25 décembre 2012
D’un homme et d’une femme nous sommes nés. Nous sommes insérés dans l’histoire, dans une culture, nous avons choisi de nous y enraciner. En Christ, Dieu nous appelle à partager sa vie. Nous l’avons appris par les baptisés. Librement nous avons choisi de répondre à sa proposition d’amour. Nous sommes « renés » en Christ. En nous divin et humain se mêlent. Présence mystérieuse, douce obligation. Comme Jésus en son temps nous sommes signes pour le nôtre.
31 décembre 2012
Effectivement, l’apôtre Jean dit juste : Dieu personne ne l’a jamais vu. Jésus qui vient de lui nous l’a révélé. Pour ce faire, il a pris notre nature, il a partagé la culture de son temps, il a employé les mots de son époque, son comportement a été plein de grâce et de vérité, « il a passé en faisant le bien »… Les baptisés, Corps du Christ, ont la même charge et le même amour.
25 décembre 2013
La Parole de Dieu, malgré sa grandeur n’est pas terrifiante tant Jésus est doux et humble de cœur, tant il aime les hommes, tant il les délivre et les guérit. Il se livre non pas seulement pour dire la Vérité mais la « faire » avec nous. Tout ce qu’il est, il le partage. Dans la foi et le baptême nous renaissons avec lui. En pays païen, nous sommes son Buisson Ardent, nous brûlons sans nous consumer. Notre manière de vivre simplement interroge. Nous laissons entendre la Parole de Libération que Dieu prononce dans toutes les langues.
31 décembre 2013
Plein de Grâce et de Vérité, le Verbe s’est fait chair. Dans la foi nous avons découvert sa fraternité. Dans notre nature humaine il nous offre de partager avec nous la gratuité du Don et la lumière de la Vérité. Il nous convie à offrir gratuitement à tous les humains ce que la foi nous permet d’entrevoir et de contempler. Nous sommes des gérants pour transmettre à tous ceux et celles qui le souhaitent la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour l’humanité. Rien ne change tellement dans les soubresauts terrestres journaliers mais tout est nouveau dans la manière de les vivre.
24 décembre 2014
En partageant notre nature humaine et en parlant le langage des hommes de son temps, Jésus, le Christ nous a fait connaître la Paternité de Dieu. En son Fils, il s’approche de nous. Il nous révèle sa proximité intérieure, celle qui dans sa délicatesse prend soin à la fois de chacun et de tous. Il nous associe à son Verbe qui est Parole et Action. Notre dignité naturelle devient aussi surnaturelle. Ce que nous disons et faisons s’apparente à son mystère d’amour insondable. Dans le temps et dans l’espace nous sommes comme associés à sa bonté féconde. Noël.
31 décembre 2014
Je crois que la Vie dont Jean parle dans le prologue de son évangile n’est pas étrangère à toutes les formes de vie que nous connaissons sur terre mais les dépasse infiniment. Jean nous invite à reconnaître, à adorer, à contempler en Jésus la Vie Trinitaire qui est relation d’amour sans faille qui suscite l’Unité Parfaite et la Distinction. En bénéficiant de cette source les humains sont, dans leurs limites, l’image de Dieu.
31 décembre 2015
La méditation du prologue de Jean nous situe à la Charnière du Temps et de l’Eternité. Elle nous ouvre à une Mystique du Monde et à une Mystique Chrétienne. En Christ incarné on peut totalement entrer dans une Mystique lumineuse de la vie humaine, dans une Mystique de la grandeur de la création aux limites insoupçonnées du progrès, dans une Mystique des relations humaines banales dont la source est enfouie la Relation Trinitaire. Tout est dit de la laïcité et de la foi. Bonne Année.
31 décembre 2016
Le Verbe est celui qui conjugue en lui, sans décalage ni mensonge la Parole et l’Action. Sa Parole exprime la Lumière, son Action fait la Vérité. Un baptisé confessant a accepté sa proposition. Plongé en Lui, il est appelé à être dans le temps et la culture des humains un associé significatif de la lumière et de la vérité. Vaille que vaille, jour après jour, quoique limité et imparfait, il se reconnaît prêt à renaitre sans cesse. Au quotidien, l’Esprit affine sa conscience. Sa visée peut se fortifier et se préciser, il se désire en marche vers la lumière. Ses efforts sont à la fois sincères et plafonnés. Son imperfection et même ses péchés ne sont pas pour lui une honte, car il se sait aimé. Même dans son indigence spirituelle le Verbe le vivifie.
31 décembre 2019
Depuis très longtemps, à Lyon tout au moins, le prêtre restait à l’autel pour lire après la bénédiction finale le prologue de l’évangile de Jean. Aux mots « le Verbe s’est fait chair, l’officiant faisait une génuflexion avant de conclure : « Plenum gratiae et Veritatis ». Si je rappelle cette sainte pratique c’est pour que chacun des baptisé relise de temps à autre le « prologue » du quatrième évangile. En quelques versets il trouvera de quoi méditer et d’exprimer sa foi en l’Incarnation.
Dans le prologue de l’Évangile de Jean, quatre versets font allusion à Jean le Baptiste. Il est présenté comme un témoin qui surgit du passé dans le souffle d’Élie le prophète et qui, en même temps, présente le TOUT AUTRE. Jésus ouvre l’Avenir et révèle en sa Personne la proximité de la relation Trinitaire, il fait découvrir à l’humanité entière la profondeur de l’Altérité Réciproque, semence de confiance et de bonheur. Plus jamais l’aberration de la guerre, maintenant tous les humains sont appelés à faire dialoguer les différentes cultures et à s’aimer comme Dieu les aime.
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Jean 1, 1-28