30 mars 2014
Les miracles de Jésus racontés par Saint Jean sont des sortes de paraboles ou des relectures d’événements qui deviennent l’occasion et d’un enseignement et d’une proposition de spiritualité. Les acteurs : Jésus, les apôtres, l’aveugle, les voisins, les parents, les pharisiens ; tous ont des points de vue mais ne voient pas l’essentiel. Ils se débattent dans le parcellaire. La vie spirituelle élargit le regard à l’infini. Jésus dit : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question… ouvrir les yeux à ceux et celles qui désirent voir ! »
26 mars 2017
Salive et poussière font de la boue. Mais, à travers ce signe symbolique, on peut aussi découvrir que Parole et Terre mélangées ouvrent les Yeux. Il suffit d’aller se laver à la Fontaine de l’Envoyé (le Baptême sans doute ?) pour voir autrement les événements du monde dont on est l’acteur ou le spectateur. C’est à travers l’obscur que se trouve la Lumière de la foi qui donne un relief d’infini au terre-à-terre. Qu’importe que ce soit le jour du sabbat ! Tous les jours sont bons pour libérer un aveugle qui va se purifier à Siloé. Il découvrira que l’Aujourd’hui de Dieu transcende le temps même dans la durée. Le baptisé voit le monde sous une luminosité qui emprunte à l’Eternité.
22 mars 2020
Le neuvième chapitre de l’Évangile de Jean est tout entier réservé au récit qui relate la guérison d’un homme né aveugle. Relire entièrement ce texte permet de mieux comprendre les drames de la cécité spirituelle. L’aveugle qui n’a jamais rien vu voit parce qu’il est allé se laver à la piscine de Siloé qui veut die « Envoyé ». Il voit parce que le « messie » le fait voir et qu’il s’est ‘déplacé’ pour suivre ce que Jésus lui avait ‘dit’. Tandis que le quarante-et-unième verset laisse comprendre que les « pharisiens » ne voient rien parce qu’ils sont persuadés de voir par eux-mêmes et que c’est le péché d’orgueil qui les prive de voir le Seigneur.