3 juillet 2012
Le doute de Thomas prépare sa chance de rencontrer le Christ d’une manière très concrète et d’entrer dans son Mystère de Résurrection. Le doute de « Bonne Foi » n’est pas un drame, encore moins un péché, mais l’occasion de renouer en soi la participation active au Corps du Christ. En communauté, on « touche » Jésus Ressuscité.
3 juillet 2013
Thomas n’était pas avec les autres apôtres quand Jésus ressuscité vint les visiter pour la première fois. Les « Dix» dirent à Thomas : « Nous avons vu le Seigneur ! ». Thomas n’en croit rien. Il ne fait pas confiance à la Parole des autres. Il veut faire une expérience individuelle pour croire. Il veut toucher du doigt ! Jésus dans sa bonté accède à ses exigences. Il lui pardonne et fait servir son incrédulité à son acte de foi. Telle est la délicatesse du Ressuscité ! Les autres apôtres firent sans doute pareil. Ils pardonnèrent à Thomas d’avoir douté de la communauté.
3 juillet 2014
Il n’y a que les humains qui doutent. C’est leur privilège ! Les choses ne doutent pas, les plantes ne doutent pas, les animaux ne doutent pas. Douter trouve son origine dans l’intelligence et la liberté. Etablir sa position est un couronnement. Croire est un sommet de liberté parmi les incertitudes qui courent le monde. La foi est un don de Dieu à ceux et celles qui cherchent, lisent les Ecritures, accueillent et vérifient les témoignages des croyants, constatent leur bonheur, découvrent un Chemin qui va du côté de l’Amour, de la Vérité, de la Plénitude. La foi est un risque pacifiant qui ouvre l’avenir vers l’éternité.
3 juillet 2015
Les « poètes » disent que l’apôtre Thomas était d’un tempérament un tantinet dispersé. Mais Jésus l’aime comme il est. Il s’approche de lui pour une ‘leçon particulière’ adaptée à sa manière d’être. Avec un léger reproche, mais beaucoup d’amour, Jésus prend le temps de lui faire ‘toucher du doigt’ la Résurrection. Tous différents, nous sommes chacun aimés pour nous-mêmes, tels que nous sommes.
3 juillet 2017
Les disciples, quoique apeurés, dirent à Thomas qui revenait parmi eux après une absence : « Nous avons vu le Seigneur ! ». Thomas pensa : « Faribole ! » et dit : « Moi, je veux voir et toucher du doigt ce que vous me racontez. Il me faut des preuves. Sans cela, il m’est impossible de croire ». Plus tard, le Ressuscité se présenta à Thomas et l’invita personnellement à entrer en relation avec lui. « Avance et mets la main dans mon coté. Tu désires de l’indubitable, en voilà ! » Et Thomas fait en lui l’expérience de la foi et dit tout fort devant Christ et les autres rassemblés : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Il ne se prosterne pas. Il croit, il vit la foi. Le Ressuscité l’a rejoint et a dissipé son doute.
3 juillet 2018
« La foi des autres et l’expérience personnelle pour croire ». La parole de foi prononcée par les autres ne suffit pas pour que quelqu’un devienne chrétien. Il faut de plus que celui ou celle qui entend fasse, de quelque manière que ce soit, une expérience personnelle de la rencontre du Ressuscité. On ne devient croyant que si au plus intime de soi on peut dire en vérité : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Pas besoin d’une vision, mais d’une décision libre et d’une offrande vraie pour nouer une relation intérieure avec le Jésus des Evangiles.
3 juillet 2019
La relation de Thomas avec le Ressuscité étonne, interroge, demande contemplation. Elle dit l’au-delà de la foi qui fait toucher l’offrande et le pardon du Crucifié. Thomas vit dans son cœur l’invitation de Jésus : « Avance, rejoins-moi, entre en contact avec le mystère de la Résurrection, dépasse ton doute, par ta foi, reconnais moi et déclare devant tes frères, les disciples, ta prise de position ». Thomas entend intérieurement et déclare à haute voix : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Le doute n’empêche plus la foi, il est compatible…
3 juillet 2020
Jésus-Ressuscité vient voir à domicile les apôtres enfermés dans leur peur. Ils ne sont que dix. Thomas n’est pas là. Il est peut-être chez son jumeau. En tous les cas, il est absent quand Jésus donne à ceux qui sont présents l’Esprit d’audace pour continuer sur terre sa propre mission. Thomas qui se sent exclus rechigne, parce qu’il veut, voir, toucher, reconnaître vivant le Crucifié. Huit jours plus tard, son désir est exaucé. Jésus se laisse toucher. Thomas dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Il nous apprend que la foi et le doute cohabitent souvent, sinon toujours. Douter n’est pas grave, l’adoration nous permet de le dépasser.
3 juillet 2021
Jésus s’adapte à la personnalité et à la culture de chacun pour se faire reconnaître ressuscité. Thomas est un esprit fort. Passionné du concret, il ne croit que ce qu’il constate par lui-même. Il lui faut ‘toucher’ pour croire. Jésus l’aime comme il est. Pour Didyme, il se montre, il se révèle avec les traces corporelles de son histoire et de son offrande. La foi est toujours du « sur-mesure » quand, hors de toute « propagande », elle requiert une adhésion personnelle totalement libre.
20 juillet 2025
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Jean 20, 19-31