Jean 8, 1-11

17 mars 2013

La parole du Christ a dispersé les acharnés de la Loi qui sont souvent plus sévères pour les autres que pour eux-mêmes. Souvent, ils demandent aux autres plus qu’à eux-mêmes. Faire la vérité en soi incline à la compassion. Jésus est la Vérité. Il voit juste, il aime, il libère en faisant confiance, il ouvre un avenir à chacun : Va. Les baptisés sont un peuple de pardonnés qui s’efforcent de ne plus pécher.

7 avril 2014

Comment peut-on condamner quelqu’un, lui tenir rigueur de son péché, lui en vouloir à mort à cause de la Loi que l’on croit même de ‘bonne foi’ divine ? Chacun de nous a besoin de la miséricorde et de la tendresse de Dieu pour être à l’aise, se tenir debout et goûter la joie d’être pardonné de ses défaillances. Parce que nous sommes des « graciés » heureux de l’amitié de Dieu malgré nos limites, nous sommes de ce fait les «messagers» du pardon. Dans son Incarnation, Jésus est Réconciliation. Il ‘extirpe’ le péché du monde.

23 mars 2015

Sur le chemin du Mont des Oliviers, tout près de Gethsémani et au-delà du Cédron (lieu de l’agonie du Christ), l’Evangile de Jean place l’épisode de la femme adultère que Jésus sauve de la lapidation. Ce rapprochement crée sans doute un lien entre le combat de la fidélité à la mission reçue, l’offrande, le pardon et la restauration de la dignité des pécheurs que Jésus ne condamne pas.

13 mars 2016

Jésus était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Ce que gravait Jésus dans la poussière, c’est le signe de l’éphémère. Mais comme on persiste à l’interroger, il se redresse et dit une Parole éternelle. Celle qui ouvre à la relation de Pardon : «  Pour qui vous prenez-vous pour juger, condamner et tuer ? Vous n’êtes pas sans péché et, tout pécheur que vous êtes, vous vous prenez pour Dieu. Moi, je ne condamne pas, je ne lie personne à son péché. Je suis le pardon ». C’est, du moins, ce que j’ai cru  comprendre.

3 avril 2017

Depuis l’aurore, Jésus est au Temple. Le peuple vient à Lui. Il enseigne. Arrivent des pharisiens et des scribes qui lui amènent une femme surprise en état d’adultère. Ils demandent à Jésus sa position doctrinale. Ne faut-il pas la lapider ? Jésus enseigne : «  Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre ». Ils partent tous en commençant par les plus vieux. Jésus enseigne : «  Moi non plus, je ne te condamne pas. Va. Ne pèche plus ! ». Jésus a enseigné pour tous les temps.

30 mars 2020

Qui es-tu, toi-même, pour te permettre de juger et même parfois de condamner ? Même les magistrats, les enseignants, les parents, les curés, les gendarmes, qui doivent, par métier ou situation, dire le juste, le vrai, le beau, ne sont pas irréprochables. Et pourtant même si la société attend d’eux des paroles ‘avisées’ et ‘sentencieuses’, ils se savent imparfaits et sont dans leur vie ordinaire et intime de tous jours comme en décalage. Seule l’humilité, la bonté et l’honnêteté les sauvent devant leur propre conscience du ridicule et de l’effroi. Ils doivent vivre avec une béance au cœur qui les empêche de naviguer dans la suffisance.

22 mars 2021

« Jésus écrivait dans la poussière ». Il n’est pas venu pour condamner mais pour accueillir, comprendre, aimer et pardonner. Les pharisiens veulent l’enfermer dans les rets du bien et du mal. Jésus déjoue leur manœuvre. Il les renvoie à leur propre conscience. Il les rend responsables de leur propre jugement. Il leur demande beaucoup plus que la tolérance. Il les conduit jusqu’au pardon qui libère, permet de dépasser les turpitudes et d’aller vers un avenir nouveau. « Va, invente ton avenir et que la fidélité soit ton bonheur ».

La femme adultère

17 mars 2013