Luc 5, 3-6

Une demande

Une demande
Un conseil.
Un Appel.

Hier.
Jésus est parti seul de Nazareth où il avait reconnu publiquement sa vocation à la synagogue.
Après avoir libéré un prisonnier du ‘diviseur’, il quitte la synagogue de Capharnaüm, va dans un endroit désert pour prier, il s’éloigne de ceux qui voulaient le garder pour eux seuls…

Aujourd’hui.
• Jésus n’est plus dans une synagogue, mais en plein vent, au bord du lac de Génésareth.
• Ce n’est plus un jour de sabbat avec une assemblée de pratiquants.
• Il n’y a plus de livre à commenter, c’est lui ? Jésus : LA PAROLE VIVANTE, celle qui s’articule dans le monde avec le monde.
• Une foule se presse autour de lui pour l’écouter.

Solitude et propositions.
Jésus ? toujours seul, remarque des pêcheurs qui lavaient leurs filets, ils ne semblent pas faire partie de son auditoire. Il s’adresse à Simon et lui demande un petit service pour être plus à l’aise pour parler. Simon le rend.
L’enseignement achevé, Jésus fait à Simon une suggestion pour mener une action commune avec lui : « Avance au large, nous travaillerons ensemble là où la nuit dernière vous n’avez pas réussi ».
Sur ton ordre, dit le patron de la barque, je vais jeter les filets.
Une pêche énorme, on a besoin d’autres pour ramener cette quantité de poissons.

Jésus était seul… il considère ; il demande ; il suggère ; il participe à une action commune ; enfin il appelle clairement… Ils sont cinq.

En raccourci c’est l’histoire de l’invitation à jouer sa vie sur le Christ. Prendre le temps, avancer progressivement dans les propositions pour laisser à la liberté d’autrui le temps de naître : réflexion, discernement, refus ou acquiescement.

Le tout est réglé en onze versets… L’anecdote racontée par Luc n’est, bien sûr, qu’une sorte de parabole ou qu’une relecture effectuée par les premières communautés chrétiennes. Chaque baptisé qui a pour toujours renoncé à la séduction diabolique de l’enrôlement, puise en Christ la force et la tendresse de l’invitation à connaître l’Évangile et à en vivre.