30 janvier 2013
Ce semeur est tout entier, presque avec obsession, à son métier de semeur. Il ne pense qu’à semer. Il n’économise ni ses forces, ni son grain. Il déborde de semence. Qu’importe moineaux, pierrailles, ronces ! Il distribue à la terre entière le grain qui est dans son grenier. Il vient du Ciel, il est pour tous. Par peur de se limiter, il donne avec profusion. Il exagère, il le répand de partout. Un peu fou mais admirable, ce semeur ! Il n’est pas chiche.
29 janvier 2014
Les Douze qui marchent avec Jésus ont besoin d’explication pour comprendre le sens profond des paraboles afin d’en vivre le mieux possible et pouvoir témoigner et expliquer de ce qu’ils s’efforcent de mettre en œuvre. Il ne s’agit pas pour eux seulement d’enseigner et de rapporter les paroles de Jésus à une foule. Il leur est demandé d’assimiler le message évangélique et de le laisser percevoir à chaque instant en le traduisant dans leur propre langage et l’approximation de leur vie personnelle et sociale.
28 janvier 2015
Par son baptême, le chrétien est enraciné en Christ. En lui, il trouve sa vitalité et la déploie tout au long de son parcours terrestre. Son existence n’est pas une suite d’instants éparpillés par les caprices du moment. Ce qu’il puise en Christ unifie sa visée primordiale. Il reconnaît que la succulence du fruit qu’il porte vient de la « Bonne Terre » qui le nourrit et lui permet d’inventer les modalités de sa saveur. Sa joie monte des profondeurs, il sait que la superficialité engendre desséchement et morosité.
27 janvier 2016
Les humains qui, sur terre, ne vivent et n’aiment par nature que dans le temps et dans l’espace doivent se méfier de l’adverbe « aussitôt ». Celui ou celle qui ne s’assoit pas pour réfléchir, trier, discerner seul et avec d’autre, puis choisir en son âme et conscience pour mettre en œuvres son désir est presque toujours « quelqu’un d’un moment ». Il a poussé trop vite. Il flétrit aussitôt sans avoir porté de fruit. Il est sans racine. Il voyage dans ses illusions ou ses coups de cœur. La foi prend le temps de faire des racines, de la patience des germinations, de l’offrande en plein vent, et de la moisson en plein soleil. « Prendre le temps » ouvre à l’Eternité.
24 janvier 2018
« Jésus monta dans une barque pour enseigner la foule restée sur le rivage ». Cela ne pourrait paraître qu’un détail. On peut lire aussi dans cette initiative une sorte de parabole. Quand il enseigne, Jésus n’est pas dans une chaire, ni dans un temple. Il est dans le « mouvant » pour parler à l’aise. Et qu’est-ce qu’il dit des paraboles ? Il emprunte un langage ordinaire pour que les écoutants écoutent et cherchent ce qu’il veut dire, qu’ils interprètent et ne retiennent que ce qu’ils peuvent comprendre sur le moment et se disent entre eux : « Qu’est-ce que tu as compris ? Moi, j’ai compris ça ! ». La parole de Jésus circule et le peuple s’enseigne en se parlant les uns aux autres.
29 janvier 2020
Je crois que, par sa Présence, sa Parole, sa Bonté, son Offrande et sa Miséricorde, Jésus sème au nom du Dieu Trinitaire. Il sème du Ciel partout et pour tous. Personne n’est oublié, mais personne n’est contraint ; on pourrait dire qu’il sème de l’amour et de la liberté à tout vent et à tout va. Le grain qu’il donne est un cadeau gratuit qui appartient maintenant à l’humanité. Certains (chacun à sa manière) seront reconnaissants et diront des mercis de louange. Ils s’efforceront d’en vivre et de transformer le grain en moisson fructueuse de vie fraternelle entre les humains. D’autres profiteront du grain et leur récolte terrestre, même s’ils la partagent généreusement, n’aura aucune reconnaissance pour le semeur. Ils ne désirent pas chercher qu’elle est l’origine du grain.
27 janvier 2021
La foule qui recherche Jésus et se groupe autour de lui pour l’écouter est disparate, certainement composée de gens très différents. Pour se faire comprendre de tous, Jésus raconte des paraboles, des histoires simples, que tout le monde a pu voir ou entendre. Pas besoin d’être savant pour retenir la dynamique du propos. Mais ensuite, à quelques-uns, Jésus explique le sens profond et spirituel de la « parabole ». C’est un moment où, avec la ‘Parole’, chacun et chacune se mettent à parler et à interpréter. On grave dans son intelligence et son cœur l’enseignement de Jésus. Cette coutume demeure vraie pour les chrétiens qui, ensemble dans leurs communautés respectives, commentent les Saintes Écritures et racontent les paraboles « glanées » dans leur vie quotidienne.
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Marc 4, 21-25