Luc 4, 40

Amener à Jésus

Quand les membres d’une famille prennent soin entre eux d’un malade grave ou d’un infirme, en commun ils ont à la fois :

Ils cherchent tous les moyens de soulager celui ou celle qu’ils aiment et de contribuer ainsi à une guérison la plus totale possible. Ils se mettent à son service. Ils cherchent tout ce qui pourrait améliorer sa santé. Ils sont à l’écoute pour découvrir le meilleur soignant ou les nouvelles thérapeutiques. Ils se dérangent pour conduire celui ou celle qui leur est cher. Rien n’est trop bien pour le tirer d’un mauvais pas ou améliorer sa situation. Ils sont prêts à bousculer leur vie personnelle pour obtenir un allègement de la souffrance de ceux et de celles dont ils se reconnaissent solidaires.

Justement, on vient d’apprendre que Jésus réside à Capharnaüm et qu’il a guéri la belle-mère de Pierre. Bonne aubaine. Il faut profiter de sa présence pour lui présenter ceux qui souffrent de ‘diverses maladies’. Par délicatesse et pour que les égrotants ne soient pas incommodés par la chaleur du jour, les familles conduisent malades et infirmes à Jésus ‘au coucher du soleil’.

Jésus n’agit pas à la va-vite. Il impose les ‘mains à chacun d’eux’, car c’est chacun qu’il guérit ou libère. Son amour s’adapte à la personnalité de chaque individu et les guérit tous. Guérir n’est pas seulement un accès d’une personne à la santé ; c’est aussi un bénéfice pour la société.

En contemplant cette scène, les baptisés du vingt-et-unième siècle s’interrogent. Ils disent volontiers : « Beaucoup parmi nos familles, nos amis, nos relations, ne connaissent pas Jésus » :

Que faire pour participer à la guérison de ceux qui souffrent de ne pas connaître le Christ ?

 Ni recruter, ni séduire, ni enrôler, ni raconter des boniments, mais simplement vivre :