Il ou elle ne nous a pas quittés, ils sont morts

Au moment de la mort de son mari, une femme me disait récemment il m’a « quittée ». Non, madame, il ne vous a pas « quittée », il est devenu votre intime. IL existe non plus en face à face mais en intériorité. Il vous accompagne. Un autre type de dialogue s’est instauré entre vous deux. Vous le retrouvez autrement, il est ressuscité, il est lui en Dieu qui vous habite par la foi. Il est caché mais pas perdu. Il n’est plus loin, ni là-bas, ni là. Il est un ‘saint’ intime que vous aimez particulièrement. Votre prière et la sienne se confondent. Il est en vous une trace d’Éternité. Votre foi vous met à son écoute. Sa bonté pour vous est une forme de l’amour. Il vous soutient et collabore à votre discernement. Non vous ne l’avez pas perdu, il est votre intime mais autrement.

Ce que je viens d’écrire est non seulement vrai pour les époux, mais aussi pour les enfants ou les amis, les parents. On ne les perd jamais. Le chagrin demeure mais il ouvre une espérance qui fait vivre et trace un nouveau Chemin.

Une visite me remplit de joie. Elle m’ouvre à l’action de grâce. Notre collaboration a certainement modifié l’Église diocésaine de Lyon. Depuis presque cinquante ans nous nous connaissons, je ne pense pas que nous ayons connu le moindre dissentiment. Un très grand respect entre nous. Un cadeau pour moi

Ce jour, j’ai reçu trois courriels de personnes que ne m’avaient ni vu ni lu depuis très longtemps. Joie de les retrouver. Elles ont l’air d’avoir picoré dans mes envois quotidiens. En tout cas, elles ont retrouvé mon adresse. J’ai répondu.