Luc 1, 38

Un consentement singulier qui profite à tout le monde

Chacun se débat dans ses propres questions et contradictions. Liberté et fidélité, refus et consentement, doute et confiance, se heurtent et constituent l’histoire personnelle et commune de l’humanité. Même s’il n’est pas toujours clair sur le moment, il y a toujours un lien mystérieux entre chacun et tous.

Pour Marie, le consentement à la proposition divine portée par Gabriel éclaire (irradie) toute sa vie terrestre et l’ordonne déjà à la communion du Ciel. Sa confiance fondamentale en la Parole de Dieu lui donne chair, la greffe vitalement en elle, pour qu’elle la mette au monde. Sur terre, elle vit déjà la communion du Ciel. C’est sans doute cela l’Assomption.

L’histoire de Marie souligne comment l’aventure personnelle est liée en chacun de nous à l’histoire du peuple dont on se reconnaît. Nazareth, la Visitation, Bethléem, Cana, le Calvaire,  le Cénacle de Jérusalem ne sont que la suite du Oui d’amour.

L’Assomption de Marie nous dit aussi et une exception et un bien commun : celui de la Résurrection bienheureuse des humains qui traversent la mort sans y demeurer.