On m’avait appris que les habitudes étaient de « sinistres ménagères » et qu’elles nuisaient à la liberté et à l’innovation. Je l’ai cru et je l’ai vécu de toutes mes forces. Ce ne fut qu’une longue époque de ma vie ouverte à l’innovation. Aujourd’hui, elles cadrent heureusement mes journées. Sans elles, je serai « flasque » dans mon fauteuil. Ma volonté déclinante se repose sur des habitudes. Elles me tiennent à jour et à l’heure et évitent sans doute le naufrage. Elles me contraignent et viennent au secours de ma vieillesse. Si, par hasard, les circonstances dérangent les habitudes, je deviens impatient de retrouver la prison tapissée de la dépendance que je me suis imposée.
Une vie sans menus plaisirs innocents est-elle supportable ? A mon sens, ils combattent le stress et favorisent la bonne humeur si voisine d’une authentique vie de foi. Il y a des austérités ou des ascèses « moulinettes » qui hachent la vie et pourtant elles ne sont faites que pour le bonheur. L’amour de Dieu nous demande une vie simple, heureuse, paisible. Tout ce qui « tourmente » et griffe la sérénité, tout ce qui moleste la joie sont à mon avis attaques du « malin ». La contrainte ‘organisée’ nuit à la vraie liberté indispensable à une vie offerte. Il faudra que j’approfondisse ce que je viens d’écrire.
Je dois reconnaître que la chasse m’a permis d’avoir un vie ministérielle intense liée à l’Évangile… Pour d’autres ce seront la randonnée, l’alpinisme, la peinture, la photographie, le foot, la nage, le jardinage…
Un lieu de détente qui permette une intensité !
13 novembre 2020
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