7 février 2012
Pour certains, confusion entre la bonté de l’amour réciproque qui allie Dieu et l’homme, avec les traditions qui entravent la marche du temps et la nouveauté permanente de l’Evangile. L’Esprit, en nous donnant le Ressuscité, le met chaque jour au monde.
12 février 2013
Se contenter des rites est souvent un enlisement et une noyade. Si la pratique religieuse n’est pas nourrie par la lecture et l’intériorisation de l’Ecriture, par la vie communautaire avec des personnes reconnues et aimée, par la relecture spirituelle de la vie laïque avec d’autres baptisés, par l’oraison et le désir d’être un signe dans le monde, la foi au Christ Ressuscité ne prend pas « Corps » et la religion s’essouffle, elle aussi.
11 février 2014
Attention ! Il est facile de s’enfermer dans les prescriptions et les lois sacrées. Elles ne sont pas sans grandeur, mais elles enferment dans un temps passé. Elles fixent à des modalités qui ont eu sans doute leur raison d’être. Il faut sans cesse chercher leur trésor interne, le mettre à jour et le vivre aujourd’hui dans le Christ Ressuscité, Nouveauté Eternelle, Aujourd’hui Lumineux. Le baptême est un souffle de constant « Passage ».
10 février 2015
Les êtres humains, parce qu’ils sont corps et qu’ils sont aussi individus et société, ont besoin de signes pour s’exprimer. Parce qu’ils font l’histoire, les rites leur sont indispensables. Mais si les signes s’affadissent et si les rites n’ont plus de sens, alors la confusion s’installe et de l’essentiel il ne reste que des coquilles vides qui font illusion. Dans la religion, rien de pire, que des liturgies sans la foi. L’hypocrisie dévore la relation à Dieu et installe le mensonge au cœur même de l’offrande et de l’adoration.
9 février 2016
Les « gens » se bougent pour que les pauvres puissent bénéficier de la présence de Jésus et, pendant ce temps, des scribes et des pharisiens discutent entre eux des mains non lavées au moment des repas. Dérision et total décalage. Le peuple a compris l’essentiel, les élites sombrent dans l’organisation des rites. Jésus leur fait remarquer qu’ils s’occupent entre eux, à des choses bien secondaires.
7 février 2017
Certains sont attachés à des rites religieux anciens qui ont eu pleine signification en leur temps. Ce qui est capital, c’est le sens que tous peuvent comprendre maintenant parce que les signes humains sont adaptés à l’époque actuelle. Ils parlent d’eux-mêmes et ouvrent pleinement au mystère de toujours qui les dépasse. Un signe n’est qu’un signe. Ce qui est important c’est le sens intérieur qu’il porte, c’est la réalité profonde qu’il signifie, c’est l’appel spirituel qu’il transmet. C’est à la conversion que les signes appellent. Si les signes sont incompréhensibles dans la culture de l’aujourd’hui, ils sont muets, ils n’invitent pas, ils sont insignifiants ou, pire encore, ils empruntent à la gourmandise de la magie ce qui est du domaine exclusif de la liberté, de l’amour, de la foi.
6 février 2018
« Rites et commandements essentiels ». Nous entrons dans la polémique. Les pharisiens attaquent. Les anciens ont dit de se laver les mains avant de manger. Pourquoi les disciples s’en dispensent-ils ? Est-ce qu’ils méprisent la tradition ? « Non » dit Jésus. Ils ne retiennent que l’essentiel et s’efforcent de vivre le fondement des commandements de Dieu donnés à Moïse. Leurs consciences puisent à la fraîcheur permanente de la source et ne s’épuisent pas à suivre ce qui a été ajouté au cours des siècles. Il faut sans cesse distinguer ce qui promeut la grandeur de l’amour de Dieu pour les humains, qui ne vieillit jamais, des rites qui se fripent avec le temps. Il convient d’être sans cesse vigilant et de ne pas annuler la Parole qui vient de Dieu et rend libre.
11 février 2020
« Annuler la Parole de Dieu par la tradition ». C’est bien le danger qui nous guette tous. Il existe une « tradition tremplin » qui envoie vers Jésus qui est, à travers les siècles, l’Aujourd’hui de Dieu sur terre. Mais il existe aussi une « tradition prison » qui enferme à double tour dans le passé et risque même de méconnaître le cœur de ce qui fut jadis un vrai soutien pour une époque. La foi est vivante et dynamique pour tous les temps et tous les lieux. L’Esprit Saint donne le courage d’inventer ce qui est juste, vrai et adapté. La foi traverse intacte temps et culture, à toutes les époques elle suscite les institutions dont elle a besoin pour être bien vécue par des humains.
9 février 2020
« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi ». Jésus cite Isaïe aux pharisiens venus le gourmander sur ses disciples qui ne se lavent pas les mains au retour du marché et qui, alors, ne respectent pas la tradition des « Anciens ». Jésus n’est pas crispé sur la tradition, il l’interprète et l’observe dans son essentiel, surtout dans les écrits des prophètes. Jésus ne contemple par derrière lui, il ouvre l’avenir et apporte l’abolition des tracas de la religion et de la fausse piété qui ne sont que des préceptes humains. Il faut vivre l’amour qui vient de Dieu et articule, de ce fait, tous les humains entre eux.
7 juillet 2012
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Marc 7, 1-23