8 avril 2012
Tout le monde court ! La Résurrection hâte le pas de tous. Il fait sombre. Les indices sont minces mais suffisants pour celui qui a entendu la Parole et la garde en son cœur. La foi est affectée du doute qui sauvegarde la liberté du discernement.
31 mars 2013
Les petits signes que chacun recueille au quotidien, la références aux Ecritures, le témoignage des baptisés des vingt derniers siècles et de notre temps, la conscience avisée pour lire l’Histoire et découvrir le sens de la marche humaine, le cœur affamé d’amour et de grandeur, le souffle de l’Esprit, sont autant d’éléments qui contribuent à nous permettre de voir et de croire. Le fait de parler et de célébrer en communauté nous « ouvre » à la foi vivante : Christ est ressuscité. Retournement radical. Incarnation-Mort-Résurrection : dynamique nouvelle pour tous les jours de la vie terrestre et lumière à l’heure de notre mort.
20 avril 2014
Marie-Madeleine a constaté une absence. Ce n’est pas comme prévu. Elle court informer Pierre et Jean. Qui, à leur tour, courent pour voir ce qui se passe. Ils n’avancent pas à la même vitesse. Jean arrive le premier. Il s’interroge sur ce qu’il voit de l’extérieur. Il attend pourtant celui qui va moins vite. Pierre entre, il regarde, il scrute les « petits » signes. Jean entre à son tour. Les deux disciples sont ensemble maintenant dans le tombeau vide. Ils se laissent saisir par l’incompréhensible. Alors, ils font le lien avec la Parole de Jésus vivant dans leur cœur. Ils croient.
5 avril 2015
Toutes les choses « mortuaires » sont à leur place. Elles ne sont pas à l’ordre du jour. Dans ce lieu sombre, lumière, vérité, éternité se sont levées et se sont échappées de l’enfermement. Le Ressuscité rayonne de partout et s’offre à tous ceux et celles qui désirent vraiment renaitre et entrer dans une dynamique de Plein Vent, c’est-à-dire de l’Esprit trinitaire qui fait « Nouvelles » toutes choses. C’est vraiment une source constante de nouveauté pour tous. Joie de la conversion journalière.
27 mars 2016
C’était encore les ténèbres dans le cœur de Marie-Madeleine. Elle allait vers le tombeau où elle pensait que Jésus gisait. L’amour avait rongé son sommeil. Elle ne tenait plus en place. Il fallait qu’elle aille pleurer auprès du corps du supplicié enfermé dans un sépulcre. Une force la guidait. De loin, elle découvre que la pierre a été enlevée du tombeau. Cette affaire la dépasse. Elle court trouver Pierre et Jean pour qu’ils viennent voir. Les deux apôtres courent, entrent, voient et croient. Il reste à Marie-Madeleine à entendre la voix du Seigneur qui l’appelle par son nom. Elle le reconnaît et l’embrasse.
16 avril 2017
Marie-Madeleine aime Jésus de tout son cœur, de toutes ses fibres. Son inquiétude est extrême. Elle ne vérifie pas. Son amour dépasse la raison pratique. La pierre du tombeau est enlevée. Elle ne prend pas le temps de vérifier ce qui a bien pu se passer. Elle court chez les amis de Jésus pour les avertir. Ils savent peut-être ! Non ! Ils sont pris au dépourvu. Ils partent en courant pour voir. Jean et Pierre courent à des vitesses différentes, mais sans tarder ils vont vers l’acte de foi essentiel : Jésus est ressuscité. C’est l’amour de Marie-Madeleine qui les a sans doute tirés de la tristesse apeurée et les a conduits jusqu’au tombeau ouvert qui ouvre en eux ce que Jésus leur avait dit. La Parole de foi prend corps en eux.
1er avril 2018
« Courir… ». Marie-Madeleine constate que la pierre du tombeau de Jésus a été enlevée. Il fait encore nuit mais elle voit et court prévenir seulement deux disciples, Pierre (parce qu’il semblait un fondement de l’équipe des apôtres depuis Césarée) et Jean (parce que tous le reconnaissaient comme un ami intime de Jésus). Marie-Madeleine dit : « Nous ne savons pas où l’on a déposé le Corps du Seigneur ». Elle a vu avec d’autres que le tombeau était vide, mais elle et les autres n’ont pas ‘reconnu’ la résurrection. Les deux disciples partent en courant ensemble pour vérifier la véracité de ce que leur a dit Marie-Madeleine. Ils ne courent pas à la même vitesse. L’ami arrive le premier et attend le ‘fondement’. Ils entrent l’un après l’autre mais un ‘presque rien’ réveille leur foi. Ils se souviennent des paroles de Jésus. Ils croient et rentrent chez eux porteur de l’heureuse nouvelle.
20 avril 2019
Tout le monde court. La nouvelle inquiétante portée par Marie Madeleine n’est pas encore pour Pierre et Jean la « Bonne Nouvelle ». Ils n’ont pas encore fait le lien entre le moment présent et la Parole du Christ. Ce sont encore les ténèbres. Les signes demandent à être interprétés dans la foi au Verbe. Pour le moment, c’est l’effroi. Le tombeau où sont les linges sans le corps va délivrer son message à Pierre et à Jean. Marie Madeleine, elle, a droit à une parole des deux anges de la schekinah et à une rencontre personnalisée. Ce n’est pas encore suffisant. Il faudra encore d’autres signes plus éclatants. La foi en la Résurrection est longue à s’enraciner.
11 avril 2020
La pierre est roulée. Le Tombeau est ouvert. Les linges de l’ensevelissement sont là, bien rangés dans le tombeau, mais le corps de Jésus n’est plus là. Simon Pierre les aperçoit. Jean entre à son tour. Il voit et il croit. Ces minces indices lui suffisent pour se souvenir de tout ce que Jésus avait dit de sa Résurrection. Mais à ce moment-là, il n’avait rien compris. Maintenant ses pensées s’organisent. Le passé avec Jésus prend Vie. Son cœur est prêt à accueillir le don de la foi. Avec Pierre, ils rentrent chez eux. Ils méditent en repartant. Ce qui était annoncé se réalise. Jésus est Ressuscité. D’autres témoignages de leurs amis fortifieront leur foi. Ils donneront leur vie.
4 avril 2021
Incarnation et Résurrection sont les deux mystères essentiels de la foi chrétienne. Malgré les paroles fréquentes de Jésus et malgré les Écritures, les disciples n’avaient pas compris qu’il fallait que Jésus ressuscite. Si Dieu prend chair à l’Annonciation, il ne pouvait pas être anéanti par la mort. La mort était le signe de l’offrande de Jésus, mais elle n’enfermait pas Jésus. Il aima jusqu’au bout et pardonna. Puis il ressuscite (au présent) et c’est Marie-Madeleine, sans doute la pécheresse, qui va avertir Pierre et Jean que quelque chose d’insolite s’est passé au tombeau. Les deux disciples se dépêchèrent d’aller voir, ils crurent, puis rentrèrent chez eux. Ils devaient ajouter la méditation à l’acte de foi.
Article précédent
Jean 20, 1-18