4 avril 2012
Au « ciel », dans la résurrection après avoir traversé la mort, tous les humains ont droit au fauteuil d’orchestre et à la communion permanente. Ils s’ouvrent sans limite à la contemplation infinie et à la solidarité bienveillante sans frontière.
26 avril 2013
Thomas qui osait dire ce qu’il pensait dit à Jésus : « Tu nous parles du Chemin, mais comment pourrions-nous ‘savoir’ le chemin ? ». Jésus fit comprendre à Thomas et aux autres que ce n’est pas une question de savoir, comme si les « chemins » étaient tracés d’avance ou une fois pour toutes. Non Le « Chemin », c’est Christ Lui-même. Les baptisés sont ses intimes. Ils ouvrent avec lui et par lui des voies sans cesse nouvelles, praticables selon les civilisations et l’histoire des peuples. De formes différentes et adaptées, elles conduisent au Père.
16 mai 2014
Dans la maison de Dieu, tous les habitants sont différents. Ils ont tous leur personnalité et tous sont heureux d’être ensemble et de se reconnaître en communion. Point de Jalousie, point de rivalité, point d’incompréhension, tous chantent juste. La contemplation de la Gloire de Dieu occupe tout le monde. Et comme il n’y pas de temps ni d’espace, il n’y a que du présent dans tous les sens du terme. Le Chemin pour rejoindre cette intimité bienheureuse commence sur terre.
1er mai 2015
Le doute, s’il n’est pas passif, permet à la foi de s’éclairer de la révélation. L’Esprit que donne le Christ emplit le cœur et l’intelligence des baptisés lorsqu’ensemble, ils cherchent à mieux connaître le Ressuscité et vivre en communion avec lui et entre eux. Lorsque ensemble ils scrutent humblement l’Ecriture et se nourrissent en commun du trésor des commentaires de l’Eglise, alors le doute devient un appétit. Les pèlerins de la foi trouvent, aux carrefours de la vie du monde, le Chemin qui conduit jusqu’à Dieu.
22 avril 2016
Jésus n’a pas de place particulière qui ne soit qu’à lui. Rien ne le borne. Il a toute la place, donc aucune. La place qu’il nous prépare, c’est d’être avec lui et, dans la Résurrection, d’entrer dans l’infini de la Présence et de la relation trinitaire. Thomas a raison. Tandis que nous marchons sur terre, nous ne savons pas échapper aux catégories du temps et l’espace et, pourtant, nous désirons définir totalement notre itinéraire pour nous sécuriser. La foi nous ouvre seulement au mystère mystique, tandis que nous sommes des piétons de la confiance en Christ.
12 mai 2017
Ceux ou celles qui vivent du baptême chrétien croient que l’intimité qu’ils ont avec le Christ les greffent en l’amour du « Dieu unique-relation trinitaire ». Christ ressuscité les achemine jusqu’à Dieu qui les aime et leur donne déjà, lorsqu’ils sont pèlerins sur la terre, le goût d’être relation de douceur, de pardon, de miséricorde et de justice. Leurs imperfections ne sont pas une barrière à la tendresse de Dieu. Le Seigneur respecte leur liberté. Il les aime mais accepte de ne pas être reconnu et aimé.
27 avril 2018
« Je vous emmènerai auprès de moi ». Jean l’évangéliste est d’abord un mystique, il ne raconte pas Jésus et ce que, en fait d’événements, il en a récolté durant sa marche avec lui. Il contemple le Christ de Dieu : Dieu incarné. Ceux qui ont rédigé le quatrième évangile ont respecté la personnalité du disciple bien-aimé de Jésus. Ils nous introduisent jusqu’aux franges du mystère trinitaire. Avec eux, nous sommes comme plongés dans le secret de Dieu qui a tant aimé les hommes. Christ ne laisse pas les humains orphelins. Il les emmène avec lui dans la gloire, afin qu’ils soient toujours avec lui dans la Résurrection. Il les associe à son intimité.
8 août 2019
Nous, les humains qui avons besoin de pensées, de lectures, de paroles, de gestes et d’actions pour vivre la relation, il nous est impossible d’aller vers Dieu unique et trinitaire sans passer par la personne de Jésus, le Christ, Il est à fois du temps et de l’éternité divine. Nous avons besoin de contempler sa vie sur terre : nous nourrir de sa Parole et de son offrande pour aller au-delà de la création pour rejoindre la Source de tout. Maintenant, nous ne sommes que des « jardiniers » pour aménager, développer, faire fructifier collectivement ce que nous avons reçu. Cette immense mission temporaire ne s’accomplit sans orgueil mortifère qu’en suivant le « Chemin » plein de vie et de vérité. Il nous conduit vers la transcendance.
30 avril 2021
Apporter la guérison à un malade ne trouble pas la loi du Sabbat. On pourrait même dire qu’elle l’accomplit et lui donne « une portée infinie ». Le jour du Seigneur trouve sa splendeur lorsqu’il devient un jour de « libération » de la maladie qui, d’une part, tenaille le corps et, d’autre part, met en danger la vie sociale d’une personne humaine. Ce passage me conduit tout naturellement à m’interroger sur les ‘occupations’ du dimanche, journée qui, pour les chrétiens, se réfère à la Résurrection. Nous pouvons nous demander, au soir d’un dimanche, de quelle manière avons-nous vécu le mystère du ‘surgissement’ du Seigneur. Il y en a cinquante-deux par an !
4 mai 2012
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Jean 14, 1-12