Jean 8, 51-59

29 mars 2012

Le Christ est la mystérieuse question que Dieu pose à l’humanité. Le Christ sonde les reins, les cœurs, les intelligences des hommes et des femmes de tous les temps. Ces questions ouvrent à l’infini les habitants du monde et, dans leur pèlerinage terrestre, leur signifient déjà la Résurrection.

21 mars 2013

Quelle joie pour un baptisé d’être l’intime de Je Suis. Il participe, à la fois et en même temps, à l’Incarnation qui le situe pleinement dans l’aujourd’hui de l’Histoire et dans la culture qui l’a entourée des sa naissance, mais aussi à l’Eternité. Tout étant provisoirement sur terre, il est déjà citoyen d’un Royaume où l’amour qui est de toujours à toujours, le désenclave de l’immédiat et l’ouvre à l’infini.

10 avril 2014

La fidélité à la Parole engendre une vie qui ne finit pas. Aimer La Parole (c’est-à-dire le Verbe de Vie), en vivre, la garder, la faire connaître, la transmettre comme un héritage précieux, est un gage de bonheur et à la fois une démarche libre tant d’une personne que d’un collectif. Celui ou celle qui a connu une telle joie d’ouverture n’a qu’un désir ; celui que beaucoup en jouissent. La « mission » n’est pas un « recrutement » de nouveaux adeptes, mais elle est un « plaisir » de  livrer à d’autres ce que l’on a de plus cher au fond du cœur. La foi n’est pas une sauvegarde personnelle, voire une béquille pour claudiquer dans la religion, mais un feu toujours nouveau : lumière qui donne un sens à la marche sereine de l’humanité.

26 mars 2015

Jésus, par sa Résurrection, nous a révélé que tout être humain ne tombait pas par sa mort dans le néant. Sa mort n’est pas sa fin, mais un passage vers l’exaltation de son être. Son pèlerinage dans le temps sur la terre s’achève, mais sa « personne » unique demeure pour toujours. Vivant d’éternité, il reste proche et solidaire de ceux et de celles qui, dans la limite, cheminent et gèrent tant bien que mal la planète et tout ce qui en fait l’histoire.

17 mars 2016

Jésus est à la fois, dans la même personne, sur terre, dans l’histoire des hommes : Dieu et un Homme vivant dans l’espace et le temps. Il est daté et éternel. Il est : « Je Suis ». On le rejoint et par le témoignage des évangiles écrits et vécus par ses disciples et par la contemplation. Il est de la culture de son époque et, tous les jours, il est d’aujourd’hui. Il vit ressuscité au cœur des humains. En chacun, il propose de vivre en lui le mystère de la relation trinitaire, réciprocité d’amour.

6 avril 2017

Parce que Jésus ne fait qu’un avec Dieu, le Dieu Unique qu’il appelle Père, que l’Esprit l’envahit de toujours à toujours, il porte en lui une force éternelle de Résurrection. Il est venu sur terre non seulement pour dire le tendre Amour de Dieu pour les humains, mais aussi pour communiquer son Esprit innovant, mais encore pour révéler que la mort humaine n’est qu’un Passage vers l’accomplissement éternel de chaque personne. « Avant qu’Abraham fût, moi Je Suis. Alors les Juifs ramassèrent des pierres pour les lui jeter. » C’était trop pour eux. Comprendre ce que Jésus proclamait leur demandait une révolution. De notre temps, le baptême en Jésus appelle une marche vers une conversion totale. Nous ne ramassons pas de pierres, nous préférons ne pas entendre.

22 mars 2018

« Avant qu’Abraham fût, moi, Je Suis ». Jésus, Dieu dans son mystère d’incarnation, n’a pas la foi douteuse. Il est le seul homme qui, durant sa vie terrestre, vit une contemplation certaine. Il dépasse la grandeur de la foi d’Abraham. Uni en même temps aux aléas de la vie humaine et à l’intimité trinitaire, Jésus laisse percevoir dans son existence quotidienne la grandeur de l’homme consentant à la douceur de Dieu. Sa personne dérange et bouleverse. L’unité de sa vie se confirmera dans la Résurrection. Il est pour nous signe et appel. Nos indigences sont peu. Nous cheminons dans sa présence. Notre mort sera Résurrection.

2 avril 2020

La discussion entre Jésus, le Messie, et les ‘maîtres’ en théologie de son temps, se poursuit. Elle aborde la question de la Vérité et du Mensonge. Faire la Vérité en soi c’est bien là le fond du débat. Pour Jésus  la Vérité totale, c’est la Résurrection car la question essentielle pour les humains, c’est la mort. Abraham est mort, les prophètes sont morts, et Jésus dit : « Si quelqu’un garde ma Parole, il vivra, il ne connaîtra jamais la mort », la disparition complète. Jésus affirme qu’il est depuis « toujours » jusqu’à « toujours » et que celui qui est en communion avec lui vivra encore, même lorsqu’il aura quitté le temps. Alors, ils ramassèrent des pierres pour le lapider.

La femme adultère

29 mars 2012