18 mai 2012
Quand, à notre mort, le Christ nous introduira dans la contemplation trinitaire, nous n’aurons plus à l’interroger. Tant que nous cheminons dans le temps, la personne de Jésus est la question qui nous ouvre indéfiniment à nous-mêmes, aux autres et à la communauté qui se rassemble au nom du Ressuscité.
10 mai 2013
Christ nous a choisis, mais son choix ne prend Corps en nous que si nous l’accueillons librement. La foi ne peut exister que dans la connaissance de la proposition du Seigneur et dans la liberté de notre réponse amoureuse. Le don de Dieu n’est pas un paquet-cadeau que les baptisés reçoivent tout d’un bloc comme un « colissimo ». Le don de Dieu est une invitation « à partir marcher » entre frères et sœurs avec le Christ pour découvrir en cours de Chemin – c’est le Christ qui est le Chemin – les « étapes successives de la vie spirituelle » et les « campements provisoires de l’assemblée des fidèles ».
30 mai 2014
La joie est de vivre à plein. La joie s’accomplit lorsque les recoins ténébreux de notre conscience accueillent la lumière que nous cherchons. Cette lumière déboule en nous par le Don de Dieu qui ne se réalise que par la médiation des autres qui sont aussi des fragiles et des limités comme nous. C’est là une des grandeurs de l’humanité. Nous sommes les uns et les autres des sources de joie pour les uns et les autres. Sur terre la joie permanente que Dieu donne passe par la relation des humains entre eux. Les communautés chrétiennes sont « établies » pour en témoigner.
15 mai 2015
Demander quelque chose à Dieu, c’est déjà le connaître et, pour un baptisé, croire que le Christ est le Chemin qui conduit jusqu’à lui. C’est aussi avoir une supplique juste et droite. C’est lui demander d’avoir le courage de déjà mobiliser les forces humaines pour commencer d’accomplir notre requête. C’est enfin être disponible pour recevoir ce que ses « messagers » nous apporterons de sa part. Dire merci ne gâte rien !
6 mai 2016
La joie qui trouve naissance dans l’intimité du Ressuscité, nul ne peut la ravir et la détruire. Plus elle est vécue, plus elle augmente et devient paix et liberté. Ceux et celles qui s’en nourrissent, l’ensemencent autour d’eux, rayonnent la douceur où peuvent germer la foi et la fraternité. Chaque jour, ils ont l’initiative. C’est dire qu’ils sont source et que, de ce fait, ils guérissent des angoisses qui les enferment. Ils élargissent leur propre vie et celle de ceux qui les entourent.
26 mai 2017
Mettre au monde un enfant ne s’effectue pas sans les souffrances de sa mère. Même si elles sont vives, la maman les supporte car elle accomplit une fécondité plus grande qu’elle. Un enfant ‘voit’ le jour. Il s’insère dans un peuple pour grandir. Beaucoup contribueront à prendre soin de lui et à l’élever. L’acte primordial de la naissance conduit le nouveau-venu au monde à naître sans cesse à la nouveauté et à la liberté. Pour lui, cela n’ira pas sans souffrance intérieure et combats multiples. Ce qui se passe dans la logique du monde est vrai aussi pour celui ou celle qui accepte de renaître en Christ et devenir adulte dans la foi. La présence active du Ressuscité en chacun ou chacune permet à ce ‘passage’ de connaître une profonde espérance.
11 mai 2018
« Votre peine se changera en joie ». Jésus parle à ses apôtres. « Nous, vous et moi, allons vivre des moments atroces, mais je prends rendez-vous avec vous dans ma Résurrection. Alors, ce sera la joie et l’ouverture d’un nouveau temps pour vous ». Je crois que l’on peut appliquer aux baptisés ce que Jésus dit à ses disciples. Le baptême est l’ouverture d’une joie toujours nouvelle dans les vicissitudes de la vie ordinaire. Le baptême offre à ceux et celles qui désirent en vivre dans la foi, un élargissement vers l’infini de la tendresse divine. Il repose intérieurement de l’agression du temps.
22 mai 2020
Avant son arrestation et le Golgotha, Jésus disait aux apôtres : « Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, encore un peu de temps et vous me reverrez ». En termes voilés, Jésus annonçait sa mort et sa Résurrection. Les Onze se disaient entre eux : « Nous ne savons pas de quoi il parle ! ». Sans grand succès, Jésus voulut leur donner la clef de ses propos. Il fallait qu’ils voient pour croire. Par anticipation, Thomas avait déteint sur tous les membres du groupe. Ils devaient encore attendre « le bon moment » pour accepter la foi en la Résurrection.
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