20 mars 2012
Jésus traverse l’espace d’espérance où les misères du monde se rassemblent pour tenter de trouver la guérison : lieu de solitude et de malchance. Jésus propose à un « patient » qui attend depuis trente-huit ans de se lever, de prendre son brancard et de marcher. Un « signe » pour tout Jérusalem.
12 mars 2013
Jésus est venu habiter parmi nous et, dans notre langage, il a demandé à chacun et à tous : « Veux-tu guérir ? » c’est-à-dire « devenir pleinement toi-même en harmonie avec tous et non dans la concurrence ». La relation au Christ permet à chacun d’entendre sa parole : « Lève-toi, prends ton brancard et marche ! ». Prendre son brancard, c’est rejoindre son lieu de souffrance, le prendre à bras-le-corps, marcher avec, pour en faire, d’une manière ou d’une autre, un lieu de « guérison ».
1er avril 2014
Ce malade, paralytique sans doute, attendait depuis trente-huit ans. Personne ne l’aidait à entrer dans l’eau qui bouillonnait au Souffle de Dieu (Baptême ?). Jésus répare ce manque de solidarité fraternelle et spirituelle. « Est-ce que tu veux recouvrer la santé ? » Jésus compense et récompense sans bruit cette attente sans cesse déçue. Pour lui ce n’est jamais trop tard. Sa Parole prend soin et guérit ceux et celles qui lui font « confiance ». Il les assouplit : les « paralysés assouplis» portent leur brancard comme un trophée de victoire. Ils répondent aux critiques. Ils ont trouvé Jésus et vont l’annoncer à ceux qui les tarabustaient.
17 mars 2015
L’Evangile de Jean raconte des signes pour qu’aujourd’hui, des hommes et des femmes prêtent l’oreille et le cœur pour pouvoir entendre la Parole Eternelle du Ressuscité : « Veux-tu être guéri, prendre ton brancard et marcher en voyant pour te conduire et éviter les obstacles qui te mettrait en péril ? ». Celui ou celle qui fait confiance à cette proposition que le Ressuscité fait à tous les humains devient une ou un ‘clairvoyant’ de la grâce. Il porte son brancard comme un souvenir joyeux du temps gracieux de sa guérison.
8 mars 2016
Tous les jours de la vie, il faut choisir entre l’essentiel et le secondaire. Là, au bord de la piscine Bethzatha, Jésus propose, en passant, à un homme qui est paralysé depuis trente-huit ans, de guérir et de rentrer chez lui en portant son brancard. Ce jour-là était un jour de sabbat. Il n’est donc pas permis de porter un brancard. Faut-il s’en tenir au rite ou suivre la Parole-qui-guérit-et-donne-force-et-souplesse ? Le paralysé rentre chez lui en portant son brancard. Il a choisi la Parole qui libère et non le rite.
28 mars 2017
Un paralysé attendait depuis trente-huit ans. Il n’arrivait jamais le premier pour être guéri par l’eau bouillonnante de Bethzatha. Il ne semble pas être découragé. Jésus passe près des Cinq Colonnes où sont regroupées les misères du monde. Il voit le drame de ceux qui souffrent. Il s’approche du paralysé malchanceux et pourtant patient dans l’espérance. Il lui demande : « Veux-tu être guéri ? ». L’homme ne répond pas. Son espérance parle pour lui. Aussitôt, il se lève et prend son brancard comme un signe de sa paralysie dépassée. Il marchait. Il n’a plus besoin de se traîner jusqu’à la piscine bouillonnante. Le Christ, proche de lui, lui a offert une autre eau vive qui guérit d’autres paralysies.
13 mars 2018
« Il marchait ». Le malade est dépité : dans la course vers la guérison, un autre passe toujours avant lui. Une pointe de jalousie l’habite-t-il ? Peut-être ! Son mal est d’autant plus lourd à porter qu’il se laisse toujours distancer et que ses propres efforts semblent ne servir à rien. Jésus lui demande la permission de le guérir. Le malade n’a personne pour le plonger dans la piscine. Jésus le met debout pour la marche. Christ lui donne ce qu’il lui manque. Garde ton brancard, il te rappellera ta maladie et du coup ta guérison. Dans ce passage, Jean, dans son langage mystérieux, fait-il allusion au baptême où l’on est conduit par un autre qui agit poussé par la grâce ?
24 mars 2020
Jésus n’impose pas ; il propose : « Veux-tu être guéri ? » Veux-tu te « lever » ? Veux-tu marcher ? Veux-tu être « souple » ? Oui, je veux bien, mais je n’ai jamais eu de chance. Alors je m’exerce à la patience et j’attends résigné. Jésus fut touché de compassion : « Lève-toi, prends ton brancard et marche ! » Sur les routes du monde, Jésus Ressuscité s’adresse à chacun et passe à portée de voix : « Veux-tu que nous soyons amis et que tu connaisses la souplesse de la Foi et que tu marches en inventant ta vie ? C’est toujours temps. C’est tous les jours le bon jour pour guérir et se convertir. J’ai quelques amis sur terre qi m’aiment ils te parleront de moi. Demande-leur, ils te laisseront libre ».
16 mars 2021
La scène se passe à Jérusalem près de la Porte des brebis. Ici se trouve une piscine à la renommée fameuse : quand elle bouillonne, le premier qui s’y plonge est guéri. Nombre de paralysés gisent là, s’efforçant d’arriver le premier. L’un d’entre eux est tellement handicapé qu’il rate le rendez-vous salvifique depuis trente-huit ans. Jésus le voyant lui propose : « Veux-tu être guéri ?», ce qui revient à dire : « J’ai le même pouvoir que l’eau de la piscine et je suis à ta portée : veux-tu être guéri ? » – « Oui ! » – « Alors, lève-toi, prends ton brancard et marche ! ». Je pense que les disciples de Jean qui ont rédigé l’Évangile faisaient allusion au baptême de la foi. C’est en Jésus que l’on est baptisé. Il est toujours à proximité et, en Lui, ‘bouillonne’ l’Esprit Saint.
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Jean 5, 17-30