24 avril 2012
Jésus se trouve dans un cas concret : nourrir une foule. Il consulte Philippe. André trouve une solution dérisoire, tant elle est insuffisante. Il la propose. Jésus fait réussir ce que les disciples élaborent. Le « petit peu » devient abondance. La multitude est nourrie. Etonnement et questionnement.
29 juillet 2012
Du pain pour tant de monde, où l’acheter ? Trop ! Trop cher ! Trop compliqué ! Avec foi, on va faire avec le petit peu que l’on a. De plus, il est offert par quelqu’un de la foule, un tout jeune. Non seulement il y aura de la nourriture à satiété pour tous les présents, mais il en restera pour ceux qui sont absents et qui en voudraient !
12 avril 2013
Dans la foi, nous croyons que le Christ est vivant parmi nous qui nous rassemblons en son nom. Avec nous, par nos yeux il regarde le monde. Par notre cœur, il aime ceux et celles qui nous sont proches. Sans cesse, il nous pose la même question qu’à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Le Ressuscité met à l’épreuve notre audace inventive pour qu’avec pas grand-chose nous fassions beaucoup.
2 mai 2014
Parce que Jésus guérit les malades et remet en autonomie ceux et celles dont il est proche et dont il s’approche, la foule accourt au point d’en perdre la notion vitale de manger. Jésus enseigne, mais il demeure attentif à l’appétit humain de ce grand rassemblement. Il interroge les apôtres. Il veut les sensibiliser à tenir compte non seulement des besoins spirituels, mais tout autant des conditions matérielles des hommes, des femmes et des enfants. C’est à la fois « la Pâque qui est la grande fête des Juifs » qu’il faut célébrer et honorer, mais aussi l’amour d’un peuple qu’il faut servir autant que l’on peut dans ce qu’il lui faut pour subsister au jour le jour.
17 avril 2015
Philippe et André cherchent avec Jésus comment donner à manger à la foule. Il y a bien là un jeune garçon qui possède un peu de nourriture dans son sac. C’est presque rien, mais ça suffit pour susciter la surabondance et combler la faim d’un grand nombre. La fête de Pâques était proche, le pain de la liberté surgit des mains de Jésus et de son action de grâce. La foule émerveillé pense : « C’est Lui qu’il nous faut comme Roi ». Jésus sait que sa Royauté n’est pas de ce monde. Alors il se retira, seul, dans la montagne.
26 juillet 2015
Dans l’amour du Christ pour les humains, il y a toujours un double souci qui en fait ne fait qu’un. Tous les hommes et toutes les femmes sont des pèlerins d’éternité. Tant qu’ils cheminent dans le temps et dans l’espace, ils sont en quête d’un absolu, tout en étant rivés au concret de l’existence. Ils ont besoin à la fois de boire et de manger et, en même temps, ils ont besoin de la vraie liberté qui les ouvre à l’infini. C’est ce que signifie, dans sa relecture, l’étonnante multiplication des pains. Le presque rien de la limite et le paradoxalement tout du sublime constituent la grandeur mystérieuse des humains.
8 avril 2016
Sur la montagne, Jésus remarqua la grande foule qui l’avait suivi. Il se tourne vers ses disciples assis avec lui et leur demande : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Philippe chiffre la dépense colossale qui dissuade d’entreprendre quoique ce soit, André, le frère de Simon Pierre, attentif, découvre le tout petit peu possédé par un jeune homme de la foule qui attend debout. C’est à partir de cette maigre et chétive offrande de l’un du peuple que tous les autres vont être nourris. « Faites-les asseoir avec nous, comme nous-mêmes sommes assis ensemble ! Nous allons manger en commun et c’est moi qui donnerais à manger en partant de l’offrande du gamin ».
28 avril 2017
A la multiplication des pains sur la montagne, la nourriture est abondante et chacun peut manger autant qu’il le désire. Mais aussi, tout en étant comblé, chacun repart avec une faim qui fait dire : « C’est vraiment lui le prophète annoncé, celui qui vient dans le monde ». Les apôtres ont distribué une nourriture qui fait penser, parler et donne envie d’agir. Depuis la Résurrection, il en est de même à chaque Repas du Seigneur. Ceux qui reçoivent le Don de Dieu en nourriture ont faim d’être témoins dans le monde de la sollicitude miséricordieuse de Dieu qui donne le pain royal de la communion fraternelle. Il s’agit alors d’une royauté bien différente qui ouvre sur l’Eternité où tous les citoyens sont égaux et accomplis.
13 avril 2018
« Jésus ne veut être ni chef ni roi ». S’il nourrit une foule très nombreuse avec presque rien, ce n’est pas pour attirer des suffrages et briguer une place royale, c’est pour donner à manger à des affamés par sa parole qui n’ont pas vu le temps passer en l’écoutant. Chacun a reçu autant qu’il voulait et pouvait. Chacun a été comblé à sa mesure et il en restait encore. Pour échapper à l’enthousiasme populaire, plus enclin à la politique qu’aux significations d’un moment d’une rare intensité mystique, Jésus se retire dans la montagne, lui seul.
29 juillet 2018
« Jésus dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? ». Jésus s’adresse à un seul apôtre et lui parle à la première personne du pluriel : « Où pourrions-nous? ». Jésus appelle Philippe et ses compagnons à se soucier, avec Lui, le Seigneur, de la nourriture spirituelle, culturelle et matérielle du peuple qui est là, autour d’eux. Le peuple a faim. Il faut trouver un moyen de le rassasier. Le ‘petit peu’ sera même ‘suffisant’. Commençons par l’indigence, l’abondance suivra. Les débuts sont souvent difficiles et incertains, mais ils sont nécessaires. On peut toujours commencer à chercher sans attendre. C’est l’humble défi.
24 avril 2020
Le petit peu qui passe par les mains et l’offrande de Jésus comble au-delà du prévisible. Les chrétiens-confessants dans une société qui a déserté la foi au Christ ne sont pas chargés de refaire une chrétienté mais d’agir comme André, le frère de Simon-Pierre, et de trouver le positif pour en rendre grâce et l’offrir. Ils n’ont apparemment pas beaucoup de peine car, mêlés à la vie de tous, associés à ceux qui militent dans les ‘corps-intermédiaires’, ils connaissent le ‘petit trésor’ de chacun. Ils en parlent à leur communauté. Ensemble, ils offrent. Ils sont là pour ça afin que rien ne se perde.
16 avril 2021
Jésus sait bien ce qu’il va faire maintenant : donner à manger à une foule venue l’écouter. Mais Jean, dans son inspiration spirituelle, en fait un « signe ». C’est Jésus la « nourriture » des humains, en commençant par ceux et celles qui sont rassemblés avec lui sur la montagne ‘féconde’ avec beaucoup d’herbe. Le miracle fait un détour ; parti de la réalité humaine nourricière, il se transforme, par le don du Christ, en « nourriture sans mesure dont rien ne doit se perdre », parce qu’elle est par-don, c’est-à-dire don parfait. Il faudrait être aveugle pour ne pas reconnaître le ‘Signe’ de l’Eucharistie. Les disciples de Jean, qui ont rédigé l’Évangile au début du IIème siècle, le laissent comprendre.
25 juillet 2021
« Autant qu’ils en voulaient ». Dans la multiplication des pains racontée par Jean l’Évangéliste, la foule est comblée. C’est la faim du peuple qui suscite l’abondance du don de Jésus. On est proche de la fête de la Pâque. La faim de la Parole s’est aiguisée dans le jeûne. La prudence est proche de l’amour. On ne peut pas renvoyer la multitude sans l’avoir nourrie. Le petit peu qu’a repéré André suffira largement. Jésus lui-même se charge de la distribution. Il puise en lui. Jean l’évangéliste veut déjà faire allusion à l’Eucharistie.
20 avril 2012
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Jean 6, 16-21