21 avril 2012
La vie humaine est composée de calmes plats, d’heureux zéphires et de violentes tempêtes. Dans ses variations contradictoires, le Christ s’approche de nous. Par sécurité, pour échapper à la peur, nous voulons le « prendre » à bord. Mais il nous dispense seulement de la trop grande fatigue de ramer !
13 avril 2013
Jésus avait confié à ses disciples la tâche de nourrir la multitude en partageant avec elle le petit peu qu’ils possédaient et que lui, dans son secret, transforma en abondance. Jésus sait bien que ce travail journalier est harassant et parfois décourageant. Dans la traversée qui suivit cette demande, il les rejoint en marchant sur la mer malgré la houle. Il leur dit : « N’ayez pas peur ! ». « Faites tout ce que vous pouvez, moi, je me charge du reste ! » Le Ressuscité achève ce que nous commençons. Il suffit de croire et d’oser.
18 avril 2015
Reconnaitre Jésus lorsqu’il se rapproche de nous qui sommes « embarqués » dans les affaires tumultueuses du monde, c’est à la fois notre désir et notre difficulté. Heureusement que nous pouvons nous référer à la Parole du Christ écrite dans les Evangiles et prononcée par l’Esprit reçu à notre baptême. Alors nous n’avons plus peur. Nous reconnaissons le Christ qui vient à notre rencontre.
9 avril 2016
Dans la tempête, le grand péril, l’effroi, nul ne sait clairement ce qui se passe et qui s’approche. La clairvoyance s’estompe, le jugement s’étouffe, la peur mange tout. Ainsi les apôtres dans le tumulte des eaux déchainées. Ils ne savaient plus gouverner leur barque, eux qui pourtant sont du métier. C’est là, au milieu du tintamarre, qu’il faut entendre la voix de Jésus : « C’est moi, n’ayez plus peur ! ». Le texte ne dit pas que la tempête se calma, que la peur cessa, mais que la barque toucha aussitôt la terre là où les disciples se rendaient. Dans le tourbillon des jours, Christ nous conduit jusqu’au bout de notre désir personnel et de nos choix communautaires.
14 avril 2018
« C’est moi, n’ayez pas peur ». Parfois, alors que nous sommes embarqués avec quelques autres, le Seigneur nous rejoint d’une manière insolite. Nous sommes dans les ténèbres et nous avons du mal à discerner si c’est une illusion ou si c’est vraiment lui qui nous rejoint pour embarquer avec nous. En fait, pas besoin? car déjà la barque touche le rivage où un grand nombre d’affamés sont surpris qu’il soit déjà là.
4 mai 2019
Il n’y a pas de vie humaine sans tempête et traversée risquée. Quelles soient physiques, psychologiques, politiques ou culturelles, elles sont vraies et affolantes. Au creux de ce vertige qui frôle la mort, le Christ n’abandonne pas l’humanité qu’il aime. Quelques soient les péripéties, par son approche parfois étrange, il laisse entendre que la peur ajoute au malheur et que la paix s’offre pour calmer les angoisses. Ramer ne sert plus à rien. Il est nécessaire de retrouver sérénité par une parole qui vient de l’Esprit Saint. Elle conduit au port.
17 avril 2021
« N’ayez plus peur : apprenez à naviguer sans moi. Je vous rejoindrai toujours quand vous « ramerez » dans la difficulté, quitte à marcher sur l’eau ! Ensemble, nous arriverons toujours sur une rive accueillante, comme prévu ». C’est ainsi que j’imagine le dialogue des disciples avec Jésus après que l’angoisse de la tempête soit retombée. Comme aux apôtres, cela peut nous arriver, lorsque, dans notre vie, survient, pour une raison ou pour une autre, une angoisse mordante. Par tous les moyens, le Ressuscité sera présent. Paroles et confiance sont les moyens ordinaires de la foi.
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