13 mai 2012
Le Christ « Serviteur » ne veut instituer ni des « entrepreneurs » », ni des « larbins » de la religion, mais il choisit et il appelle des « amis » qui partagent avec lui le service des humains. Il a tout donné de sa relation d’amour trinitaire. La vie des baptisés consiste sur terre à durer dans cette relation d’amour personnalisante.
14 mai 2012
Jésus prend avec lui les baptisés, c’est-à-dire ceux et celles qui acceptent d’accueillir son amour, de participer à son offrande, d’offrir à ceux qui les entourent la joie de croire. Le Christ les établit et leur demande de « partir » pour porter désormais un « fruit » savoureux qui leur est propre.
14 mai 2013
Nous pouvons appeler amis tous ceux et celles que, dans la simplicité, nous fréquentons régulièrement pour progresser ensemble dans une collaboration franche et profonde afin de promouvoir le bien de tous. L’amitié est une réciprocité délicate et affectueuse entre des personnes qui ont joie à susciter un même esprit de paix, de justice, de fraternité, de convivialité, d’offrande, de partage, dont beaucoup peuvent profiter. En tous les cas où le grand nombre est invité. Ainsi le Christ et ses disciples. Tous sont choisis comme s’ils étaient uniques. Aimés, ils ont le désir d’aimer comme ils sont aimés.
14 mai 2014
Les fruits abondants de la foi sont portés par les arbres des relations simples et sans calcul dont le Christ nous a donné le goût et l’art de les cultiver. Le Ressuscité nous propose de vivre chaque jour dans l’accueil et le don d’autrui. Beaucoup plus que l’altruisme qui est déjà beaucoup, c’est d’entrer dans la force de la relation trinitaire. Elle porte en elle-même différence désirée, accueil total, identité assurée, communion sans faille, car elle est le véritable Amour, c’est-à-dire le don réciproque qui instaure l’unité. Dans leur parcours terrestre, les humains approchent cette intimité dans l’amitié.
10 mai 2015
Je crois que la joie suprême des chrétiens consiste à s’aimer soi-même, à se bien porter et à se supporter comme une personne (unique et communautaire), jusque dans la plus funeste de ses ambigüités. En agissant ains, nous nous aimons comme Dieu nous aime. Sa confiance à notre égard est si grande et si patiente que nous nous efforçons d’en être dignes. Nous entamons et poursuivons notre conversion à l’amour de nous-mêmes, parce que nous sommes aimés.
14 mai 2016
Jésus, le Christ, se déclare ami de chacun et de tous les humains. Il nous offre d’être son intime et de vivre de son Esprit. Cette amitié nous rendra nous-mêmes et fortifiera notre personnalité. En même temps et pour toujours qu’elle nous rend unique et irremplaçable, elle nous invite à une communion sans faille. D’une certaine manière, notre pauvreté individuelle, grâce à lui, devient une richesse commune dans laquelle chacun peut puiser. L’amitié que Jésus porte à tous les humains nous rend frères et sœurs dans une parfaite égalité et une profonde différence. Miracle de l’amour.
6 mai 2018
« Je vous ai choisis et établis afin que vous alliez et portiez du fruit ». Le Christ dit à ses disciples et sans doute aux apôtres, qu’il les a non seulement choisis mais établis, non pas en les installant confortablement mais pour qu’ils aillent où la Vie les appellerait. Pas de consigne pour prendre une direction précise et pas de programme rigoureux. Christ leur fait confiance. Eclairés par l’Esprit, ils choisiront eux mêmes leur mission et leur manière d’agir. Etablis en Dieu, enracinés dans la relation trinitaire, leur liberté devient totale. Ils iront et, là où ils passeront, ils laisseront entrevoir par leurs paroles et leurs comportements la fraternité humaine qui ouvre à la joie et à l’épanouissement.
14 mai 2018
« Aimez-vous les uns les autres ». Nous sommes ensemble les choisis de Dieu. En Jésus, Dieu est devenu l’un des nôtres. Sur terre, la présence et l’offrande du Christ affermissent la solidarité humaine naturelle et lui donnent une portée infinie. Nous, les humains, ne pouvons pas ne pas nous aimer puisque nous sommes rassemblés dans un seul et même amour. Les baptisés ont la mission commune de rappeler à la multitude ce fondement de la fraternité. Ils ne sont ni plus ni moins parfaits que les autres mais, au sein d’un monde laïc dont ils sont membres à part entière, ils ont à laisser percevoir cette humble conviction de la foi.
14 mai 2019
Nous sommes aimés d’un amour qui suscite l’épanouissement de la liberté. C’est la seule voie que permet l’unicité trinitaire. Jésus nous aime chacun comme ‘Dieu-relation’ aime. Le Père, le Fils et l’Esprit ne sont un que parce qu’ensemble, ils sont l’unique et parfait amour. Jésus, en partageant notre vie humaine, nous invite à nous laisser aimer selon l’élan trinitaire. Ainsi, dans les accidents du temps, nous pourrons vivre au large dans l’histoire de l’humanité « la relation » la plus gratuite et la plus profonde possible. Elle conduit à la plénitude que l’on puisse connaître dans le temps.
14 mai 2020
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » et donnez votre vie pour les autres. Je vous l’assure : c’est le plus grand des commandements. C’est un conseil d’ami que je vous donne. C’est « mon » secret que je vous livre, celui que la Trinité m’a donné et que je vais vivre devant vous. C’est moi qui vous ai choisis. Ensemble avec mon Père et l’Esprit, c’est ce que nous désirons pour vous : « Aimez-vous ! » au point de ne faire plus qu’Un comme nous. Nous ne faisons qu’Un tant nous nous aimons. C’est ainsi que j’ai compris le message de ces versets de l’Évangile de Jean.
9 mai 2021
Nous sommes aimés par Jésus du même amour que celui qui unifie la Trinité. Par le Ressuscité, nous participons à ce même mystère de Trois qui ne font qu’Un tant ils sont Dieu-Amour. Cette intensité nous échappe ; la foi nous invite à la contemplation et à l’action. Le chrétien-confessant adore et agit. Dans les modalités de l’espace et du temps, il s’efforce de vivre en aimant autrui comme Dieu aime. Mais, puisque nous vivons sur terre dans un monde « imparfait », notre qualité première est le pardon. Les ‘différents’ ne deviennent plus des affrontements pernicieux mais des conciliations et des réconciliations.
14 mai 2021
Les chrétiens catholiques disent souvent et machinalement Amen aux prières du célébrant dans la liturgie. Même s’ils n’ont pas bien entendu le corps de la prière de demande, ils savent que la conclusion d’icelle est presque toujours : par Jésus le Christ notre Seigneur. En confiance, ils appliquent le verset : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera ». Aimer Jésus comme le Père l’aime, c’est notre sécurité, il ne lui refusera rien. Toutefois, il vaut mieux bien écouter la demande, si nous voulons bien vivre la réponse gracieuse au Dieu Trinitaire.
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