Jean 10, 31-42

30 mars 2012

Jésus échappe aux Juifs qui veulent arrêter. Nul ne peut se « saisir » du Fils de Dieu. Il passe et dépasse toutes les frontières. Nul ne peut le « contenir » sauf, si par amour, il décide librement de se livrer, de se donner, de s’offrir. Nourris de sa liberté, les baptisés vont avec lui jusqu’au bout de sa fidélité.

22 mars 2013

Aujourd’hui, presque tous les humains reconnaissent que Jésus a dit et fait de belles et grandes « œuvres». Beaucoup le considèrent comme un prophète. Peu l’accueillent vraiment en eux comme le Ressuscité qui modifie de tout en tout leur vie, leur relation avec Dieu son Père, avec la création à laquelle ils sont associés dans le temps, avec eux-mêmes pour prier, implorer et s’offrir, avec les autres pour les aimer et vivre en communion avec eux.

11 avril 2014

Pour être cru et suivi, il ne suffit pas d’enseigner. Il faut vivre soi-même, heureux, libre, disponible et serviable, au milieu d’un monde fait de relations simples, courtes et fréquentes où l’on est connu comme un proche avec lequel il fait bon vivre ou travailler malgré les limites inhérentes à la nature humaine. Ce n’est pas tout de correspondre avec le monde entier, de ‘visiter’ par internet les pays les plus lointains, la relation virtuelle ne remplacera pas le vis-à-vis du dialogue de proximité où chacun peut compter et se reposer sur la présence discrète et efficace de l’autre. Il s’agit de susciter un face-à-face sans fard et de créer une ‘réciprocité’ durable, c’est une exigence de l’Incarnation.

27 mars 2015

Croire sur le témoignage des prophètes. Les prophètes : ceux et celles qui ont ouvert en nous l’aujourd’hui de Dieu. Chaque jour, la Parole prend corps en nous. Elle nous apaise, nous fortifie et nous sanctifie. Tous les humains sont appelés faire grandir en eux la bonté. Plus ils deviennent eux-mêmes en cultivant leurs qualités, plus ils sont proches de Dieu. Ils deviennent des balises d’éternité dans le temps qui varie tous les jours.

18 mars 2016

Jésus affirme que personne n’arrachera de sa main les brebis que Dieu lui a données. Elles se sont librement attachées à Lui par un lien d’amour. Entre lui et elles, il y a plus qu’un pacte humain d’intérêt commun. Du fait de l’Incarnation existe entre eux une sorte de solidarité de nature. Re-connaître ce lien, en vivre au quotidien et en éprouver une joie profonde, est une suprême alliance : une liberté de Résurrection bien plus forte qu’une émotion : un pas terrestre vers l’Eternité.

7 avril 2017

La vérité n’est pas seulement parole mais absence de mensonge dans le comportement personnel et social. Nous rencontrons des personnes qui, quoique limitées comme tout être humain, s’efforcent d’être vrais autant qu’elles le peuvent. Elles nous rendent humblement service : elles nous désenclavent de nos doutes et nous permettent de marcher cahin-caha, au jour le jour. Découvrir sans terreur que nous sommes des imparfaits, c’est faire la vérité en nous. Vivre de redressements sans rien casser par précipitation ni orgueil, c’est choisir paisiblement le Chemin qui mène, lors de notre Pâque, à la communion au Ressuscité glorieux qui, lui, nous insérera au-delà du temps et de l’espace dans la relation sans faille de la vie trinitaire.

23 mars 2018

« Jésus repartit de l’autre coté du Jourdain ». Jésus retourne à l’endroit où Jean le Baptiste prêchait la conversion, où il avait aussi vu l’Esprit descendre du Ciel comme une colombe et demeurer sur Jésus. Les attaques des ennemis sont très fortes, ils désirent même le lapider. Tout se passe comme si Jésus voulait reprendre souffle pour continuer sa mission même dans le drame. Et là, au bord désert, la foule le rejoint. Elle a besoin de rencontrer celui dont les œuvres soulignent le message.

12 avril 2019

Jésus est trop solidaire de l’humanité pour agir contre elle. En aucun cas, il ne mérite la lapidation. D’ailleurs, même ses ennemis le reconnaissent. Mais son discours et sa pratique dérangent les protocoles religieux. Il ouvre tout ce qui est humain et donc borné par le temps. Il ouvre le fini à l’infini. Sa propre Résurrection signera son discours. Le baptisé-chrétien se désire dans cet élan.

3 avril 2020

Jésus dit à nouveau « le Père est en moi et moi dans Père » ; c’est une autre manière d’affirmer qu’il est le Fils de Dieu. Autour de lui monte la rage de quelques-uns. Ils veulent le lapider. La tension est au maximum, mais Jésus échappa à leurs mains et partit au bord du Jourdain où, au début, Jean baptisait. C’est à cet endroit précis que l’Esprit’ et le ‘Père’ avaient confirmé ouvertement la divinité de Jésus. Il est le Christ. Tout se passe comme si Jésus avait besoin de revenir à cet endroit pour retrouver la paix et se souvenir de la Colombe et de la Voix Céleste. Chacun de nous les baptisés avons besoin parfois de ‘sortir’ des turbulences et de revenir au ‘moment’ et ‘lieu’ fondateurs de notre foi.

26 mars 2021

Jean le Baptiste n’a pas accompli de « signes », c’est-à-dire de miracles éclatants, mais la plupart de ses contemporains affirmaient : « Nous avons entendu sa parole, et elle disait vrai ». On pouvait tout comprendre car son langage ne trichait pas avec sa vie. En lui, paroles et comportements étaient unis. Il prêchait pénitence et conversion mais, en même temps et de tout cœur, elles étaient unies en lui. Il ne faisait pas de miracles, mais il se contentait d’être le plus vrai possible. Alors, il pouvait donner des conseils sans mentir. Son témoignage était reçu et attirait les foules jusqu’au bord du Jourdain où il proposait un baptême de conversion.

La parabole du berger

30 mars 2012