1er juin 2012Parce que homme est du temps et de l’espace, parce que chaque individu est à la fois unique et société, il a besoin pour durer dans la foi d’un minimum d’institution religieuse, c’est-à-dire de « religion » qui le « relie » à Dieu, aux autres et au monde. Mais sans la foi qui la purifie et la situe à sa modeste place, la religion devient ogresse et dévore l’humanité de l’homme.
29 mai 2015Avoir peur de Jésus n’est pas un sentiment qui fut jadis propre aux grands prêtres et aux scribes. C’est encore vrai aujourd’hui. Certains familiers de Jésus sont parfois pris de vertige car ils redoutent que le Christ ne devienne tout pour eux. Ils préfèrent sinon le tuer, au moins s’en écarter. La crainte leur joue un mauvais tour. Ils ne sont pas allés assez loin dans l’amour du Ressuscité pour connaître le bonheur de la liberté.
27 mai 2016La foi est un élan d’amour et de re-co-naissance. Elle est primordiale et, en définitive, préside au discernement pour l’action. Elle est don de Dieu et accueil humain. Elle suscite la liberté et entraîne la volonté. Elle n’est pas mercantile. La gratuité la caractérise. Elle s’enracine dans la bonté prévenante de Dieu (personne du Christ pour les chrétiens) et donne des fruits en toute saison. Elle s’affronte au doute et le dépasse. Elle se purifie sans cesse par une recherche inlassable. Elle crée une fraternité qui n’est pas un corporatisme. Elle vit du don et du par-don. Une de ses joies est de trouver les mots pour l’exprimer au présent dans toutes les cultures et leurs mutations incessantes.
1er juin 2018« La faim de Jésus ». La faim de Jésus n’a pas de saison, tandis que le figuier en à une. Difficulté de la rencontre entre ce qui apparaît et ce qui est en réalité. Jésus s’approche des humains. La faim d’amour le creuse et il n’est pas attendu. En beaucoup, il n’y a que des feuilles et pas de fruit. Il s’approche pour rien. A son amour, pas d’accueil ! Sa faim d’amour qui motive son approche n’est pas comblée. Ce sera pareil dans le Temple de Jérusalem. Ce devrait être une maison de prière et il ne trouve qu’une caverne de bandits. De loin, ce Temple a bonne allure. Il est majestueux mais, à l’intérieur, il n’incite pas à la prière. Il ne rend pas gloire à Dieu. En ce moment (en cette saison), il ne porte pas de fruit. Il faut purifier tout cela car, dans la prière, il n’y a pas de saison. C’est toujours le moment d’accueillir la faim d’amour de Jésus.
28 mai 2021Il y a un moment où les choses de la religion deviennent intenables. Adaptées à une époque déterminée, elles ont été « jeunes et pleines de vie ». A présent, elles ont tant vieilli qu’elles sont devenues insupportables. Seule la foi ne prend pas de ride. Elle suscite à chaque époque gestes, paroles, structures, qu’il faudra abandonner quand les mentalités et l’état d’esprit changeront. Faut-il encore qu’existent quelques groupes dynamiques de chrétiens-confessants pour renverser les tables et rafraîchir les cœurs !
1 juin 2012
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Marc 11, 27-33