Jean 14, 27-31

20 mai 2014

Dans l’enseignement à ses disciples, peu avant sa mort et sa Résurrection, Jésus parle de la paix qui va plus loin que les armistices, les trêves, les désarmements pourtant bien nécessaires. Il offre à tous la vie pacifiée qui engendre la sérénité qui est une manière de vivre les relations réciproque pour que chacun fortifie ses proches – le prochain dont on s’approche – pour qu’ils mettent en œuvre la profondeur de leurs qualités. Puisque chacun est unique, chaque personne est indispensable à l’épanouissement de tous. C’est là qu’intervient le « diviseur ou Prince de ce monde » qui prend ‘malin’ plaisir à faire voler en éclat cohérence et harmonie.

5 mai 2015

La paix de Dieu n’est pas un sommeil paresseux et sans question. La paix de Dieu est une confiance en la fidélité du Dieu prévenant, tendre et délicat, qui n’en demande pas plus que ce que chacun discerne avec vérité et courage. La paix de Dieu est un « itinéraire » qui s’effectue à notre pas, laissant le temps au grain de germer, d’arriver à maturité et de porter du fruit. La paix de Dieu est une réciprocité de dons gracieux et d’offrandes généreuses entre Lui, chacun de nous et beaucoup d’autres.

26 avril 2016

La Paix que nous donne le Christ, c’est la sienne, c’est la paix d’un homme qui vit en plein la réalité humaine tout étant  Vie, Vérité, Chemin. La paix que donne Jésus est un accord qui sonne juste, un pardon discret sans scorie, une efficacité innovante et créatrice, une marche avec d’autres qui ne sont pas parfaits, une fidélité qui va jusqu’au bout, une offrande simple et permanente, un combat qui dépasse les affrontements par la douceur. Bref, cette paix contagieuse trouve sa source dans l’amour du monde et l’intimité de la relation trinitaire.

16 mai 2017

La paix intérieure que Dieu donne est plus qu’un apaisement psychologique déjà inestimable. C’est de plus, chez un baptisé chrétien, une confiance en la cohabitation intérieure avec le Ressuscité. A sa lumière et par sa tendresse, il nous donne les guides de notre vie pour que nous la conduisions selon l’Evangile, à travers les obstacles journaliers, jusqu’au passage suprême de la mort. Christ nous présentera à son Père en disant : « C’est mon ami ». Pour tous les humains, il dira au Seigneur de la miséricorde : « C’est mon frère et moi, je l’aime ». Et tous seront parmi les bienheureux éternels.

12 mai 2020

Jésus prévoit qu’il va être arrêté, puis mis à mort. Il veut que ses apôtres ne soient pas ‘terrorisés’ mais qu’ils se préparent à vivre ces événements comme son offrande suprême pour la terre entière. Sa mort n’est pas un échec final. Elle ouvre à un ‘nouveau Temps’. Pas de désespoir, ni de panique, mais une sorte de joie qui ouvre à la foi. Jésus va apparemment les quitter mais, d’une autre manière, il sera présent parmi eux par l’Esprit Saint qui fait vivre « l’amour trinitaire » en ce monde du temps et de l’espace…

4 mai 2021

Pour Jésus, la paix est bien plus que l’absence de guerre. La paix qu’il donne n’est pas la fin d’un conflit, mais un état d’harmonie entre soi et la nature, entre soi et soi, entre soi et autrui, entre soi et Dieu. Ce n’est pas la quiétude, mais la sérénité qui permet une relation de concorde, c’est-à-dire un « vivre ensemble » cordial plein de douceur, de respect et de délicatesse, tout en restant chacun à sa place La paix qu’offre Jésus trouve sa source dans la relation trinitaire. C’est là que se rencontrent unité et différence. Mon propos est peut-être osé : ce sont les mots que j’ai trouvés pour exprimer le bonheur.