Luc 5, 37

Nouveauté ? Non ! Renouvellement. Recommencer chaque jour

La nouveauté n’est pas en soi un critère évangélique.

Mais vivre en intimité avec le Christ Ressuscité inscrit au cœur des baptisés la joie de renaître et de s’arracher constamment à ce qui meurt en eux et dans le monde.

Les hommes et les femmes de la foi ne nient rien de leur histoire. Ils héritent à chaque instant de leur passé, par lui ils sont en partie modelés. Avec  grandeurs et  faiblesses, les leurs et celles des autres, ils engendrent l’avenir.

En effet ils ne sont pas nécessairement dans la répétition du passé.  Ils renaissent. Ce sont des « re-nés ».

Chaque jour :

Ils n’oublient rien, ne nient rien d’hier ni d’avant-hier mais la liberté ni ne les rive au passé ni ne les attache à aujourd’hui. Guetteurs des temps qui viennent ils sont prêts à les assumer et à les transformer pour, avec tous ceux qui le désirent, pétrir le pain de l’accomplissement humain. Un pain léger, un pain qui n’étouffe pas, mais nourrit et donne force et joie.

Leur expérience, leur patrimoine intellectuel, les alliances qu’ils ont conclues, leur fidélité ne sont ni chaîne ni boulet. Tout concourt à l’épanouissement de leur personnalité et de la société qui se prépare dans le creuset d’aujourd’hui où se fondent sans pourtant se confondre : culture et foi.

La Bonté fait demain.

Demain n’est pas comme aujourd’hui.

« Rien de nouveau » n’est pas une expression chrétienne.

Demain n’effraye pas mais il advient comme une proposition nouvelle.

Dans demain se cache la surprise de la grâce.

Dans demain recommence d’un éclat nouveau le jour que la nuit avait interrompu.

La nouveauté pour un chrétien a quelque chose de commun avec le retour du Christ qui fait toutes choses nouvelles :

Chaque jour recommence la création.

Chaque jour est une genèse.

Chaque jour engendre la nouveauté d’une Résurrection.

Je crois que les « baptisés confessants » vivent dans la dynamique du Christ : Voici que je ferai chaque chose nouvelle ».