24 novembre 2012
Jésus, Parole de Dieu, parle bien de Dieu. Le baptisé, homme ou femme du quotidien, Corps du Christ par la grâce, nourri de la Parole de Dieu par amour, parle chaque jour de Dieu à partir de sa propre histoire parmi les humains. Sa parole est claire, car la lumière l’habite. Elle est simple parce qu’il la fait sienne.
23 novembre 2013
La Résurrection n’est pas la vie terrestre replâtrée, rafistolée, pour devenir éternelle. C’est une nouveauté totale et, pourtant, une permanence de chaque personne. Quand le temps s’arrête pour quelqu’un, alors, il s’épanouit sans limite au sein de la relation trinitaire. Par amour, Dieu l’associe à son intimité et l’accomplit totalement. Il ne tient pas de « place ». Il est comme Moïse, Isaac et Jacob. Il est vivant, il est « lui » en plénitude. Sa manière d’aimer comme Dieu aime le tient en communion avec l’humanité dont il est le fruit. Mystère, contemplation. Joie. C’est du moins ce que je formule de ma foi chrétienne.
22 novembre 2014
Je crois à la résurrection de chacun des êtres humains. Le « passage » de la mort à la vie les accomplira totalement. Chacun sera sans limite et vivra personnellement pour toujours dans l’intimité de la relation trinitaire. L’amour les tiendra unis, ils vivront de communion. Ils resplendiront de la bonté de Dieu. Ils seront associés à la Providence du Seigneur ; c’est ce que dans notre jargon nous appelons la « communion des Saints ». Je ne connais pas les modalités de ce mystère, mais il rejoint la volonté et la liberté profonde de ma foi.
21 novembre 2015
Tout être humain commence d’exister à un moment du temps mais, à sa mort, l’accueil de Dieu l’associe à son Eternité. Alors, pour toujours, il est comblé dans sa personnalité. Il vit dans un sommet de gloire et de communion. Une croyance de résurrection monte du temps ancestral. Les baptisés croient que la Résurrection du Christ a transformé cette croyance en foi, espérance et « agapè ». Leur vie sur terre porte déjà en germe cette force. Ils désirent la mettre au service de tous.
19 novembre 2016
C’est à partir de la loi de Moïse que des Saducéens interrogent Jésus sur le couple homme-femme, le mariage et la résurrection. La mort et la résurrection rompent et dépassent les mariages. Ils suscitent un au-delà des conditions terrestre toujours liées au temps. La mort et la résurrection instaurent la communion intégrale et l’intimité bienheureuse qui n’a plus de limite temporelle. Le couple humain basé sur la liberté, l’amour, la promesse, la fidélité, le don, l’offrande, la fécondité, n’est qu’une majestueuse institution qui signifie dans le temps la communion éternelle. Le célibat choisi, ratifié comme une offrande sociale pleine d’amour, peut aussi dans les aléas du temps être un véritable signe de l’éternité. Tout sur terre dans la limite des cultures peut signifier l’infini de la relation trinitaire. Limites, grandeurs et beauté des signes.
25 novembre 2017
Pour nous dispenser de réfléchir ou d’agir, parfois, dans nos vies, nous posons de fausses questions. Nous désirons embrouiller le propos et laisser à autrui le soin de donner une réponse que nous savons déjà ou pressentons au moins. Nous ressemblons aux grands prêtres, aux scribes et aux anciens, qui interrogent Jésus sur qui lui donne autorité. L’autorité n’est pas un document qui donne des pouvoirs. C’est la foi en quelqu’un qui agit selon le bien de l’homme, ouvre un chemin, fait la vérité, redresse ce qui est tordu, conduit vers la douceur et le pardon.
24 novembre 2018
« Ils sont enfants de Dieu et de la Résurrection ». Les Sadducéens s’approchent de Jésus et lui posent une question précise qui relève de la casuistique. Veulent-ils embarrasser Jésus ou veulent-ils apprendre ? Je ne sais pas. En tous les cas, Jésus répond clairement sur la question de la Résurrection et éclaire l’ambigüité de leur demande. Dans le « monde à venir », les ressuscités sont totalement accomplis. Ils ont une plénitude d’être. Ils ne sont pas limités par leur statut terrestre d’homme ou de femme. Ce sont des personnes vivantes singulières à tout jamais existantes en Dieu. « Maître, tu as bien parlé ». Les baptisés chrétiens ont-ils les mots pour évoquer ce mystère ?
23 novembre 2019
Si nous faisons nôtre l’Evangile, nous croyons que tous les humains sont enfants de la Résurrection. Gardons-nous d’imaginer à partir de nos schèmes humains ‘comment’ et sous ‘quelle forme’ nous vivrons en Dieu et entre nous. En ce domaine, nous sommes dépassés. Nous croyons que nous accéderons à l’éternité bienheureuse et que nous serons comblés et totalement accomplis. Notre mort sera ce « Passage »
21 novembre 2020
Le mariage d’un homme et d’une femme est un état terrestre. Dans le « Mort-Résurrection », il n’y a plus de féminin et de masculin qui ne sont en fait que des limites imposées par la vie sur terre. Dans la communion de Dieu « s’accomplit » chaque personne. Elle ‘vit’ pour toujours sa plénitude. L’amour prend sa forme suprême qui n’est plus du temps. Chacun et chacune quittent le précaire. Rien ne peut plus jamais les séparer. L’extase les saisit dans une communion généralisée. C’est tout au moins l’idée que je me fais en six lignes.
20 novembre 2021
Être enfant de la Résurrection consiste à entrer personnellement dans une vie ou il n’y a ni temps ni espace, mais distinction et communion. L’amour vécu sur terre s’épanouira. La fécondité vécue dans les contingences terrestres trouvera une autre forme apparentée à celle de la Trinité. Plus de limite, ni masculin, ni féminin, chacun sera en plénitude. La miséricorde de Dieu effacera toute faute et toute culpabilité. Pas de nombre limite : la communion des personnes réalisera l’unité absolue et, pourtant, les ressuscités garderont chacun leur épanouissement spécifique. Bref, j’écris mais je ne sais pas ; je crois et j’espère. Incapable de prouver, j’interprète à ma guise les versets de Saint Luc.
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Luc 20, 27-38