fils vivait. Cela s’était produit juste à cette même heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant ». Sa foi redoubla. C’est la foi qui permet le miracle et le miracle la fonde pour toujours.
15 mars 2021
A Cana, un officier royal est désemparé. Il se dit : « Je vais implorer Jésus pour qu’il s’approche de mon fils mourant, et le guérisse ». Ce père éploré était peut-être à la noce de Cana, ou bien il en avait entendu parler. « Celui qui change l’eau en vin peut certainement sauver un « gosse » à toute extrémité. » Il risque la démarche et insiste : « Descends à Capharnaüm ! ». Jésus lui affirme : « Ton Fils est vivant ». Le père croit Jésus sur Parole. A cette heure, la fièvre quitte l’enfant. Quand la Bonté et la foi se répondent, la distance est abolie.
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Jean 4, 19-34