12 janvier 2013
Parmi les baptisés différents et leurs communautés multiples, on ne devrait découvrir ni hostilité, ni concurrence, ni jalousie, mais seulement des appels à être de plus en plus, les uns et les autres, des intimes du Ressuscité. Ce qui compte pour nous, Corps du Christ, c’est notre incarnation réussie aujourd’hui dans le monde qui s’échafaude, comme le fut celle de Jésus en son temps, lui qui a épousé par amour la civilisation de son époque en Palestine et l’a sauvée par son offrande.
11 janvier 2014
Rien de pire que les conflits entre les religions qui adorent le même Dieu, rien de plus malsain que les oppositions irréductibles entre les Eglises chrétiennes. Rien de plus délétère que les jalousies à l’intérieur de la même paroisse ou du même réseau catholique. C’est évident, le diable-diviseur triomphe. Les jalousies s’aiguisent. Les points d’honneur enflent. Dans ce dernier cas, les baptisés n’ont pas su dialoguer et chercher ce qui pour l’avenir est le meilleur selon l’évangile, selon la réalité, pour la communion, pour l’annonce de la Bonne nouvelle au sein de la culture humaine qui s’édifie dans une population.
10 janvier 2015
Pour les chrétiens, ce qui fait l’Eglise, ce ne sont ni les systèmes ni les coteries, mais bien l’accueil de l’amour et de la bonté de Dieu, c’est-à-dire la personne de Jésus le Christ. Dans la foi vécue aussi intensément et pauvrement que possible, il n’y a aucune place pour la concurrence ou pour la jalousie. Seul compte le don de Dieu et l’Esprit qui révèle celui qui vient au nom du Seigneur. Adoration et discernement.
9 janvier 2016
Jean le Baptiste a parfaitement compris son rôle. Il est celui qui est envoyé devant pour orienter vers le « bon » Chemin. Dans cette action modeste et pleine, il trouve sa joie parce qu’elle est vraie et juste. Sans enflure, sans orgueil, il se tient à sa place et Jésus prend toute sa taille. Il n’y a pas à s’en étonner. C’est ce que, lui ,le précurseur avait compris et annoncé, il l’a vécu sans aucun trouble. Il est parfaitement comblé.
11 janvier 2020
Certains pensaient qu’il y avait comme une sorte de concurrence entre les baptêmes donnés par Jésus et ceux donnés par Jean. Il n’en est rien ! Le précurseur l’affirme : « Lui, il faut qu’il grandisse et moi, que je diminue ». Il y a grand danger de se prendre pour Dieu et croire que l’on possède les paroles de la vie éternelle. Nous ne sommes que des serviteurs ou des servantes de la Vérité.
9 janvier 2021
Entre ceux et celles qui veulent vivre au cours des jours délicatesse, confiance et réciprocité, il ne peut y avoir défiance et concurrence. Chacun tient une place singulière et agit avec cœur et discernement pour le bien de tous. Le reconnaître est déjà un pas vers la foi et la conversion. Jésus et le Baptiste font presque la même chose, mais ils sont différents. A l’humilité de Jean s’ajoute la joie de dire de Jésus : « Lui, il faut qu’il grandisse et moi que je diminue ». C’est le secret de la vie communautaire.
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