20 janvier 2013
Je crois que Jean l’Evangéliste fait une relecture contemplative d’un événement qui s’est passé à Cana. La présence de Jésus change tout. L’eau qui seulement désaltère devient la fête. L’eau des ablutions rituelles devient joie abondante de la convivialité. L’ordinaire du monde devient l’excellence du Royaume. Jésus lui-même est un mariage réussi entre l’humain et le divin. Aux baptisés, échoit la mission de manifester qu’au sein des réalités banales, la foi permet de ‘reconnaître’ les épousailles de Dieu et de l’humanité et de s’en réjouir.
17 janvier 2016
Ainsi six-cents litres d’eau réservés aux purifications rituelles des péchés deviennent le vin de la fête qui inaugure la joie de l’Alliance. Heureuses noces où tous les invités peuvent boire ensemble et en abondance le vin excellent de la fête ! Il n’enivre pas, il ne fait ni perdre raison ni déparler, il vient à point pour ponctuer les accordailles. Sa source reste cachée. On y a accès que parce qu’on la cherche avec foi, cœur et intelligence.
7 janvier 2017
Noces à Cana. Fête au village. Tous les habitants sont concernés. Jésus aussi est aussi invité au mariage. Pour Saint Jean, c’est évident. A toutes les manifestations qui concernent de près ou de loin une Alliance, Jésus est invité de droit, puisque c’est lui, l’Alliance éternelle. De plus sa présence fait réussir les festivités. Il est chargé par son Père du Ciel de réparer ce qui manque aux joies collectives. Il est mêlé à tous les invités humains, de tous les temps et de toutes les cultures, pour au milieu d’eux pallier les insuffisances qui risquent toujours de surgir ici ou là. Les baptisés-confessants présents aux réunions populaires sont aussi des invités qui offrent et font réussir les rassemblements. Ils sont là pour donner à tous le meilleur vin de la relation.
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Jean 2, 13-22