25 juin 2012Toute la journée, il faut juger, apprécier, choisir pour vivre libre mais il ne faut pas « juger » contre les autres, les déprécier, ne voir que leurs défauts et les enfermer dans leurs faiblesses. Avoir un regard mauvais et un cœur acerbe revient à se détruire soi-même et camper dans la nuit d’un œil sans amour.
23 juin 2014La bonté qui n’est pas faiblesse mais qui allie « justice, réalité et amour » anime le cœur et l’intelligence de ceux et de celles qui ont à juger. Qui sont-ils ? Non seulement les « magistrats » auxquels la société dévolue cette fonction dans un état démocratique, mais tous les humains qui, chaque jour, ont à juger du présent qu’ils vivent avec tous, pour déterminer ensemble leurs actions, leurs alliances, leurs services. Chacun, à son propre niveau, et tous les humains doivent se déterminer à tout instant pour agir avec droiture en tenant compte, à la fois, du bien commun et de la capacité de chaque personne. Cet exercice périlleux réclame, lucidité, courage, bienveillance et discernement. Rien de pire qu’un humain mauvais juge : il fait son propre malheur, il s’étouffe en étouffant les autres.
22 juin 2015Pour un chrétien, l’écoute et la présence à autrui qui est d’abord un frère ou une sœur en humanité et parfois dans le baptême, se basent sur la réciprocité de la confiance. Ni elles ne jugent, ni elles mesurent, mais elles accueillent et établissent la relation pour qu’autrui puisse parler sans tremblement et s’exposer à la lumière de sa propre parole qui dissipe progressivement ses craintes et établit sa personne dans la liberté du discernement et de l’action. Mystère du Verbe.
20 juin 2016Être lucide sur autrui est plus facile qu’être lucide sur soi. Demander à l’autre de corriger sa manière de voir est plus simple que de purifier et de rectifier son propre regard. Bref, on est sans cesse enclin à juger autrui, plutôt qu’à se convertir soi-même. Si, à bon droit, la vie d’autrui nous intéresse au point que l’on désire son cheminement vers la sainteté, il est urgent de chercher soi-même sur quel point particulier on peut commencer à modifier sa propre vie pour la rendre plus conforme à l’Évangile.
26 juin 2017Tiens ! Mon frère ou ma sœur a ce petit défaut. J’aime mon frère et ma sœur, ils ont souvent des messages à me transmettre de la part de Dieu. A quoi m’appellent leurs peccadilles ? Si je les remarque, c’est que le Seigneur dans sa bonté me fait signe et désire me faire comprendre quelque chose qui me concerne dans mon propre comportement. Je vais voir si mon propre regard n’est pas encombré. Il se pourrait que je porte sur eux des yeux peu cléments et un tantinet faussés, car ce n’est pas une paille que j’ai dans l’œil mais une poutre.
26 juin 2017La Bonté consiste à faire correspondre, exactement et avec diligence, le don avec la demande. La bonté est tellement délicate qu’elle n’encombre jamais avec ses bienfaits. La bonté respecte le désir de l’autre et sa liberté. La bonté n’étouffe personne et ne va pas plus vite que la formulation d’autrui qui souhaite recevoir. Ceci dit, la bonté est attentive et laisse percevoir qu’elle n’attend qu’un signe, si petit soit-il, pour répondre avec discrétion et gratuité. Elle sait murmurer à l’oreille d’autrui : « Si tu as besoin, appelle, tu sais que je suis tout prêt et tout près à te donner ce que tu solliciteras ». Bonté et amour sont si proches qu’ils arrivent souvent à se confondre.
25 juin 2018« Qui cherche trouve ! ». La Parole de Jésus nous invite à être des chercheurs de Dieu. Ceux et celles qui l’ont entrevu dans le clair-obscur de la nuée ou dans la foi, l’ont entendu, ont faim de lui et désirent de toutes leurs forces le rechercher inlassablement pour l’aimer chaque jour d’avantage. Ceux et celles qui en ont entendu parler par des amis et les ont vus en vivre, veulent faire sa connaissance. Ceux et celles qui se sont heurtés au pourquoi de la vie humaine, sont à l’écoute d’un mystère qui les dépasse. Tous, à leur manière, sont des chercheurs de Dieu.
22 juin 2020En ce monde, « les enleveurs de ‘ pailles’ » sont nombreux. Certains manquent de délicatesse. Ils arrachent l’œil en voulant procurer un juste regard. D’autres, plus prudents ou plus humbles, désencombrent leurs propre yeux avant d’opérer. Ils ont tous les deux raisons. Il faut aider le prochain à voir clair pour qu’il ne juge pas trop vite et injustement. Les premiers ne se sont pas préparés ; voulant faire le bien, ils font beaucoup de dégâts. Les autres ont la sagesse d’éclaircir leur regard avant de s’approcher pour le soin. Ils ont pris le temps. L’affaire demande d’abord de s’exercer sur soi-même ; c’est vraiment honnête. Dans cette parabole, Jésus nous demande une attention fraternelle et une douce amitié compétente. L’une et l’autre rendent heureuse la vie communautaire et sociale.
21 juin 2021Si j’ai bien compris ce début du septième chapitre de Matthieu, il vaut mieux commencer à se convertir soi-même avant de vouloir favoriser la conversion d’autrui. C’est certainement un des moyens d’échapper à l’hypocrisie. Dans son propos, Jésus vise les pharisiens, les scribes et ceux qui leur ressemblent. Personnellement, je préfère ce que le Messie dit sur ‘le jugement’. En effet, qui suis-je pour distribuer des primes ou des blâmes ? De quel droit je deviens inquisiteur ? Dans le domaine de la foi, peut-on parler de loi ? Les humains et les chrétiens sont de pauvres pèlerins qui cherchent la vérité en marchant ensemble. Le « maillot jaune » n’est pas mieux que le « traînard ». Tous n’ont pas la même histoire, ni les mêmes ressources culturelles ! Comment juger ?
25 juin 2012
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Matthieu 7, 6-14