31 mars 2012
Dépasser sans cesse les seuls intérêts particuliers pour aller vers un bien commun est aussi une dynamique évangélique. Réaliser ensemble plus qu’un intérêt corporatiste est encore une dynamique évangélique. La plénitude fraternelle est un message du Christ dans sa « passion » pour les humains.
23 mars 2013
Nombre de baptisés ont peur d’entrer en conversion permanente et de vivre dans l’intimité évangélique de Jésus. Ils redoutent d’être bousculés dans leur manière d’agir. Ils trouvent une échappatoire pour se dérober à la nouveauté d’un comportement dans le monde qui risque de leur attirer des ennuis ou au moins de les singulariser aux yeux de leurs proches. Certains décident de réduire Jésus à un seul humanisme, ce qui est une manière de le faire mourir en soi. Souvent cela revient à quitter la communauté confessante, garant de la persévérance innovante de la Résurrection.
6 avril 2014
Eh bien, si ! Même si Jésus avait été présent au chevet de Lazare, son ami serait sans doute mort car tout homme doit mourir. Nul n’échappe à cette échéance et va à ce Passage vers la Résurrection. Christ ne modifie pas profondément la loi naturelle des humains. Il modifie peut-être des échéances pour permettre de mieux « entendre » la Bonne nouvelle, pour faciliter la sortie de nos « mauvaises odeurs », pour nous libérer des liens qui nous enferment dans l’ensevelissement et pour nous laisser aller. C’est ce message fulgurant que les baptisés sont chargés de porter à tous les humains qui les entourent.
12 avril 2014
Les grands conseils discutent, entérinent souvent les propositions des « influents » subtils qui parlent fort. Il se trouve parfois qu’arrachant une décision contestable, le « responsable » induise une vérité incontestable. Ce fut le cas quand Caïphe fit « voter » la mort de Jésus. Le Christ n’allait pas mourir pour sauver la nation mais pour couronner l’Incarnation par l’amour qui va jusqu’au bout du don et de l’offrande. Alors c’est le monde qui trouve le Chemin du Salut. Indigence des conseils, grandeur de la foi, somptuosité de Dieu !
28 mars 2015
Il fallait choisir ! Jésus devenait trop populaire. Les signes qu’il donnait interrogeaient le fond des consciences. Ou le temple et ses institutions bien calibrées, ou l’aventure de la foi qui emmène on ne sait où ? Le conseil suprême a bien compris que choisir Jésus allait bouleverser l’ordre établi. Les grands prêtres et les pharisiens préfèrent le statu quo et décident d’éliminer Jésus. De notre temps, nombres de baptisés font un raisonnement analogue. Ils préfèrent rayer Jésus de leur vie. La liberté donnée par le Christ est trop inconfortable !
8 avril 2017
La religion, ses rites, ses notables, sont en danger. Par les signes qu’il donne, Jésus va bouleverser les habitudes. Les responsables ont peur que la maîtrise sur le peuple leur échappe. Leur analyse est juste. Leur grande perspicacité discerne justement le danger. Caïphe propose une solution radicale : « Mettons à mort Jésus qui prêche la foi ». En substance, le grand prêtre explicite tout haut ce que beaucoup pense tout bas. La foi est une ouverture à un dynamisme d’amour prophétique que l’on ne peut pas endiguer puisque on ne peut pas le prévoir et le juguler. Mais Caïphe se trompe. Il n’a pas envisagé la Résurrection et sa Bonne Nouvelle à tout jamais novatrice.
24 mars 2018
« Beaucoup, à propos de Jésus se disaient entre eux : Qu’en pensez vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » « Beaucoup » se trompait. Jésus viendra à la fête. Après un détour par Béthanie où Marie-Madeleine lui témoignât son amour. La maison remplie de parfum n’est pas le temple mais la Demeure où Jésus prenait un repas de fête avec son ami Lazare, de retour à la vie après avoir pourri pendant quatre jours dans son tombeau. Puis, Jésus monta à Jérusalem pour aller librement jusqu’au bout de son offrande et devenir pour tous les humains le Temple nouveau de tous les lieux et de tous les temps.
13 avril 2019
Le discours de Jésus sur la Résurrection se concrétise par la Résurrection de son ami Lazare : « Déliez-le et laissez-le aller ». Cette fois, c’est assez ! Le « conseil suprême » se réunit et décide la mort de Jésus. La religion risque trop. Ordre est donné pour que l’on dénonce sa présence et que l’on puisse l’arrêter. Qu’est ce que Jésus avait fait de mal ? Rien ! Il avait simplement dit que les humains, lorsqu’ils avaient fini de vivre sur terre, Dieu les accueillait pour toujours. Cette promesse ne troublait pas l’ordre public !
4 avril 2020
Qu’à la parole de Jésus Lazare sorte du tombeau avait conduit un grand nombre à croire en Jésus. Les Grands prêtres et les pharisiens, eux, se réunissent pour trouver une parade à cet engouement. Ils décidèrent de faire périr Jésus pour des motifs plus ou moins politiques. Le même événement entraîne les uns vers la vie, les autres vers la mort. C’est bien cela le drame du jugement subjectif de la société. Chacun se trouve des « bonnes raisons » pour agir mais chacun lit l’événement à partir de ses ‘sentiments’ ou pire, de ses propres intérêts. Difficile de prendre assez de profondeur pour juger juste et en vérité ! C’est pourtant ça, la vraie et honnête liberté.
27 mars 2021
Caïphe, le grand prêtre, au sommet de la hiérarchie religieuse, exprima aux membres du Grand Conseil la « raison d’État » : il vaut mieux qu’un seul homme meurt plutôt que les occupants romains durcissent leur emprise et ruinent la nation. A travers le monde, aujourd’hui comme hier, des hommes et des femmes disparaissent à cause de la « raison d’État ». Rien n’excuse les crimes qui peuvent être décidés dans les conseils politiques. Ces secrets étouffent les démocraties et tuent la justice. Mais il est d’autres personnes qui ne sont pas criminelles, mais qui effacent ou mettent au rancard celui-ci ou celle-là parce qu’ils sont gênants pour l’entreprise ou la famille. Les disciples de Caïphe existent encore, par ci, par là.
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Jean 11, 19-27