7 août 2012
En Christ, Dieu s’approche. Il s’incarne. Il devient l’un de nous pour nous conforter dans la traversée de nos vies. Ici, Christ marche sur l’eau… Etonnant… Effroi ! Jésus dit à Pierre: « Viens vers moi ! »… Pierre descend de la barque, marche sur l’eau… Cela ne semble pas l’épouvanter… Mais il y a du vent… Pierre a peur : il s’engloutit. Nos « peurs secondaires » pour finir sont assez minces. Qu’est-ce que le vent par rapport à marcher en équilibre sur l’eau ? Elles nous effrayent encore plus que l’appel radical du Seigneur : « Rejoins-moi ! ». Etonnant ?
4 août 2014
Jésus, dans la nuit, à l’écart, seul dans la montagne, priait. A la pointe du jour, il ne quitte l’intimité de son Père que pour rejoindre ses disciples qui se débattent dans les vents contraires. Effrayés de découvrir « quelqu’un » qui venait vers eux qui se trouvaient dans une difficulté extrême, ils ont peur car ils ne savent pas encore que Jésus vient les rejoindre dans leurs combat pour s’embarquer avec eux et apaiser leur angoisse. Jésus est solidaire de toutes les luttes qui nous mettent en péril. « Confiance, c’est moi ! N’ayez pas peur ! »
4 août 2015
Un dialogue dans la tempête. Le péril est grand. L’effroi envahit les cœurs. Le discernement est totalement obscurci. Nul parmi les disciples ne sait quoi faire. Jésus leur dit : « Confiance, c’est moi ! ». Pierre trouve alors la force de parler. Il veut vérifier que c’est bien Jésus qui est à proximité. Le Seigneur, à la demande de Pierre, rajoute de l’effroi à l’effroi : « Descends donc de la barque, n’aie pas peur, quitte ta maigre sécurité et viens vers moi ! ». La main tendue du Christ sauve Pierre de la noyade. Tout baptisé, à un moment ou un autre, vit plus ou moins ce genre de dialogue dans la tempête.
2 août 2016
Les disciples s’embarquent, ils vont sur l’autre rive précéder Jésus. Lui congédie les foules, monte sur la montagne. À l’écart, dans la solitude, il prie. Vers la fin de la nuit, il rejoint les disciples malmenés par la tempête. Tout à leurs difficultés, ils ne l’attendaient pas. Pierre veut la preuve que c’est bien le Seigneur qui les rejoint dans leurs difficultés. « Viens, dit Jésus, quitte ta maigre sécurité et, puisque tu le souhaites, rejoins-moi, rajoute même du péril aux périls, tu découvriras que « c’est moi qui sauve ». Jésus étendit la main. Pierre et lui regagnent l’esquif. Le vent tombe. Christ est à bord. La peur cesse. Tous se prosternent. Ils arrivent à bon port.
7 août 2017
Dans la tempête, les esprits se brouillent, la panique envahit et voit des fantômes. Ici, dans ces versets de l’Evangile qui nous racontent que Jésus marche sur les eaux, que peut-on en retenir ? Jésus, la Parole qui Parle, dit : « Confiance, c’est moi, n’ayez plus peur ! ». Jésus est quelqu’un de connu, c’est une personne avec laquelle on peut avoir une relation qui engendre la confiance. On peut se fier à elle. Pierre vérifie qu’il n’est pas sujet à une hallucination. Pour fortifier la foi de Pierre, Jésus lui dit : ‘Viens’ et Pierre prend le risque du pratiquement impossible : il descend de l’embarcation et se dirige vers celui qu’il a appris à connaître et à aimer. Dans un recoin de son cœur, il reste pourtant un brin de peur. Son angoisse refait alors surface, tant les éléments déchainés l’effrayent. Jésus lui tend la main. Ils remontent ensemble dans barque. La sérénité revient. Tous se prosternent. On a tous vécu au présent cette mystérieuse relation.
7 août 2018
« Un défi impossible ». D’ordinaire, on ne va pas à la rencontre de Jésus qui s’approche en se lançant dans des défis impossibles. Si on va dans ce sens, on risque bien de sombrer dans la peur et de ne pas atteindre le but que l’on s’est fixé. Il est très rare de pouvoir marcher sur l’eau, surtout en pleine tempête. Demander au Christ des preuves de sa présence, en dehors de la vie ordinaire, est inconvenant. C’est dans l’humilité du cheminement quotidien, c’est dans la pauvreté de la marche ordinaire, que s’accomplit le miracle de la foi. Généralement, le réel de la banalité est le lieu de l’accueil du Christ. Pourquoi demander au Christ des choses extraordinaires, alors que le rendez-vous avec lui se trouve dans la simplicité de la normalité ?
3 août 2020
Jésus renvoie les foules qui ont profité des guérisons, de la Parole et de la nourriture qui vient de Dieu. Il demande aux disciples d’embarquer pour traverser. Il les rejoindra. Il reprend une partie de son plan et gravit seul la montagne pour prier. Les disciples partent mais, pendant la « traversée », ils doivent affronter une rude tempête. Jésus ne peut pas les laisser seuls. Son plan est à nouveau ‘dérangé’. Il part les rejoindre. Il n’a plus de barque. Son amour pour eux le fait ‘marcher sur les eaux’. A son approche, les disciples croient voir un fantôme. La tempête gagne leur cœur. « C’est moi, dit Jésus, n’ayez pas peur ! ». Pierre veut vérifier, la parole de Jésus ne lui suffit pas. Dans sa bienveillance, Jésus l’appelle : » Viens ! » Pierre essaye, il coule. Il crie : « Seigneur, sauve moi ! ». Aussitôt, Jésus tend la main. Tous les deux montent dans la barque. Le vent tombe. Les disciples se prosternent. Cette histoire n’est pas un conte merveilleux. Elle révèle ce que nous vivons tous, presque au quotidien.
3 août 2021
Les tempêtes sont fréquentes sur le lac et dans la vie. Être habiles et compétents ne change pas grand-chose à l’affaire. Quand la peur surgit, il faut retrouver confiance en soi. La présence et la parole d’un ami est toujours un réconfort. Ici, dans ce passage de l’Évangile de Matthieu, Jésus arrête sa prière pour porter secours à ses compagnons de chemin. Mais il va rajouter de la peur à la peur en marchant sur la mer. « C’est un fantôme ! » crient les disciples. « Non, c’est moi ! » dit Jésus. Pierre veut des preuves. Malgré ses doutes, il rejoint Jésus dans la tempête. « Seigneur, sauve-moi ! ». Alors le calme revint. Jésus monte dans la barque.
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Matthieu 14, 22-33