Jean 2, 13-22

9 novembre 2012

Visitons, contemplons dans la foi… le Temple vivant que nous sommes. Ne nous laissons pas envahir par les trafics religieux ! Renversons en nous les tables des changeurs ! Devenons offrande de Résurrection comme le Christ et avec lui !

9 novembre 2013

La ‘Maison’ de Dieu sur terre, c’est-à-dire le Temple Vivant, c’est-à-dire le Corps du Christ Ressuscité, c’est-à-dire le Peuple des Baptisés, n’est pas une maison de trafic mais une Maison fraternelle où chacun trouve sa place pour le bien de tous et pour signifier ensemble l’amour de Dieu pour le monde. Pas de profit, pas de carrière ! Les responsabilités sont fondamentalement communes. Nul ne vend de la religion. L’Esprit anime chacun et tous. Les ministres veillent à ce que ce programme se réalise dans la joie et dans l’humilité.

9 novembre 2014

Chaque baptisé, quelque soit son statut, et chaque communauté chrétienne, quelque soit sa taille, doivent régulièrement faire mémoire qu’ils sont aujourd’hui Corps vivants du Christ et Temples de plein exercice du Ressuscité dans l’Histoire de maintenant. Ils ont à se débarrasser des trafics de la religion qui les encombrent et les figent dans le passé. Chaque jour, ils renversent en eux tout ce qui ne va pas dans le sens de la construction selon l’Esprit que Dieu leur donne pour vivre leur époque.

9 novembre 2015

Nous croyons que c’est Jésus en personne qui est le Temple de Dieu. En son Incarnation se trouvent sur notre terre ses fondations. Christ est Maison de Dieu et Maison des humains. En lui, Dieu et les habitant de la terre ainsi que toute la création, se rencontrent, se fréquentent et font Alliance. Leurs relations n’est ni un trafic, ni un commerce, ni une entreprise, mais un amour qui fait naitre la confiance réciproque. Pas besoin de publicité, ni de « communicants », la foi donnée et reçue, vécue, suffit.

9 novembre 2016

Jésus monte à Jérusalem. Il va au Temple. C’est bientôt la célébration de la Pâque juive. Dans la Maison de Dieu, il trouve des marchands qui s’enrichissent en faisant profit de la piété des pèlerins. Ce ne sont pas des priants au service des priants, mais des commerçants qui, d’une certaine manière, polluent la foi en la matérialisant à outrance. Après la hauteur spirituelle de l’appel des premiers disciples et le miracle de Cana, le Nazaréen est outré par la désolation du spectacle… Non ! Ce n’est pas possible d’être mercantiles à ce point. Il renverse tout ce bazar. La foi a sans cesse besoin d’être purifiée et les ‘vendeurs’ du Temple doivent abandonner ce qui est scandaleux dans leurs pratiques.

9 novembre 2017

A la noce de Cana, ils sont tous invités. Joie, fête, alliance, ils sont tous venus. Jésus, Marie, les disciples, ils sont là pour participer au bonheur des familles et des amis. Marie est attentive. Elle ne voudrait pas que la fête échoue. Elle remarque mais reste discrète. Elle ne demande rien. Elle voit, elle parle à Jésus. Effacée et efficace, elle n’usurpe pas un pouvoir. Simple, elle prononce quelques mots. Je n’ai pas en mémoire que, dans l’Evangile de Jean, elle ait dit d’autres paroles. Mais elle est là, attentive, pour faire réussir jusqu’au bout ce qui est en train de se passer.

9 novembre 2018

« Il jeta par terre la monnaie des marchands ». Ce geste de Jésus ne nous parle pas seulement du Temple de Jérusalem mais de toutes les Eglise chrétiennes. Ce ne sont pas seulement les bâtiments qu’il faut débarrasser de tout ce qui est mercantile, mais aussi la pratique et le cœur des baptisés. Les disciples du Christ ne doivent pas se laisser envahir par le goût de la puissance, du pouvoir et de l’argent. Parce qu’elles sont dans le monde, les Eglises qui confessent leur foi en Christ ont besoin d’un minimum de structures et d’un peu de monnaie, mais elles doivent avec énergie choisir le simple, le modeste et le pauvre. L’aumône discrète et non tapageuse devrait rester le seul moyen qu’elles emploient pour accueillir les larges communautés en prière.

9 novembre 2019

Jésus ne peut pas supporter que le Temple de Jérusalem soit encombré de marchands qui font commerce des « objets » de piété. Avec vigueur, il les chasse. Le Christ est le Temple nouveau, accueillant à tous, disponible à chacun. Il n’est pas bâti ici ou là. Il est partout où se trouve l’amour, la miséricorde, la justice et l’offrande. Les baptisés chrétiens minoritaires dans le monde sont chargés de déblayer la voie de leur cœur de tout ce qui peut l’encombrer et gêner le Passage.

9 novembre 2020

Importants sont les « temples » car ils sont des lieux de rendez vous du peuple des croyants. Leur beauté suggère parfois la transcendance du Dieu Bon et Miséricordieux. Les chrétiens croient que Jésus est le Temple par excellence. En lui Ressuscité, dans la foi, se rencontrent l’humanité entière et Dieu Trinitaire. Les différentes communautés chrétiennes viennent à leurs Temples. Elles sont peuple de Dieu au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Avec le Christ elles sont offrande pour le monde. Elles chantent la gloire de Dieu et manifestent sa bonté pleine d’Espérance et d’Amour. Comme à Cana c’est la grande fête. Par Jésus, il ne manque rien.

9 novembre 2021

« Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ». Le temple n’est pas Dieu mais le ‘Lieu’ où le peuple de Dieu se rassemble pour chanter sa gloire et le prier. C’est un lieu réservé, un lieu saint, symbole de sa présence parmi les humains qui ont mis leur cœur, leur intelligence leur acharnement à l’édifier pour signifier la majesté divine et l’amour où l’on pérégrine. En faire un lieu de commerce revient à remplacer la souveraineté de Dieu par celle de l’Argent. Aussi beau et grandiose que soit le temple, il n’est qu’un signe minime. Pour les chrétiens, le seul vrai temple, c’est Jésus.

Cana

9 novembre 2012