Jean 19, 25-27

15 septembre 2012

Comment les autres apôtres acceptèrent-ils que Jean prenne chez lui, Marie ? Ils pensèrent sans doute que c’était « normal » puisqu’il avait été le seul d’entre eux à se tenir avec elle au pied de la Croix et à recueillir les dernières paroles de Jésus.

15 septembre 2014

Au pied de la Croix, seulement quatre personnes. Elles se tiennent dans la compassion. Elles ne disent rien, car elles n’ont rien à dire. Elles ne font rien car elles n’ont rien à faire. Elles sont venues. Elles sont restées. Elles sont présentes. Là, elles communient à la souffrance de l’homme torturé. Là, leur raison est en déroute, mais leur cœur demeure fidèle et vaillant. Elles sont là pour entendre les derniers mots de la Parole offerte qui scelle par la Résurrection la fraternité humaine de l’Incarnation.

15 septembre 2015

Jésus en Croix, avant de dire : « J’ai soif », puis « Tout est accompli », prend soin de l’avenir de sa Mère. A coté d’elle, il voit Jean. Il trouve la force de s’adresser à eux deux, les intimes de son mystère. Jésus lie leur avenir. La maternité de Marie : porter en elle Jésus pour le mettre au monde comme Témoin de l’Amour du Père, rejoint la mission de Jean : vivre de Jésus le plus intimement possible pour le faire co-naître à tous, et inviter chacun et chacune à re-naître « d’en haut ».

15 septembre 2016

Le Christ nous donne les uns aux autres. Jean devient « fils » de Marie. Marie devient « Mère » de Jean. Le don suprême de Jésus trouve sa plénitude dans l’engendrement spirituel les uns des autres. Nous faisons Alliance entre nous parce Jésus le Christ est notre Alliance commune. Nous sommes en convivialité permanente. Nous sommes les invités les uns des autres. La laïcité nous conduit à la fraternité respectueuse et constante dans les relations quotidiennes. L’Alliance prolonge jusqu’à l’intimité spirituelle dans nos cœurs le comportement fraternel journalier.

15 septembre 2017

Au pied de la Croix où Jésus mourrait, ils n’étaient que quatre. Marie sa Mère, Marie sa tante, Jean l’apôtre-ami et Marie Madeleine la convertie-amoureuse. Ils étaient là, désarmés, écrasés de chagrin et désemparés. Marie accepte d’être consolée. Jean la prend chez lui. Sans doute, ils parlent de Jésus. Ils se souviennent ensemble. Marie accompagne Jean aux réunions de disciples, pour prier avec eux. Puis après, dans l’Evangile, on ne parle plus de Marie. La Résurrection apaise sans doute son chagrin. Dans son offrande, elle fait mémoire. Comblée de grâce, elle assume, en retrait, jubilation et souffrance.

15 septembre 2020

Au Golgotha, Jésus nous donne à sa mère. D’une certaine manière, il confirme le mystère de l’Annonciation. Au bord de la Résurrection, s’adressant à Marie, il lui dit que son Oui à Gabriel va se réaliser pleinement. Le baptisé est un enfant du « Oui », il rejoint l’offrande suprême du Christ. « Entre tes mains,  je remets mon Esprit ». Une « chaîne » d’amours s’achève et renaît aussitôt pour toujours. Marie habite chez nous.

15 septembre 2021

Au Calvaire, Jésus en mourant donne Marie, sa mère, à l’humanité. Il la confie à Jean, l’apôtre bien-aimé qui l’accueille et la prend chez lui. Elle est maintenant chez nous. Elle nous aime comme elle a aimé son Fils. Elle nous apprend à dire oui, à être simple, à rendre service par amour. Elle ne s’étonne de rien : Joseph, Elisabeth, Bethléem, Bergers, Mages, Égypte, Siméon, Anne, Docteurs de la loi, Nazareth, Cana, attente pour voir Jésus, au pied de la Croix, chez Jean, le Cénacle… Présente et disponible, elle vit le « oui » fondamental de la « Servante du Seigneur ».