L’effroi l’avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui
Toute la nuit, Pierre qui exerçait un métier et possédait une barque avait travaillé en vain. Sans aucun profit. Bredouille.
Au matin, lumière d’aube, il prend beaucoup de poissons. Evénement banal. Caprice de la pêche. Un banc. Bonne aubaine.Ce fait tout naturel devient l’événement qui décide de toute sa vie ultérieure, la prolonge, et la change. Jésus est avec lui.
C’est la relecture de Pierre qui fait pour lui l’événement décisif.Ému, il vacille, il a peur. Dessaisi par l’effroi, il ne « comprend » pas. Désarmé.
Pierre fait des liens. Il relie, il trouve un sens nouveau. L’Esprit éclaire son intelligence. Il entend autrement, il se détermine dans la démaîtrise.
La Parole du Christ qui est présent à bord lui ouvre un prolongement infini, sur un tout autre registre de signification. Il poursuivra ce qu’il sait déjà faire avec compétence… Il continuera de pêcher mais autrement : « Ce sont des hommes que tu prendras ».
La fécondité l’invite à appeler d’autres professionnels, compétents comme lui, pour l’aider et profiter avec lui de l’abondance « qui fait craquer les filets ».
Il ramène sa barque. Elle peut encore servir.
À qui sait regarder les « choses » du monde et entendre la Parole que Jésus adresse personnellement.
À qui sait prendre le temps de la « relecture » : « L’ÉVÉNEMENT DE LA FÉCONDITE DEVIENT MAJUSCULE ».
On peut en faire le récit à d’autres, le raconter comme un Bonne Nouvelle pour soi. Ceux et celles qui l’écouteront dans la foi pourront aussi l’accueillir pour eux.
1 septembre 2011
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