9 juin 2012
Tout donner ce qui fait vivre, l’offrir au Seigneur en le consacrant au peuple dont on est solidaire, n’est pas seulement une affaire d’argent. L’aumône essentielle va beaucoup plus loin que la monnaie. La vie communautaire chrétienne est un choix de dépossession de soi-même pour l’efficacité joyeuse d’un bien commun. Le partage de l’indigence est un signe pour tous.
11 novembre 2012
Chacun dans sa sagesse, en conscience juste et éclairée, estime devant Dieu ce dont il a besoin pour lui et ceux et celles dont il est responsable. A bon droit, il est équitable que leurs vies soient heureuses. Le reste, il l’offre. S’il veut aller encore plus loin, il peut grignoter sur ce qui lui a semblé nécessaire et le donner.
6 juin 2015
Ce qui compte dans l’aumône n’est pas seulement l’argent de la générosité mais l’offrande gracieuse et vraie de tout ce qui fait vivre. Il faut alors se poser la question de tout ce qui charpente la personnalité. Ce qui m’appartient en propre est aussi un bien commun. Il ne s’agit pas uniquement de monnaie à jeter dans le tronc, mais du don de soi à livrer pour l’épanouissement de tous.
8 novembre 2015
Chacun de nous est un « indigent » dans le sens où il n’est pas tout-puissant, même s’il détient pour un temps un pouvoir colossal. Il lui faut, dans les honneurs qui lui sont parfois rendus à cause de sa fonction, se rappeler qu’il est humain-mortel, sujet à l’erreur et à l’approximation. En fait, plus il est intelligent sur lui-même, plus il est humble. Chacun de nous a besoin de passer sa vie au crible de la vérité. Il lui est bon de se dépouiller, de ne pas en rester au clinquant du superflu, mais d’aller jusqu’au fond de son cœur où il n’est que lui-même.
10 juin 2017
Jésus disait dans son enseignement que les scribes avait une fonction sociale importante dans le peuple. Ils l’aident à mieux ‘savoir’ mais Jésus ajoutait qu’il fallait s’en méfier car ils risquent d’être bouffis d’orgueil. La ‘suffisance’ peut les dévorer. Alors, ils ne sont plus ‘serviteurs’ pour aider leurs contemporains à saisir la profondeur essentielle de l’Histoire Sainte. Ils cherchent et recherchent les honneurs. Parfois même, ils deviennent cupides et perdent le sens de l’aumône. Ils aiment l’argent qui leur permet de régner. Il se peut même qu’ils transforment la liturgie en simple spectacle édifiant pour se mettre eux-mêmes en valeur. La parole de Jésus est sévère, mais les scribes de tous les temps risquent bien de tomber dans les pièges sordides du pouvoir. Seule la foi véritable dans la vraie pauvreté du serviteur aux mains nues les sauve au sein de leur métier à risque.
11 novembre 2018
« Pour l’apparence, ils font de longues prières ». La prière et un débordement du cœur, une attitude intérieure qui change la vie, un chemin qui conduit jusqu’à l’adoration de Dieu et le service de ceux et de celles qui peuplent notre environnement. Rien n’est plus regrettable que de se montrer et de se mettre en scène pour soit disant édifier les proches. Il ne s’agit ni de se cacher ni de se taire, il faut traquer le superficiel en préférant la profondeur que Dieu seul connaît. Chacun acclimate en soi la bonté de Dieu et en vit dans la joie.
6 juin 2020
Se débarrasser du superflu n’engage à rien. Puiser dans son indigence pour donner en aumône revient à écorner le petit peu que l’on a pour vivre. L’aumône conduit à changer de train de vie pour partager et offrir. « J’aime tellement que je me prive ». L’aumône est une preuve d’amour qui ne se paie pas de mots : elle agit gratuitement. La veuve de l’évangile ne sait pas à quoi ni à qui servira ce qu’elle donne. Elle donne un point c’est tout. Elle décide de ressembler au Messie qui s’est offert sans calcul afin de contribuer à alléger voire à sauver la vie des démunis.
5 juin 2021
Les vêtements d’apparat séparent du peuple. Ceux qui s’en revêtent cherchent les premières places et les honneurs. Il se peut aussi qu’ils aiment l’argent qui accroît le prestige. Ces tentations ont existé depuis toujours. Elles dévorent aussi bien les politiques que les religieux. Tous doivent faire effort pour échapper au piège des honneurs et se laisser enseigner par la pauvre veuve qui, ignorante du superflu, donna tout ce qu’elle avait pour vivre.
7 novembre 2021
« Cette pauvre veuve a mis dans le trésor plus que tous les autres ». Pourquoi Jésus appelle-t-il ses disciples pour leur faire cette déclaration ? Parce que cette femme a puisé dans sa « pauvreté », qu’elle a réfléchi et s’est déterminée à l’offrande comme une prière jaillie du cœur. Ces deux piécettes suffisent à remplir le trésor, parce qu’elles signifient l’amour véritable. Elle a donné tout ce qu’elle pouvait donner. Ni plus, ni moins !
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Marc 12, 35-37