Les adversaires, aiguillons de la foi et de la pensée


« Désormais cinq personnes de la même famille seront divisées, trois contre deux et deux contre trois » (Luc 12, 52)

Je crois que, plus on vit du Christ, plus on entre dans la bonté de Dieu qui ne s’effarouche de rien et met tout à sa juste place dans un doux respect d’autrui. Il ne convient pas de confondre l’échauffement de la bile avec la profondeur de la foi et l’attachement à la Bonne nouvelle.

Je crois que l’on peut vis-à-vis des autres diverger, s’opposer, se diviser, si en vérité on aime les autres et on les considère comme des amis de Dieu qui ne pensent pas ou n’agissent comme soi.

Je crois que l’on peut « lutter » contre les idées ou les « gouvernances » des autres sans les faire taire et encore moins les terrasser. Les adversaires sont les aiguillons bénéfiques de la foi et de la pensée. Leurs positions et leurs oppositions obligent à approfondir, prier et, inlassablement, exposer ce qui fait le droit, la justice, la simplicité du bonheur.

Après la Résurrection de Jésus, les « responsables religieux » du Temple de Jérusalem voulaient faire taire les apôtres. Ces derniers répondirent simplement : « Nous ne pouvons pas ne pas parler » .

Croire en méditant

22 juin 2025