6 mai 2012
Rien n’est sans doute plus pénible que de devenir un sarment « sec ». Tout être humain est créé pour porter du fruit et l’offrir à tous pour leur bien et ainsi rendre gloire à Dieu. Porter avec tous les humains des fruits de justice, de paix, de miséricorde et les partager, c’est le désir du baptisé.
9 mai 2012
La gloire de Dieu, c’est que chaque humain porte beaucoup de fruit et que sa fructification soit entretenue et partagée pour le bien de tous. Le disciple du Christ s’interroge souvent pour savoir où il en est de l’offrande du trésor qu’il est lui-même. Chacun est la richesse de tous.
1er mai 2013
Jésus est une vigne de « bon » cépage, bien planté dans une « bonne » terre, bien exposé au soleil levant. Les baptisés sont en grappe des fruits abondants qui tirent leur qualité de la Vigne et du Terroir. « Pressés » par leur vie de communion, ils sont « élevés » comme un vin de grand cru parmi d’autres grands crus, pour la joie du monde. Ils ne se vendent pas, ils se donnent gratuitement. Leur seule joie, c’est qu’à travers eux on puisse reconnaître la Vigne dont ils sont le produit.
21 mai 2014
Le brassage des cultures fait vaciller les « tuteurs » de la religion. Etre vraiment chrétien demande maintenant un choix libre, une initiative coûteuse, une démarche personnelle éclairée. La phrase du Christ rapportée par Jean devient une exigence : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qui se dessèche ». Sans une vie d’oraison et des exigences communautaires appropriées, le seul fait d’être baptisé bébé ne suffit plus. Beaucoup de chrétiens se vident de la foi vive. Dans leur vie ordinaire, la moindre étincelle réduit en cendre leur foi en la Résurrection.
3 mai 2015
La foi en Dieu nous permet de croire que chacun des humains est fait pour porter des fruits qui sont offerts à tous. Nul n’est propriétaire pour soi seul. Il a la charge de répartir sa fructification dont il n’est pas le seul bénéficiaire. Il est intendant fidèle et perspicace. Il veille avec bonté à ce que chacun puisse produire du fruit pour nourrir tout le monde, tant par sa production sociale que par ce qu’il est personnellement.
5 mai 2015
Ce qui fait la gloire de Dieu, c’est que chaque personne greffée sur le Christ épanouisse librement toutes ses possibilités et porte en abondance du fruit. Par son Incarnation, Jésus est greffon de l’humanité entière. Nul n’est exclu, chacun est choisi. D’une manière ou d’une autre, il suffit d’accueillir le don de Dieu et de ne pas garder pour soi seul la plénitude de la bonté solidaire. Les baptisés trouvent leur joie à proclamer le Nom de Celui qui les rend Source.
27 avril 2016
Le Christ est beaucoup plus que le cep. Il est La Vigne inondée du Soleil de Dieu et enracinée dans la terre culturelle du temps. Attachés à cette vigne, nous portons un raisin savoureux. Broyés par les circonstances du Temps, nous donnons un vin fameux pour nos contemporains. A travers nous, ils découvrent l’origine du fruit et désirent en savoir plus sur la Vigne. Si nous balbutions quelques mots sur notre origine baptismale, alors ils nous diront : « Conduis-nous, pour que nous aussi nous portions de ce fruit de l’Alliance entre la Lumière ensoleillée et la terre fertile ».
17 mai 2017
Le sarment n’est pas le Cep. Mais il est la Vigne vivante. Le sarment n’est pas le Cep mais il porte le fruit de la Vigne. Le sarment n’est pas le Cep mais il offre la Grappe qui désaltère au pèlerin assoiffé par sa longue marche. Le sarment n’est pas toute la Vigne, mais c’est lui qui porte du fruit. Il permet au vendangeur de cueillir le raisin qui donnera le vin « élevé » en fût et « servi » à chacun des invités à la fête du repas convivial où la parole circule et les cœurs débordent de Joie. « Fruit de la Vigne et du travail des hommes ».
29 avril 2018
« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez fruit ». Christ n’est pas le Cep et les chrétiens les sarments, Jésus est la Vigne. Les baptisés sont partie constitutive de la Vigne. Porter du fruit ne consiste pas à faire ceci ou cela. Ce ne sont ni nos pratiques ni nos actions qui sont fécondité, mais le fait de ne faire qu’un avec la Vigne. La foi vive : demeurer en Christ comme Lui demeure en nous est un don fondamental qu’il nous faut sans cesse accueillir de la bienveillance paternelle de Dieu qui ‘prend soin’ de chacun et de chacune d’entre nous. Vivre de la Parole est une confiance que Dieu nous fait pour que nous soyons à notre manière source et offrande dans le monde.
2 mai 2018
« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure ». Ces mots du cinquième verset offrent à contempler en nous une intimité, une réciprocité, une liberté. Jésus s’approche de nous pour que nous puissions approcher de lui et en lui demeurer comme il va demeurer en nous. Il n’entre par surprise ou effraction. Si nous l’accueillons, une certaine permanence s’installe à la manière trinitaire. La Parole, l’offrande, le pardon, prennent racine en nous et n’attendent que notre initiative inventive pour s’exercer. Il nous aime trop pour nous suppléer et agir à notre place. Plus il est intime, plus nous somme nous-mêmes. Tout au long de notre cheminement dans les sentiers du temps, demeurent et germent en nous les prémices de la Résurrection : le baptême.
23 juillet 2018
« Le fruit, le sarment et la vigne ». Jésus n’est pas seulement le Cep mais la Vigne toute entière. Il n’est pas qu’un prophète, mais Dieu qui s’incarne, si nous le désirons et le signifions par le baptême, pour qu’il puisse greffer, en nous les humains, l’amour trinitaire qui fait l’unité et personnalise la différence. Le fruit que nous portons en lui s’exprime dans la relation réciproque qui nous personnalise et aussi suscite plus que la solidarité : la communion entre tous les humains. L’apôtre Jean, le mystique, nous permet une approche de ce mystère.
22 mai 2019
Il est important d’émonder nos vies afin que les « gourmands » n’épuisent pas notre sève et ne nous conduisent qu’à une production médiocre de fruits rabougris et acides. Dieu ne tient pas le sécateur il nous fait confiance et nous apprenons à tailler la vigne pour que les excellents fruits produisent le vin nouveau qui ne perdra pas son « bouquet » en vieillissant. Attention de ne pas se couper en émondant. Si l’on ne sait pas bien faire, on peut toujours demander à un voisin de nous conseiller.
13 mai 2020
« Moi, je suis la Vraie vigne » dit Jésus. Celle qui a pris racines dans les côtes inondées de soleil. Celle qui puise dans la terre le bon goût de l’Incarnation. Celle qui vient de Dieu et qui s’est greffée dans le monde pour donner du fruit excellent. Celle qui est cultivée par les humains pour produire le vin qui réconforte et accompagne la fête. Il peut même conduire jusqu’à l’ivresse de l’amour. Christ s’est incarné. Si nous vivons en lui et avec lui, alors nous serons d’un bon cru au fin bouquet. Nous ferons envie d’être le sarment fructifiant porteur de raisin appétissant.
2 mai 2021
Il existe une relation d’amour entre le vigneron et sa vigne. Cette relation est à l’origine du bon vin de la fête. Le vigneron prend soin des ceps, été comme hiver. Ce n’est pas tous les jours le temps des vendanges mais, en toutes saisons, il faut préparer la meilleure fructification. Je crois que Dieu aime chacun de nous. il s’inquiète du mildiou, mais aussi d’une exubérance qui risque de nuire à la vraie fertilité. Il nous aime et, d’aucune manière, ne désire que nous perdions notre saveur en faisant trop de choses. Il se débrouille pour nous émonder sans nous faire souffrir. Pour lui, ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité.
5 mai 2021
Le sarment ne peut porter de fruit par lui-même. Si le Maître de la vigne n’en prend pas soin, il devient sauvage et porte des fruits de plus en plus aigrelets, jusqu’au jour où il devient complètement stérile et comme mort. Alors, on le coupe et on le brûle. Si les chrétiens-confessants vivent en communion avec Dieu et entre eux, leur fécondité « plein régime » est assurée. C’est bien eux qui portent du fruit, mais ils ne prennent leur plénitude, leur haute qualité, et leur jus excellent, que si leur sève circule en Dieu et en leurs frères et sœurs dans la foi.
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Jean 15, 9-11