5 avril 2012
Après le geste-sacrement du serviteur, Jésus reprend ses habits de convive. À table, il se fait Parole et appelle les invités de la Pâque à entrer dans la totale fraternité, celle qui est « échange » et « communion ».
28 mars 2013
Il faut avoir consenti à être « lavé » par le Christ pour pouvoir devenir comme lui serviteur et laver les pieds des ‘marcheurs’ d’humanité. Ces quelques-uns appartiennent à tous, ils marchent avec tous. Ils ont choisi ce travail de serviteur, n’en tirent aucune gloire. Ils sont là pour ça. C’est leur fonction de rendre ce service.
17 avril 2014
Le Père a tout remis entre les mains de Jésus pour qu’il soit solidaire de l’humanité et, par son Incarnation, sans tricherie et par sa Fidélité au réel, quelque en soit le prix, et par sa pleine Offrande. Par la foi qui nous lie à la Trinité, par le baptême qui fait de nous le Corps du Christ, par la relation gratuite avec l’humanité qui nous associe à l’Incarnation et à l’Offrande, le Christ nous incorpore à sa mission concrète et nous invite à mettre les mains à la pâte de l’Histoire pour la rendre la plus belle possible, pleine de justice, de fraternité et de sérénité. L’Eucharistie nourrit les baptisés pour qu’avec tous les humains, ils soient les artisans du monde.
2 avril 2015
Ce n’est pas le lavement des pieds d’autrui qui est un signe. Tous ceux et celles qui ont à faire ce geste par profession, amitié, parenté, s’en acquittent avec délicatesse et simplicité. Les chrétiens font pareil, ni mieux, ni plus mal, mais dans la logique de la foi de leur baptême, ils reconnaissent dans leur cœur qu’ils veulent être serviteurs ou servantes à la manière du Christ. Ils désirent aller au plus loin possible dans l’offrande de leur vie. Ce geste commun plein d’humanité les envoie, comme le Christ, à un infini d’amour et de bonté.
24 mars 2016
L’Evangéliste Jean écrit que Jésus ne se contenta pas d’aimer les siens qui étaient dans le monde. Il les aima jusqu’au bout. A quoi peut-on repérer ici, dans ce passage de l’Ecriture, cette démarche d’amour qui va jusqu’à l’infini ? D’abord, Jésus met la tenue de service, puis lave et ensuite essuie les pieds de ses disciples. Non seulement il prend la tenue de serviteur, mais aussi il purifie les pieds avec de l’eau et, enfin, en les essuyant, il achève de prendre soin de ceux qui ont « marché avec lui ». Il n’exclut personne, même pas Judas. C’est le sommet de l’amour.
13 avril 2017
Les gestes de cette soirée sont tous symboliques, c’est-à-dire pleins d’une réalité profonde qui signifie une disposition intérieure fondamentale, durable. Jésus quitte son vêtement pour se mettre en tenue de service. Il noue un linge à sa ceinture pour essuyer, c’est-à-dire accomplir jusqu’au bout sa démarche de serviteur. Il verse de l’eau dans un bassin pour vraiment laver et pas seulement pour accomplir un rite vite oublié. Les Douze se sont fatigués pour ‘marcher’ avec lui. Il leur témoigne reconnaissance et tendresse. Enfin, il dira aux apôtres de prendre soin de ceux qui marchent avec eux. Alors, ils seront heureux d’être serviteurs à sa manière d’envoyé du Père.
29 mars 2018
« Soyez les serviteurs les uns des autres ». Jésus se met en tenue de service. Il se prépare pour bien accomplir librement les événements du lendemain : l’amour qui va jusqu’à l’extrême. « Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui la donne ». Il entre déjà dans la perspective du don total sans aucun privilège. A genoux devant ses disciples, il prend soin d’eux, il les délasse du pèlerinage humain. Le maître, par son geste, continue d’enseigner ses disciples. Il ne dit pas seulement que le plus grand parmi vous sera celui qui se fait le plus petit. Il se fait lui-même le serviteur, sans gloire, qui accomplit son humble travail. Ainsi les baptisés confessants au sein de la laïcité.
18 avril 2019
Jésus se lève de table, Maître et le Seigneur, il lave et essuie les pieds des disciples qui prennent le repas avec lui. Le geste ‘parle’ de lui-même. Jésus effectue en silence ce qui est la tâche réservée aux esclaves. D’une certaine manière, il se ‘prosterne’ devant ses invités. Par son action, le Christ se révèle serviteur de tous les humains : les amis, les hâbleurs et les traîtres. Il signe ce qu’il a déjà vécu sur les chemins au service de la foule admirative et dans cette soirée, par un geste sans éclat, il anticipe au début d’un repas simple et tragique ce qu’il vivra dans les heures suivantes sous les huées d’un grand nombre.
9 avril 2020
« Jésus ‘sort’ de Dieu et s’en va vers Dieu ». Mission accomplie. Avec lui, il offre tout le monde. Tout le monde, en lui, peut avoir accès au Dieu unique et trinitaire. Mais avant le Calvaire, lieu de la mort et de la Résurrection, acte de l’amour suprême, Jésus veut montrer par un geste les conditions de la vie selon son Esprit : être serviteur les uns des autres. Alors, il se met à l’aise pour mieux accomplir sa tâche, quitte son manteau, se ceint d’un tablier et se met à genoux devant chacun des Douze (Judas est encore là) pour lui laver les pieds. C’est un geste de serviteur qui prépare à la marche. C’est un exemple que Jésus donne à toux ceux et celles qui veulent marcher à sa suite.
1er avril 2021
« Si je ne te lave les pieds, tu n’auras pas de part avec moi ». Il faut se laissez servir par Jésus pour être en communion avec lui. C’est-à-dire qu’il faut accepter qu’il soit notre serviteur et nous associe à son propre service de l’humanité et de la création. Dieu aime tellement les humains qu’en Jésus, il s’est approché de nous pour que nous soyons proches de lui. Sans ‘amoindrir’ sa transcendance, il nous hisse jusqu’à son intimité. On pourrait dire qu’il vient nous chercher pour nous conduire chez lui. Lui seul connaît le chemin. Il ne nous arrache pas à notre condition humaine, il la sert et la rend ‘magnifique’ puisqu’elle est appelée à vivre du « secret » trinitaire, tout en restant libre ‘serviteur’ de l’humanité.
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Jean 13, 16-20