15 février 2012
La relation avec autrui, celle qui engendre la guérison, est progressive, lente et patiente. Elle compte avec le temps car elle est respectueuse de la singularité. Elle se passe « hors du village ». Elle demande confiance réciproque et adaptée. Elle conduit à tout voir nettement, sans mensonge.
19 février 2014
Jésus « touche » cet aveugle : il le prend par la main, l’oint avec la salive de la Parole à l’endroit de l’infirmité, lui impose les mains. Les gestes sont appropriés pour le ‘Corps-Humain’, c’est-à-dire l’homme. Mais « ça » ne suffit pas. Il faut en rajouter. « Imposer » les mains une deuxième fois suffira. Jésus et l’aveugle sont dans la patience de la guérison. Tout, tout de suite, n’est ordinairement pas humain et certainement pas chrétien. Souvent, il faut répéter le supplément spirituel de l’imposition des mains : signe de la Bonté de Dieu qui se donne. Le mot par-don signifie don parfait.
15 février 2017
Ceux qui ‘amènent’ l’aveugle à Jésus formulent une demande : « Touche-le pour le guérir ! ». L’aveugle ne dit rien. Jésus le prend par la main et le conduit à l’écart. Les compagnons de l’aveugle s’effacent. On n’en parle plus. La suite des événements se passe uniquement entre Jésus et celui qui ne voit rien. Premier essai infructueux. Il faut du temps pour voir. Jésus réitère le geste de l’imposition des mains. Maintenant l’aveugle voit tout, non seulement normalement, mais avec netteté. Jésus lui dit : « Rentre dans ‘ta’ maison, inutile de repasser par le village ! » Tout se passe comme si Jésus disait à l’ancien aveugle : « Prends le temps de tout ‘revoir’ selon ta propre perception d’homme guéri ! ».
19 février 2020
Jésus prit l’aveugle par la main et le conduisit hors du village comme pour le soustraire à ceux qui l’on conduit et rester face-à-face avec celui qui souffre. Il lui met de la salive (celle de la Parole de Dieu) sur les yeux. L’application n’est pas suffisante, il faudra recommencer en lui imposant les mains. L’aveugle est guéri. Il peut se conduire seul pour rentrer chez lui. J’en conclus, sans doute trop vite, que toute guérison spirituelle connaît plusieurs étapes. Nul ne voit pas tout clairement en un instant.
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