Marc 8, 1-10

11 février 2012

Trouver à manger dans le désert revient à croire que Dieu nourrit à partir de presque-rien. Ce presque-rien est trouvé par les disciples au sein de la foule. Changé en abondance par l’Action de Grâce du Christ, les disciples distribuent à tous le presque-rien devenu profusion.

15 février 2014

« Combien de pain avez-vous ? Faites le compte ! Regardez de près ! Examinez le réel ! Faites ensemble ce qui est en votre pouvoir immédiat ! Le reste, je m’en charge ». Nous ne sommes pas tenus de faire des miracles mais, ensemble, nous devons tout mettre en œuvre ce qui nous est humainement possible. Jésus a vu la faim de la « grande » foule. Aux disciples de commencer ! Ils ne devaient pas être bien nombreux et il y a là près de quatre mille personnes ! Le petit peu entreprit dans la foi devient immense.

14 février 2015

Jésus s’inquiète. La foule a faim. Elle n’a rien à manger. Il demande aux disciples de donner tout ce qu’ils ont : presque rien pour quatre mille personnes. Cette offrande insuffisante du dépouillement devient abondance dans les mains de Jésus. Les disciples, éberlués sans doute, ne se posent pas de question. Ils distribuent sans compter. Et non seulement ça suffit, mais il reste de la nourriture ! Ce miracle a lieu tous les jours. Jésus se soucie de son peuple. Les disciples donnent tout ce qu’ils ont. Jésus fait l’abondance. Le peuple reçoit largement ce dont il a besoin.

11 février 2017

Etre rassasié dans le désert de la foi : voilà bien la vraie question. Il s’agit ni de se désoler, ni de se perdre dans de vains gémissements. Il convient tout d’abord d’entreprendre une démarche réaliste : de constater le petit peu que chacun possède, puis de mettre en commun pour le bien de tous ce minuscule trésor, puis de le ‘bénir’, enfin de l’offrir. Il est bien évident que la multiplication des pains n’est ni une affaire de boulangerie, ni d’intendance avisée, mais un appel pressant du Seigneur pour que quelques-uns mettent en commun tout ce qu’ils possèdent pour nourrir ceux et celles qui viennent l’écouter. Il ne faut pas qu’en repartant chez eux, ils défaillent. Prévoir la suite est une obligation de l’amour.

10 février 2018

« Jésus donnait les pains à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ». Entre les mains de Jésus, le « petit peu peut ». Sept pains et quelques petits poissons suffiront pour nourrir la foule. Le Royaume de Dieu répugne aux grands moyens. Quelques disciples qui ne pleurent pas leur peine suffiront pour, en plein désert, rassasier un grand nombre de personnes qui n’a rien à manger. C’est bien là le miracle. Jésus associe quelques-uns à ses largesses pour que beaucoup en profitent.

13 février 2021

« Être rassasié dans le désert », c’est la problématique de la foi. Jésus nourrit ceux et celles qui « viennent de loin ». En toute liberté, ils ont fait l’effort de se ‘déplacer’ pour écouter et entendre la Parole. Leur choix, leur avidité, ne peuvent se retourner contre eux. Les aimer, c’est leur « donner à manger ». Jésus se concerte avec ses disciples, il les associe à sa compassion roborative : « Combien de pains avez-vous ? » – « Sept ! ». Quatre et trois, le Cosmique se conjugue au Trinitaire. Tout cela peut nous faire comprendre l’amour divin qui ne triche pas avec la réalité humaine mais lui donne une portée divine. C’est l’histoire même de l’Incarnation et de l’Offrande du Christ.