9 août 2013
Adorer en esprit et en vérité n’est pas négliger le temps, l’espace, le corps. C’est aller au-delà des moments, des lieux, des gestes, des représentations pourtant nécessaires aux pèlerins que nous sommes. Si nous chosifions notre démarche spirituelle et la fixons aux « choses » de la terre, nous détruisons la foi et l’adoration et en faisons des « objets » de religion. Nous réduisons le Ressuscité à notre dimension. Délivre-nous Seigneur de cette tentation subtile qui assaille chaque baptisé et son Eglise §
9 août 2016
À l’heure du Christ, il est inutile d’aller sur une montagne ou sur une autre pour adorer Dieu et le louer de sa bonté. La géographie de la piété se relativise. C’est en chacun que se trouve la montagne pour prier, écouter Jésus, contempler sa Transfiguration. C’est le Ressuscité qui vit en chacun de nous, qui est la montagne qui nous rapproche du Royaume et nous donne de la hauteur de vue après nous être élevé jusqu’à lui par le sentier peineux des réalités humaines. Comme dit la Samaritaine éblouie : « Christ nous fera connaître toutes choses »
9 août 2019
Jésus fatigué se repose. Une Samaritaine vient puiser de l’eau : rien de plus banal. Le dialogue se noue. Jésus a soif. Il dit à la femme : « Donne-moi à boire ! » C’est normal, c’est simple… Mais ce n’est que le début d’une relation. Les interlocuteurs s’intéressent l’un à l’autre. De parole en parole, la conversation s’approfondit. Les secrets se révèlent. Un pacte se noue. L’essentiel profond comme un puits vient à la surface. Deux mystères personnels se mettent en mots… On sait la suite… Chaque jour, à chacun d’entre nous, s’offre l’occasion d’un dialogue avec autrui. C’est ainsi que naissent conversion et mission. Et cela, même entre personnes que l’histoire a rendues méfiantes !
9 août 2021
Pour parler du mystère de Dieu et la foi, nous n’avons que des mots qui, dans leurs sens humains, communs, ordinaires, propres à une ou plusieurs cultures, sont étriqués. Il nous faut employer des termes imparfaits pour parler du parfait. Ce peut être une terrible source d’incompréhension. Le langage de la foi est en décalé. C’est aussi vrai de l’esthétique, du poétique, de la mystique. Dans ces versets, les disciples de Jésus se demandent ce qu’il a voulu dire ou faire. « Tu viens manger, prendre le repas avec nous ? » – « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de mon Père », répond Jésus. Il y a donc une clef de lecture pour comprendre : c’est le don de la foi, de la richesse de l’interprétation communautaire, de la paisible intériorisation méditative, de l’humble simplicité, sans doute de la « prière » !
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